SEGA MEGADRIVE PER SIEMPRE !!!
C’est dit!! Maintenant, ma crise d’hystérie peut retomber. Oui, je vous explique, la Megadrive est MA console préférée, tout simplement.
Je viens de finir la démo de The cursed legacy, la suite de The cursed knight. Mon enthousiasme avait répondu présent sur les dernières sorties de la machine. Bien entendu, The cursed knight que je guettais d’un œil lubrique, est venu garnir ma collection MD. Je lui avais trouvé quelques légers points noirs, notamment sur le niveau de la moto, où le système de tirs à la Burray fighter assez malaisant, m’avait laissé sur ma faim.
Mise à par ce petit niveau que j’avais trouvé pénible sur le stage 1 et 3 (celui du boss), ainsi que les phases shmups, correctes et sympatoches, mais bien en dessous du meilleur de ce qu’a proposé la machine, j’avais adoré l’aventure. Entre l’hommage des gloires d’antan, et le souci d’honorer le style propre au support, j’étais heureux comme un coq en pâte, un jeu de qualité en plus sur ma console chérie.
Au passage, l’OST n’est pas en reste et vous pourrez l’écouter facilement sur le net. Celle du dernier boss est tout simplement un régal, mélancolique et glauque, la parfaite transition pour la fin (sans password) qui se révèlera aussi inattendue que pessimiste. Bien que c’est celle-ci donnera toute sa profondeur au titre…
‘TENTION !!!
Si j’ai le souci de vous préserver d’éventuels spoils, je vais m’attarder sur quelques éléments de la trame. Si vous souhaitez conserver l’intégrité du mystère, passez au paragraphe suivant.
Continuons l’interlude : les archétypes de la chevaleries se composent de deux figures majeures. La plus commune celle du chevalier blanc, à la Perceval, simple garçon d’étable qui deviendra le chevalier de la table ronde découvrant le Graal. Sa quête est basée sur l’ascension.
Ensuite vient notre deuxième figure, plus répandue dans la pop-culture, celle du chevalier noir. Il a déjà reconnaissances et honneurs, souvent l’exécutant direct du pouvoir, il est craint et redouté. Si son rôle est celui d’un protagoniste et qu’il n’est pas le héros direct, il deviendra après affrontement, son allié.
S’ensuivra pour notre chevalier noir, une remise en question qui le fera basculer du côté du bien et en devenir le défenseur. Son épreuve finale est de nature sacrificielle, souvent le sacrifice est de nature physique, voir même vitale. Sa quête part d’une révélation pour se conclure par la rédemption.
Je vous donne quelques exemples disparates, sur différents supports de la culture populaire : Dark Vador pour Star Wars, Cécil pour Final Fantasy IV, Bulrog pour La quête de l’oiseau du temps, Jaime Lannister pour Game of thrones.
Le premier épisode de notre saga (TCK) commence faussement comme la quête d’un chevalier blanc voulant sauver sa princesse. Sa fin nous fera emprunter un tout autre chemin. La couleur de l’armure ( le noir étant le principe d’individuation) présageait peut-être le dénouement du premier épisode, non?
Clap!!! Fin de l’interlude.

