Ah tiens ?! Un nouveau Marvel est sorti en salles ! Je n’étais pas au courant. Et c’est quoi son titre ? The Marvels ? Original… Et donc c’est centré sur qui ? Captain Marvel ? C’est le début d’une blague, c’est ça ? Et elle est aidée en plus par Miss Marvel ? Ah oui clairement ça ne s’engage pas bien cette histoire. Bon, on va quand même voir ce que ça donne…
MERVEILLE DES MERVEILLES
Carol Danvers – alias Captain Marvel – super-héroïne de niveau cosmique, reçoit un appel de sa vieille connaissance Nick Fury pour aller contrôler un système voisin ayant subi une puissante perturbation énergétique. Au même moment, non loin de ce même Fury, Monica Rambeau fait une sortie spatiale afin d’inspecter une anomalie présente sur un trou de ver. Dans un tout autre endroit, soit Jersey City, Kamala Khan – aka Miss Marvel – fait ses devoirs, ou du moins s’y essaie.
Sans crier gare, les trois femmes en viennent à permuter à chaque utilisation de leur pouvoir. Ce qui peut poser quelques désagréments, surtout en cette période de négociation de paix entre les Krees et les Skrulls.
~ La Bande Annonce ~
Voilà pour le contexte dans le film. Passons au contexte hors du film. Le MCU est en crise depuis plusieurs années, dû en partie à la faible qualité de ses dernières œuvres mais aussi à un public s’étant grandement lassé pour cette saga devenue l’ombre d’elle-même.
S’ajoute à cela une communication autour de ce dernier film en date qui pour le moins ne lui a pas été favorable. Il faut dire pour compléter qu’un énorme « bashing » venu de toutes parts s’est abattu sur ce pauvre métrage qui n’en demandait pas tant.
Maintenant que tout cela est posé, qu’avons-nous pensé de ce fameux « The Marvels », dont le démarrage dans les salles obscures est pour le moins compliqué.
Et bien contre toute attente, nous n’avons pas trouvé le film aussi ignoble que le laisse entendre les critiques. Alors attention, on ne prétend pas non plus que c’est un bon film, faut pas exagérer. Mais il est dans la moyenne des films mineurs du MCU. Ni mieux ni pire.
À minima, il est meilleur que l’insupportable « Thor : Love and Thunder », considéré comme une purge infâme par tous, et à raison. Nous n’avons pas eu le courage de visionner « Ant-Man Quantumania », nous n’en dirons donc rien…
LA MISS, LA CAPTAIN ET LA RAMBEAU SONT SUR UN VAISSEAU…
Revenons sur notre trio d’héroïne qui occupe le centre de cette histoire. Tout d’abord, et c’est bien normal, concentrons-nous sur la Capitaine de l’Espace. Miss Danvers sera dans cette nouvelle aventure plus expressive qu’auparavant. C’est-à-dire qu’à deux ou trois occasions durant ses scènes elle aura un autre faciès que son habituel visage de marbre qu’elle arbore habituellement en toutes circonstances. C’est une évolution.
Agacée, gênée, parfois presque mutine ou même ayant quelques réparties que l’on pourrait rapprocher de tentatives d’humour, on sent que finalement il y a une femme avec des doutes et un cœur qui bat sous le costume. On n’en demandait pas tant. Encore un grand bravo à Brie Larson pour avoir donné un peu de caractère à son personnage.
Une qui n’en manque pas de caractère, c’est bien Kamala. La Miss Marvel sera la caution rigolote du métrage. Autrement dit elle agace très vite par son enthousiasme surjoué et ses mimiques de clown. Elle sera de plus affublée d’une famille – frère, père et mère – dont la présence ne fera qu’alourdir inutilement un récit qui défile déjà bien trop vite. Autant les proches seront justifiés au cours de la première partie dans la demeure familiale, mais pourquoi sont-ils encore là lors de la deuxième à bord de la station spatiale ?
Précision pour ceux qui ne suivent pas le Marvel Cinematic Universe à la lettre que la demoiselle a déjà eu droit à sa propre série sur Disney+.
