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TEST : Xeno Crisis – Un run and gun nerveux et précis

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Quarantenaire et amoureux des vieux bouquins et des gros pixels.

Un financement participatif qui fonctionna du feu de Dieu ( 372 % de la somme initialement demandé ), un jeu livré en temps et en heure ( prend en de la graine, monsieur F… ), les promesses tenues… Xeno Crisis représente tout ce que j’attends du gaming d’aujourd’hui, à savoir un respect des valeurs vidéoludiques d’antan ainsi que du consommateur et du fun, du fun, du fun… Tout est là.DU HOMEBREW AU HOME-RUN !

C’est un classique qui vit le jour. Les développeurs de chez Bitmap Bureau, petit studio anglais fondé par des anciens de l’industrie, avaient promis un super jeu pour la Megadrive, ils ont sortit un super jeu sur la Megadrive et bien plus encore. Fort de son succès, le titre apparu sur les différents stores next-gen et fut gratifié de versions physiques sur un bon nombre de machines plus ou moins célèbres ou obscures, comme la PS Vita ou encore « la Rolls des consoles » qu’est la Neo Geo AES, la Dreamcast… rien que ça. Bitmap Bureau à même poussé jusqu’à un partenariat avec Blaze Entertainement pour une jolie cartouche sur leur nouvelle console : l’Evercade. Cette version est exactement la même que la première sur Megadrive, les autres ayant eu le droit à quelques ajouts mineurs, et c’est donc sur celle-ci que se base ce test.

Mesdames et messieurs, les xénomorphes attaquent et il nous incombe de les détruire dans ce nouveau défouloir sentant bon les 16 bits : Xeno Crisis !

Ici Ripley, dernière survivante du Nostromo…

Les humains ont démocratisé le voyage dans l’espace et des colonies s’implantent sur de lointaines planètes. Cette expansion se fait sous l’égide de l’armée. Venant de la Colonie 88 basée sur l’une des lunes de Jupiter baptisée Io, un message est capté par le vaisseau du Commandant Darius. Un SOS… Puis, le silence…

Le Commandant envoie un rapport détaillé au QG se trouvant sur notre bonne vieille Terre ainsi qu’une escouade de ses meilleurs marines, et nous voici donc déposé devant les portes de la colonie 88, seul ou à deux. Je vous laisse découvrir le scénario qui est déroulé lors d’une belle introduction et de scénettes entre chaque niveaux. Sachez tout de même que si vous désirez combattre le boss final et voir la vraie fin, alors il vous faudra traverser toute la colonie sans utiliser un seul continue. Bonne chance. Personnellement, même en mode facile, je n’y suis pas encore parvenu sans utiliser les safestates de l’Evercade, ce qui est pour moi un très bon point. J’aime les jeux ne s’offrant qu’aux plus déterminés.

Xeno Crisis sent bon les années 90. Dans son scénario, sa réalisation et son gameplay, j’ai retrouvé ce qui me faisait vibrer étant jeune. Chapeau bas, messieurs les développeurs.

Xenocrisis 02Les gros-bras du pixel-art…

De suite, les graphismes enchantent nos pupilles. Que c’est beau et bien animé ! Et ces couleurs… Un régal. Je n’ai pas compté le nombre maximum de sprites à l’écran mais même lorsque ça fourmille de partout, je n’ai recensé aucun ralentissement. Rapidité et fluidité sont ici les maîtres mots.

La direction artistique emprunte énormément, et pour mon plus grand plaisir, à la saga Alien de Ridley Scott qui restera à jamais ma madeleine de Proust. Déjà, nos deux marines ont la classe. Généralement, je joue la femme et me dis que je suis Vasquez, Ellen ou Amanda ( ceux qui connaissent bien Alien savent ). Le bestiaire est varié et dans la même veine. Ce sont des xénomorphes de toutes sortent qui débouleront en nombre dans le seul but de nous trucider. Des espèces de vers des sables crachant des boulettes, des gros blobs sautillants et lâchant des nuages de gaz toxique, des petits démons volants dans tous les sens tout en nous envoyant des boules de feu, des entités invisibles n’apparaissant qu’en se prenant une balle, des sentinelles mécaniques, des araignées « têtes de mort », ect… Ces monstruosités pulluleront dans chaque salle et leurs animations sont parfaitement détaillées.

Pour ce qui est des boss, je dis : « wow » ! Le chara-design dans ce qu’il a de meilleur. J’ai bien fais attention à ne pas me spoiler et qu’elle fut donc ma surprise lorsque j’ai atteins le dernière salle du premier niveau. Là, m’attendait Shima. Réellement, cette rencontre restera gravée dans ma mémoire. Cette « badass attitude », les amis ! Dans Xeno Crisis, les boss sont vraiment impressionnants.

Les décors sont également superbement travaillés. C’est tellement grisant de passer de salle en salle en s’enfonçant toujours plus loin dans la Colonie 88. Chaque niveau possède sa propre identité : bâtiment à l’abandon, forêt, laboratoires high-tecks ou même manoir hanté… Encore une fois, la variété est de mise.

Quel travail Bitmap Bureau a abattu là ! C’est beau, fluide, coloré… Le pixel-art à son apogée.