On peut commencer ! L’intro nous rappelle ainsi le choix plutôt sombre de notre chevalier maudit.
J’en reviens maintenant au sujet de ce test, la démo de The cursed legacy, la suite directe de TCK. Encore une fois le staff qui a bossé dessus n’est pas là pour rigoler mais nous faire retrouver ludiquement les sensations de la Megadrive et c’est donc une affaire très sérieuse.
Le premier point qui m’a frappé est le changement de direction par rapport au premier épisode. Le parti pris est clairement de ne pas se répéter et d’innover sur chaque épisode. Ce qui déstabilise au départ, c’est que nous jouons à un tout autre jeu.
On observe un nouveau chara-design et, comme son prédécesseur, l’épisode nous propose un éclectisme de gameplay et de level-désign. Plusieurs approches sont réunies sur le même jeu, tout comme on y retrouve encore ce même souci de générosité sur les références et autres clin-d’oeils au panthéon rétro.
Du Sonic, pour le premier stage en passant par Gunstar Heroes ou autre Alien Soldier, on se sent aux anges et on s’amuse à chercher et reconnaitre les références. Vient la fin du stage et son combat de boss, puis s’ensuit se constat fort agréable : il défend chèrement sa peau.
Il vous faudra un petit temps de réflexion pour chercher la faille, le bourrinage se montrant vite stérile ! Où, quand et comment le toucher vous seront des questions bien plus utiles et productives pour remporter le face à face.
Pour accompagner tout ça, on peut sentir ce gameplay connu et reconnu sur notre bonne vieille Megadrive qui nous avait proposé un catalogue de run’n guns parmi les meilleures de l’époque. Avec des roulade, du tir, ou des upgrades également très enthousiasmants comme le bouclier, le gameplay se montre très dynamique et réactif.
Pour les références revendiquées, on remarque bien vite que le jeu possède aussi sa personnalité, et plus encore qu’il a été créé par des joueurs, pour les joueurs. Je vous le dit tout de suite, on s’en régale. Ce n’est pas un ersatz de ce qui avait été fait mais bien une filiation, on sent le souci de respecter le matériel d’origine tout en lui donnant une continuité.
Quand je vous dis respect, c’est parce qu’on sent une grande affection pour la Sega Mégadrive.

Le tout premier boss aura déjà ses exigences pour en venir à bout.

Et les bonnes surprises continuent
Heu… serions-nous dans Gears of war???
Le level-design du stage suivant nous fera remarquer de nouvelles particularités de gameplay, notamment le fait de tirer par dessus un obstacle tout en se barricadant. Je veux dire par là, la mayonnaise prend plutôt bien quand on voit le souci d’intégrer des éléments modernes de gameplay 3d sur un support 2d.
Cette touche de modernité n’est pas pour me déplaire, j’espère qu’elle sera exploitée d’avantage. On parvient assez vite au deuxième boss, et, en ce qui me concerne… je l’ai trouvé fort piquant… Pour un boss de début, la difficulté est déjà bien relevée. Vous risquez fort de faire plusieurs essais pour passer au stage suivant.
Le stage suivant justement, de la variété encore. Après une petite intro en mecha qui fait son petit effet, nous devrons débloquer le passage du niveau suivant par le plus culte des jeux smartphone rétro, » le serpent » (j’ironise peut être…) ! Qui n’a pas pesté de se mordre la queue 10 secondes avant l’arrivée de son métro adoré ???
C’est à ce challenge passé que vous allez devoir refaire face. Le mini jeu en soi n’est pas compliqué, sauf qu’il va falloir en comprendre le maniement pour ouvrir la porte du niveau suivant. Telle sera la récompense de votre fin de partie.
Pour l’aparté, cette partie m’a rappelé les jeux micros où il y avait souvent un mini-jeu comme intervalle au niveau suivant qui proposait, à son tour, un gameplay et un level-design différent.
Inspiration à la Blaster Master, tantôt pour ses phases de tirs pédestres, tantôt pour ses phases labyrinthiques/plateformes avec le mécha, je ne me suis pas senti dépaysé, je revenais au pays, celui que j’ai toujours aimé et jamais quitté, le bon rétro old-school.
La démo s’achève sur ce niveau et je peux le dire, je l’ai trouvé bien plus abouti et supérieur à son aîné. Quand vient la fin et qu’on se dit » C’est tout ? », c’est plutôt bon signe.
Je n’ai pas vu le temps passer avec cette courte démo, l’enthousiasme qu’il ma laissé et l’attente de sa sortie me met déjà en ébullition, en espérant un futur test pour la sortie prochaine du jeu, souhaitant de tout cœur que ce projet voit le jour.
Vous pourrez télécharger, tout comme moi, la démo sur le site de Gangeekstyle, alors à vos pads et en attendant, wait and see, et gloire à la Megadrive !




