Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

Avis Jap’Anime : Dragon Ball: Le Château du démon – Un voyage nostalgique réussi

MAD ANGEL [Rédacteur]
3 millions d'années d'histoire de l'humanité et pourtant j'ai eu la chance de connaître Ryo Hazuki

Continuons notre critique des OAV Dragon Ball avec cet animé faisant suite à La Légende de Shenron : Dragon Ball : Le Château du Démon. Sorti dans les salles de cinéma japonaises le 18 juillet 1987, ce film est la suite chronologique directe du précédent. Proposant une intrigue inédite et alternative à l’œuvre originale, ce long-métrage est-il aussi réussi que son aîné ? Cette critique est basée sur la version Blu-ray sortie en 2022 dans le coffret regroupant tous les films de Dragon Ball, Dragon Ball Z et Dragon Ball GT.

Si nous devions tenter d’intégrer ce film dans la chronologie de Dragon Ball, nous pourrions dire qu’il se situe entre les épisodes 14 et 15 de la série animée, car il reprend quelques aspects de l’histoire originale.

Début des spoilers

Pour résumer le film, celui-ci commence juste après La Légende de Shenron. Sangoku décide de se rendre chez Tortue Géniale (Muten Roshi, ou Kame Sennin) afin que ce dernier lui transmette son savoir en arts martiaux.

Arrivé à Kame House, Sangoku trouve le vieux maître, comme à son habitude, scotché devant une émission de gymnastique. Tortue Géniale fait alors savoir que son enseignement ne sera pas gratuit. C’est alors que, venant de la mer, une silhouette apparaît. Il s’agit de Krilin (Kulilin), le jeune garçon étant lui aussi venu suivre l’entraînement de Tortue Géniale. Connaissant la faiblesse du vieil homme, Krilin lui offre un magazine érotique afin de l’amadouer, dans le but qu’il accepte de l’entraîner.

IMG 20230826 165510Tortue Géniale

confie une mission aux deux enfants : aller chercher la mystérieuse Princesse endormie, plongée dans un profond sommeil depuis des lustres au cœur du Château du Démon. Si, et seulement si, ils réussissent cette épreuve, le maître en arts martiaux acceptera de les entraîner. Sans attendre, les deux amis se mettent en route.

Bulma, Yamcha, Oolong et Pu’er débarquent à leur tour chez Tortue Géniale, souhaitant rendre visite à Sangoku. Le vieil homme les informe alors que le petit garçon est parti avec Krilin en direction de l’ouest.

Arrivés au château, Krilin et Sangoku se retrouvent rapidement confrontés à de redoutables ennemis. En effet, le château est habité par une armée de démons dirigée par Lucifer, une sorte de démon vampire largement inspiré de Dracula, notamment par son côté chic et charismatique. Lucifer a pour objectif de réveiller la mystérieuse Princesse endormie et de détruire le soleil afin que la nuit règne éternellement sur le monde des démons. Pour y parvenir, il devra utiliser le sang d’une jeune fille.

IMG 20230826 165134

Bulma, Yamcha et les autres arrivent enfin sur les lieux, mais malheureusement leur vaisseau est attaqué et s’écrase, les séparant. Bulma est alors emmenée dans une chambre du château. À son réveil, Lucifer vient lui rendre visite et lui propose un dîner. Fidèle à elle-même, Bulma est immédiatement prise d’un coup de foudre pour le démon. Dans l’animé, elle avait déjà eu un coup de foudre pour Yamcha, alors qu’il était encore un ennemi, puis, plus tard, pour le Général Blue de l’Armée du Ruban Rouge.

IMG 20230826 165814

IMG 20230826 165849

Finalement, le dîner ne se passe pas comme prévu pour la jeune fille, qui finit par se retrouver ligotée à un siège. Elle apprend alors que son sang va être prélevé afin d’être utilisé pour réveiller la Princesse endormie, dont il ne reste plus que l’esprit, enfermé dans une énorme pierre précieuse.

C’est alors que tout le monde débarque en même temps. Yamcha, Oolong et Pu’er ont pris l’apparence de deux démons grâce à leurs pouvoirs de métamorphose. Krilin et Sangoku, quant à eux, passent un peu plus loin sans se rendre compte de la présence de Bulma.

IMG 20230826 170801

Contre toute attente, une mystérieuse jeune fille blonde nommée Lunch arrive au guidon d’une moto et dérobe la pierre précieuse. L’ennui, c’est que cette dernière change de personnalité et de couleur de cheveux à chaque éternuement. Blonde, elle devient agressive et tire sur tout ce qui bouge ; avec les cheveux bleus, elle est adorable et incapable de faire du mal à une mouche.

À la suite d’un éternuement, le plan de Lunch tombe à l’eau. Elle retrouve ses cheveux bleus et ne comprend plus ce qu’elle fait en ces lieux. La métamorphose d’Oolong et de Pu’er prenant fin, ils se retrouvent, avec Yamcha, découverts et finissent par se faire capturer. Le même sort s’abat sur Krilin et Sangoku, ce dernier se faisant saisir sa queue de singe par une étrange créature, ce qui a pour conséquence de réduire ses forces à néant.

Le groupe se retrouve alors emmuré à l’extérieur du château, seuls leurs têtes et leurs mains restant libres. Par chance, la pleine lune vient les délivrer puisque Sangoku finit par se transformer en Oozaru (singe géant) à la vue du satellite de la Terre. Détruisant tout sur son passage, Sangoku permet à tout le monde de se libérer de ce piège de béton.

Après s’être fait couper la queue grâce à Pu’er, transformé en ciseaux géants, Sangoku et sa bande finissent par déjouer les plans de Lucifer. Ne sachant pas où aller, Lunch, sous sa forme aux cheveux bleus, accepte de suivre Sangoku et Krilin chez Tortue Géniale.

