L’animé Capeta est une adaptation en 52 épisodes du manga éponyme, publié au Japon pendant 10 ans, de 2003 à 2013. L’œuvre de Masahito Soda, centrée sur un jeune héros passionné de vitesse, a su séduire de nombreux amateurs de Formule 1 grâce à son approche réaliste du sport automobile. Elle retrace l’ascension d’un jeune garçon qui gravit les échelons du monde de la compétition grâce à un talent hors du commun. L’animé, quant à lui, n’a duré qu’une seule année, de 2005 à 2006. Il a été diffusé sur TV Tokyo et réalisé par Shin Misawa.
Synopsis : Capeta est un enfant solitaire, rêveur et passionné de sports automobiles. Il ne rêve que d’une chose : se retrouver un jour au volant de l’un de ces monstres de vitesse. Mais la vie de Capeta n’est pas simple. Il vit seul avec son père, fréquemment absent en raison de son travail, qui l’oblige à passer de longues périodes sur la route. Ces absences répétées pèsent sur les épaules du jeune garçon, qui n’a personne sur qui compter lorsqu’il en a le plus besoin. Heureusement pour lui, alors qu’il travaille sur un circuit de karting, son père, conscient du mal-être de son fils, a un jour une idée lumineuse : « fabriquer » un kart avec les moyens du bord.
Avant même que le kart ne soit terminé, Capeta le découvre et décide de l’essayer afin d’en tester les capacités. Seul problème : il n’a pas de moteur ! Toutefois, Capeta sait se montrer persuasif et finit par convaincre le patron de son père de lui céder un vieux moteur. Il peut alors faire ses premiers tours de piste en kart, où il découvre les subtilités de la conduite sportive et révèle toute l’étendue de son talent aux yeux de son père.
L’amour du risque de Capeta
Entouré de ses amis et de son père, qui travaille dur dans une entreprise de BTP, Taira Capeta ne dispose pas de tous les moyens nécessaires pour accéder aux différentes courses et catégories de la compétition. Avec des ressources limitées, ils font tout leur possible pour lui permettre de poursuivre son rêve. Comme dans la réalité, ce milieu coûte très cher : il faut compter plusieurs milliers de yens pour l’inscription, le matériel, l’entretien du kart, l’équipe et les déplacements. Sans sponsor, il est très difficile, voire impossible, d’atteindre ses objectifs. Son talent pour la conduite finit néanmoins par attirer l’attention de la prestigieuse écurie Liarize Auto House, dirigée par Nanako Minamoto, une ancienne championne. Son fils, Naomi Minamoto, également très talentueux, deviendra par la suite le grand rival de Capeta.
Cette dernière lui propose de prendre en charge tous les frais liés à sa participation aux compétitions, notamment en lui offrant un nouveau kart qui lui donnerait toutes ses chances. Mais Capeta refuse cette proposition, préférant partager cette aventure avec son père ainsi qu’avec Nobu et Monami, deux de ses camarades de classe. Même si le chemin vers la victoire est semé d’embûches, les valeurs humaines et les leçons de vie véhiculées par l’animé sont si belles que, devant notre écran, on ne peut s’empêcher de soutenir l’équipe de Capeta.
Fuis moi je te suis !
La relation semi-conflictuelle entre Capeta et Naomi se joue sur des sommets qui dépassent le cadre d’une simple rivalité. L’un doit tout prouver, l’autre a déjà sa monoplace dans les plus grandes écuries. La détermination de Capeta le fascine, mais l’expérience du prodige, qui a déjà tout, l’encourage à aller plus loin et à le suivre, quels que soient les enjeux. Arrivé au lycée, notre héros est déjà sûr de ce qu’il a envie de faire : « Devenir le plus grand pilote du monde. » Avec quelques trophées à son actif, dont le titre de vice-champion dans la catégorie nationale junior, le doute n’est plus permis. Mais plus le temps passe, plus la course se déroule désormais en dehors des circuits.
Son meilleur ami Nobu prend son rôle de manager très au sérieux, tandis que Monami lui avance 20 000 yens en guise de contribution. Malgré leur jeune âge, chacun s’investit à fond, car ils croient tous au potentiel du pilote en devenir, jusqu’au patron du père de Capeta, qui se décide à son tour à investir. Trop vieux pour piloter, il demande à Capeta de continuer à se battre pour lui sur les circuits, en échange de son soutien.
Le début de la consécration et de la gloire
Grâce à l’intervention de son ami Nobu, l’inscription de Taira Capeta dans une grande école de pilotage, qui recrute les plus grands espoirs du Japon, est validée. Les frais d’inscription réglés, Capeta touche enfin son rêve du bout des doigts, car grâce à ce stage, il peut participer à des courses dans une ligue supérieure susceptible de lui permettre d’être remarqué par des écuries de Formule 1. Cependant, une Formule 1, ce n’est pas un kart, et il lui faut apprendre une chose élémentaire : passer les vitesses. En effet, à cette époque, les monoplaces ne sont pas équipées de boîtes automatiques ; tout se fait manuellement, comme autrefois. Ce stage est également une véritable compétition, et d’autres concurrents de renom sont à l’affût.
Tous ne seront pas retenus et des éliminations auront lieu selon des critères particulièrement exigeants. Mais, avec le soutien de son tuteur, lui-même pilote, Capeta parvient, malgré quelques difficultés, à maîtriser sa monoplace grâce à son immense talent et à son aisance naturelle. Il démontre une nouvelle fois ses réflexes incroyables sur un véritable circuit. Le vocabulaire propre au sport automobile est largement utilisé, ce qui renforce encore l’immersion dans ce petit chef-d’œuvre. Car oui, Capeta est un superbe animé et, même si son chara-design n’est pas exceptionnel, l’animation s’en tire très bien. Quelques passages en images de synthèse apparaissent, principalement durant les courses, mais ils ne sont jamais vraiment gênants, contrairement à ce que l’on peut voir dans d’autres animés. Cette technique est utilisée avec parcimonie. Quant au scénario, il vaut clairement le détour et balaie sans difficulté les quelques défauts qui paraissent finalement bien insignifiants au vu de la qualité de l’histoire.







