Le néo-rétro, ce genre récent qui permet de faire du neuf avec du vieux, est une fois de plus sur le devant de la scène avec Okinawa Rush. Ainsi, le titre permet d’allier qualité et nostalgie, avec un genre d’ouvrage qui a le vent en poupe. Les fans de beat’em up seront ravis de pouvoir mettre des gifles à tout un clan de ninjas peu sympathiques.
Néanmoins, est-ce que ce jeu vaut le coup ? La réponse dans ce nouveau Megatest !
Exhumer les vieux classiques une bonne idée ?
Mis en place grâce à un financement participatif via Kickstarter en août 2017 par le studio Sokaikan, le beat’em up Okinawa Rush a depuis été adoubé par l’éditeur PixelHeart. Mélange d’action et de plates-formes, ce nouveau jeu permet d’incarner Hiro, Meilin ou Shin dans un combat acharné pour défendre Okinawa contre le clan de la Mante Noire et ses hordes de ninjas, guerriers et autres démons.
En somme, le titre reprend de vieux schémas classiques qui fonctionnent afin de les remettre au goût du jour à sa sauce. La recette est simple : plus de gifles et plus de baston ! Les bonnes vieilles productions ont de nouveau la cote. La direction artistique est réussie, avec des environnements travaillés en profondeur qui permettent d’apprécier chaque plan proposé.
Une difficulté accessible à tous
Jouable en coopération en local, le jeu se construit sur un moteur de castagne rapide et fluide, qui offre de nombreuses possibilités de mouvements, d’enchaînements ainsi qu’un système de parade complet, déjà largement mis en avant lors du premier trailer. Sans compter que les protagonistes à votre disposition peuvent également s’emparer de différentes armes (épées, nunchakus, katanas).
Avec un scénario crédible, Okinawa Rush propose également un mode Arcade permettant d’entrer immédiatement au cœur de l’action. Et c’est rapidement la boucherie, avec, en prime, une dose de difficulté plutôt élevée. Cependant, pas de panique, car rien d’insurmontable puisqu’il est possible de choisir son niveau de difficulté (représenté par des ceintures de karaté).
Allant du premier palier, la « ceinture blanche », jusqu’au dernier, la « ceinture noire », réservé aux plus courageux et avertis, il est préférable de commencer par le bas de l’échelle lors d’un premier run tant les ennemis sont agressifs, puissants et sans pitié pour les karatékas.
Des distributeurs de gifles à Okinawa
La palette de coups à votre disposition et la possibilité d’interagir avec l’environnement sont des atouts majeurs pendant l’aventure. Bien que le jeu ne possède que cinq stages, la difficulté réside surtout dans le nombre d’adversaires à l’écran, qui sont à la fois nombreux et variés (ninjas, samouraïs, zombies, guêpes tueuses, scorpions). En gros, on passe par tout le bestiaire.
Il faut notamment faire face à plusieurs pièges sur votre chemin qui peuvent parfois vous tuer en un seul coup. Heureusement, vous pouvez compter sur les checkpoints en cas d’échec. Quant aux boss, certains sont plus abordables que d’autres et, étonnamment, le plus facile reste « le chef du clan de la Mante Noire ».
Okinawa Rush reste fun à plusieurs et, une fois le mode Histoire terminé, il est possible d’entamer le mode Arcade sereinement. Les trois personnages disponibles disposent chacun de techniques et d’arts martiaux différents. Cependant, on peut reprocher la pauvreté du contenu en matière de stages proposés.
Une fois le gameplay maîtrisé, tout s’enchaîne rapidement. La direction artistique est qualitative et les différentes musiques apportent du cachet, sans oublier des bruitages millimétrés et en adéquation avec l’ambiance, souvent utiles lorsqu’ils interviennent pour indiquer une situation de danger.
On peut également relever que, malheureusement, l’histoire reste secondaire. On retrouve les codes classiques : « un méchant, un enlèvement et trois héros », ce qui manque cruellement de profondeur et peut paraître anecdotique.