Fin des spoils.

IMG 20230826 171101

Comme pour le premier film qui introduisait les personnages de Goku, Bulma, Yamcha, Oolong, Pu’er et Tortue Géniale de façon alternative, Le Château du démon fait apparaître Krilin, Lunch et Oozaru le singe géant. Encore une fois, leurs apparitions respectives sont très inspirées de ce qui se passe dans la série animée. L’arrivée de Krilin est à peu de choses près la même mais celle de Lunch diffère car dans la série la jeune fille est au prises avec la police alors que là elle vient pour piller le trésor du château. De la même manière que dans l’œuvre originale, la première transformation de Sangoku en singe géant permet à toute la bande de se libérer d’une situation désespérée et d’échapper à une mort certaine.

Hormis les points communs sur l’introduction des nouveaux personnages, l’histoire de cet OAV est totalement inédite et ne ressemble en rien à ce qui sera proposé par la suite dans les séries Dragon Ball et Dragon Ball Z. Semblant davantage inspirée par les contes européens, tels La Belle au bois dormant ou Blanche-Neige en reprenant le mythe de la princesse endormie, l’histoire du film reste quand même assez limitée. Alors que La Légende de Shenron étaient centrée autour d’une morale s’attardant sur les méfaits de la cupidité et de la gourmandise, le Château du Démon ne donne aucune leçon. Il y a les gentils dans leur rôle de gentils et les méchants qui n’ont de toute façon pas d’autre option que d’être méchants. Sans être complètement insipide, la trame scénaristique du Château du Démon reste quand même un peu légère, néanmoins il faut noter que le film dure à peine trois quarts d’heure.

IMG 20230826 170625

La réalisation du film se démarque grandement du reste de la licence. En effet, l’ambiance y est très sombre. L’inspiration démoniaque de la direction artistique rend quand même le tout beaucoup moins léger que ce que Dragon Ball a l’habitude de proposer. La plupart des décors et des scènes sont dans l’ombre : exit les paysages asiatiques enchanteurs, ici nous sommes surtout transportés dans une ambiance de château hanté, avec ses grottes et repaires à démons. Cette absence de luminosité durant la majeure partie du film rend cependant les décors et les paysages moins détaillés que dans l’OAV précédent, les arrière-plans étant souvent très noirs.

IMG 20230826 165655

Si la remastérisation de ces versions Blu-Ray avait grandement rehaussée la qualité visuelle du premier film, pour le château du démon la différence est beaucoup moins flagrante, la faute aux couleurs sombres beaucoup trop présentes dans les arrière-plans. Toutefois, si cette direction artistique est loin d’être ratée, elle en déroutera plus d’un. Ce faisant, l’effet visuel reste réussi même si l’on sent que le fait d’avoir une image moins détaillée a sûrement permis au film de coûter moins cher à produire que le précédent.

L’animation du film est elle aussi en deçà de son prédécesseur. Les combats sont moins nombreux et moins bien réalisés. Aucun n’atteint le niveau des affrontements de La légende de Shenron (cf.le combat contre Yamcha et le combat aérien de la fin entre Goku et l’un des soldats du roi). Hormis ce dernier point, l’animation du film reste quand même dans la lignée de ce qu’a fait le premier long métrage.

IMG 20230826 170133

L’aspect sonore est quant à lui toujours très réussi : on retrouve les compositions propres à la série animée, le thème des démons réussit parfaitement son effet et cette musique que l’on retrouvera dans la saga ressemble à la bande son d’une messe satanique.

La version française souffre toujours de censure au niveau des allusions sexuelles. C’est dommage mais ce n’est pas surprenant pour l’époque. Encore une fois, si nous pouvons saluer le travail fait par l’équipe française de doublage, il est en revanche à déplorer que Lunch n’ait pas la voix française de la série animée – voix qui lui colle parfaitement à la peau. Rassurez-vous, le choc n’est pas aussi violent que le changement de voix de Goku adulte entre DBZ et DBGT.

IMG 20230826 171328

AVIS DE LA REDAC

Suite directe à l'excellent film La Légende de Shenron, Dragon Ball Le château du démon est un film divertissant qui n'atteint pas le niveau de son prédécesseur. L'histoire, bien qu'assez originale pour Dragon Ball, reste un peu simple et l'absence d'une morale en conclusion se fait sentir (on appréciera quand même l'inspiration européenne de l'intrigue). La direction artistique est une réussite, cependant l'aspect très sombre, dû à une utilisation excessive de la couleur noire en arrière-plan, rend le film moins détaillé. Le passage au format Blu-Ray impressionne moins que pour le premier film et l'animation est elle aussi un peu en dessous, surtout au niveau des combats qui sont tous oubliables. La version française souffre toujours de censures malgré le talent des comédiens de doublage et, le disque proposant aussi la VOST, vous pourrez regarder le film en japonais si vous voulez profiter de toutes les subtilités des dialogues. En dépit de ses quelques défauts, le film reste assez divertissant et on soulignera quand même la prise de risque scénaristique et visuelle le rendant tout à fait unique dans l'univers de Dragon Ball

CONCLUSION DU SCHMURZ

LES PLUS
  • Une histoire tout à fait originale dans la saga Dragon Ball.
  • L'ambiance horrifique fonctionne bien.
  • L'enchaînement des événements est dynamique.
LES MOINS
  • Une animation et une réalisation un peu en dessous de La légende de Shenron
  • L'histoire est un peu légère.
70
%
CA PASSE BIEN

    Laisser un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

    Merci d'avoir soumis votre commentaire !

    nos dernieres actus