C’est un peu la même chose pour Monica Rambeau, car même si elle n’était pas en tête d’affiche, elle fut introduite dans la toute première série du MCU – Wandavision – en tant que personnage secondaire. C’est d’ailleurs là, de manière un peu superfétatoire que la femme gagnera ses super-pouvoirs. Dans le trio ici présent, elle sera la caution scientifique, si l’on peut dire. Car dans les faits elle ne sort que des discours de « technobabillage » incompréhensibles et volontairement abscons qui finissent par frôler le second degré, voir prête même à rire tant ils sont saugrenus.
Les trois femmes apprendront à se connaître et à maîtriser leur nouvelle capacité de « swap » au cours d’une séquence de « Training Montage » assez hallucinante où une corde à sauter tiendra la vedette. Pas vraiment de quoi démentir le côté très « Girly » de l’ensemble.
Ce qui nous amène à Aladna. La planète aux habitants qui communiquent en chantant (si vous ne chantez pas, ils ne vous comprennent pas). Aussi nommée « la planète comédie musicale ». Là on passe à un niveau de malaisance vraiment élevé. Malaise d’ailleurs partagé par les protagonistes elles-mêmes.
Transformant le récit pour quelques minutes en pur film de princesse Disney, avec robe et chanson de rigueur, on s’interloque vraiment devant cette séquence venue dont ne sait où. Fort heureusement ce passage a été réduit au maximum en salle de montage…
LA FIN D’UN UNIVERS (PARTAGÉ)
Parce que oui, la réalisatrice ayant visiblement fait du zèle, c’est Kevin Feige en personne qui aurait supervisé le montage final, tandis que Nia DaCosta serait parti préparer son nouveau projet. Résultat, toute la séquence sur Aladna fut retravaillée de fond en comble – pour ne pas dire charcutée dans les grandes largeurs – afin de rendre le tout moins ridicule et repoussant. Car visiblement madame DaCosta n’aurait pas bien cerné le cœur de cible des films Marvel, qui ne se trouve pas être le même que pour les films de princesse.
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- Les allègres coupes de cette séquence expliqueraient la durée totale du film, qui on le rappelle est le plus court de tout le MCU
L’un des résultats de ce travail de relecture du studio – qui faut bien le préciser à lieu sur chaque film Marvel, pas uniquement celui-ci – a pour conséquence qu’il n’y a aucune conclusion aux péripéties ayant lieu sur la planète aux chansons. On la quitte sans un au revoir et sans en savoir plus que cela sur son destin. Et on passe à la suite sans aucun questionnement.
C’est un peu pareil d’ailleurs lorsqu’il est question du sauvetage sur la planète Tarnax, dont la fin tragique ne dépassera pas deux mines boudeuses et une réflexion profonde, avant que l’Univers n’oblitère complètement ce drame.
Car cet énième Marvel n’échappe pas aux écueils de ses prédécesseurs, c’est-à-dire l’absence totale de dramaturgie. Des centaines de morts ? Pfuu ! À peine 5 secondes à leur consacrer. Une planète subitement asséchée ? Aucune raison de s’attarder là-dessus…
Par contre des centaines de chats gloutons extra-terrestres en CGI dégueulasse, là c’est un point majeur à mettre en avant ! Durant de trop longues minutes et dans des scènes qui laissent pantois face à toute cette crétinerie, on aura droit au festival des flerkens qui courent partout et gobent tout ce qu’ils peuvent à l’exception des personnages principaux protégés par cette fantastique armure qu’est le scénarium.
Dans le rôle de la méchante, une Zawe Ashton anecdotique encore plus oubliable que le film en lui-même et dont la fin laisse bouche bée tant elle est stupide. Son marteau aura une plus grande carrière au sein du MCU que son personnage (il est déjà apparu dans trois films).
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- Non il ne s’agit pas de la cheffe du rayon bricolage de votre Supermarché local, mais bien de l’antagoniste principale du film
Un petit mot sur Samuel L. Jackson qui campe une fois de plus Nick Fury. Une certaine lassitude semble habiter l’acteur, ou tout au moins une grande nonchalance qui laisse transparaître l’envie de passer à autre chose.
Un peu comme nous tous.