Xenocrisis 05

La bande-son à eu le droit au même soin. La musique, qui fait générique d’animé et aux accents rock, souligne parfaitement l’action frénétique à l’écran. Elle ne lasse jamais et fait bouger la tête, que demander de plus ? Pour les bruitages, ça colle. Le bruit des différentes armes, les explosions, les cris des monstres, ect… Tout est superbement retranscrit. Nous avons le droit à des voix digitalisées du plus bel effet, que ce soit les prisonniers nous interpellant ou celle nous indiquant « Aera clear ». Sur les versions Megadrive et Evercade, aucune voix ne raconte l’histoire pendant l’introduction et les scénettes d’entre niveaux, ce qui a été rajouté pour les autres consoles. L’autre ajout est que la santé, les munitions et les plaques d’identité ( la monnaie du jeu ) sont constamment affichées à l’écran alors que la version testée ici ne nous les montre qu’en entrant dans une nouvelle salle ou en se faisant toucher.

Xeno Crisis est un modèle dans le monde du homebrew. Une œuvre créé par et pour des passionnés. Les contributeurs au projet Kickstarter peuvent se targuer d’avoir eu du nez. Quand on connaît les déboires d’un certain « jeu le plus puissant », l’on se doit de souligner le sérieux de cette entreprise. La classe à l’anglaise…

Xenocrisis 04La rose des vents…

Dans les « petits papiers » du retrogaming, ce genre est appelé double stick shooter. Cela veux dire que le jeu est en vue isométrique et qu’il est possible de tirer dans les huit directions, à l’instar d’un Smash TV ou The Blinding of Isaac. Il s’agit d’avancer de salle en salle en les vidant de leurs occupants. A noter que le jeu fonctionne de manière à proposer une nouvelle map de façon aléatoire à chaque partie, ce qui pousse du coup la rejouabilité à son paroxysme. J’ai déjà vu en photos ces fameux double-sticks, ça à l’air plutôt cool mais qui en possède hormis les développeurs ? Il va donc falloir choisir entre deux maniabilités utilisant trois ou six boutons.

Dans le premier cas, un bouton est affecté au tir que l’on dirige grâce au pad directionnel, ce qui stoppe notre personnage. Les deux autres servent respectivement pour les grenades et la roulade. Dans les deux cas, les attaques au corps à corps se déclenchent automatiquement à l’approche d’un ennemi mais n’espérez pas les enchaîner au couteau car il y’a un léger temps d’attente entre deux coups.

Quant à moi, je préfère amplement le choix des six boutons. La croix directionnelle sert juste à bouger notre personnage et chaque bouton permet de tirer dans une direction tout en se déplacant, deux en même temps pour les diagonales. Les gâchettes sont alors affectées aux grenades et à la roulade. Plus efficace et intuitive que la première possibilité, je trouve.

D’ailleurs, une chose essentielle à retenir est que la roulade est la meilleure amie du marine désireux de rester en vie. Celle-ci, le temps de l’animation, rend le joueur intouchable. Une salve de boulettes arrive sur vous ? Roulade pour passer au travers. La boite de munitions se trouve de l’autre cote de l’écran et il y’a trop d’ennemis pour espérer les abattre au corps à corps ? Roulade et roulade. Un boss tente de vous noyer sous les boulettes ? Roulade, tir, roulade… Roulade, roulade, roulade… Pigé ?

Une maniabilité instinctive et réactive qui fait que l’on abat les ennemis à la pelle sans sourciller. Un gameplay jouissif pour un super jeu. Top.

Xenocrisis 01

Donc, le but est vider toutes les salles jusqu’à atteindre celle du boss. Pour ce faire, il y’aura diverses choses à ramasser. Une bonne variété d’armes s’offrent à nous mais certaines sont moins utiles que d’autres. Le fusil à pompe puissant mais obligeant à se rapprocher, le plasma qui dézingue tout mais pêche par son temps de charge, les tirs rebondissants sur les murs mais faiblards… Par contre, un lance-flammes ou un lance-missiles vous vide une salle en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Si notre mitraillette de base fonctionne de manière standard, avec des munitions s’amenuisant et des caisses pleines de chargeurs à ramasser, celles secondaires ont un timer de vingt secondes. Au joueur de faire le plus de dégâts possibles durant ce court laps de temps.

Pour ce qui est des items, commençons par les plaques d’identité de soldats. Ces dernières sont essentielles car elles servent de monnaie dans le shop de fin de niveau afin d’upgrader notre marine. Puissance de feu, santé, vitesse, masque à gaz… Plusieurs points sont à optimiser pour se transformer en Rambo. Hormis ça, des grenades et des trousses de soin poperont ça et là.

Xenocrisis 03

AVIS DE LA REDAC

Certains considèrent que le mot homebrew est synonyme de « petit jeu ». Bitmap Bureau a montré qu’il n’en ai rien. D’autres ne voient plus vraiment cela comme du homebrew car ce sont des professionnels du milieu qui ont monté une boite de développement. On peux rétorquer qu’à la base le titre n’était prévu que pour la Megadrive et qu’il est issu d’un financement participatif, on est donc bien loin du triple A hollywoodien. Sortir un tel jeu à notre époque et connaître une telle reconnaissance montre que cette partie de l’industrie vidéoludique va bien et que les joueurs ont besoin de revenir aux bases. Le « néo-rétro » a le vent en poupe et ça ne risque pas de changer avec des sorties comme Xeno Crisis. Feu à volonté !

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
90
%
Animation
90
%
Maniabilité
85
%
Interet
85
%
Son
80
%
Graphisme
90
%
Animation
90
%
Maniabilité
85
%
Interet
85
%
LES PLUS
  • Le fun
  • Jouable à deux
  • Les boss
  • Addictif
  • La réalisation
LES MOINS
  • Peut devenir un peu lassant
86
%
OH QUE OUI !

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