Close

Login

Close

Register

Close

Lost Password

TEST : Star Ocean The 2nd story R – Retour grandiose d’une vieille gloire

Mérode
Amateur de Rpg et de tout ce qui dispose de près ou de loin d'une barre d'expérience et d'un scénario. Fasciné également par la Jap'anim de l'ancien temps, où les celluloïds s'agitaient devant une caméra pour raconter des histoires.

Revoir Star Ocean The Second Story dans un remaster baptisé Star Ocean The Second Story R ne semblait pas des plus déconnant à cette époque où tout éditeur ayant à disposition un ancien titre avec une certaine aura en profite pour ramener dans le présent ses vestiges du passé. D’autant que la licence Star Ocean a toujours une actualité, puisque l’opus The Divine Force, que nous avions testé il y a quelque temps dans nos colonnes, avait su se montrer intéressant malgré quelques faiblesses et de fait, avait su faire le bonheur des amateurs de Jrpg.

Un remaster donc, oui mais bien sûr ! Sauf que… pas vraiment en fait, puisque ici, nous sommes en face d’un véritable remake et non d’un simple portage un peu facile comme ce fut le cas pour les Grandia 1 et 2 ou encore plus récemment Baten Kaitos.

LE FUTUR DU PASSE

Et bien oui ! Star Ocean 2, l’un des rpg les plus importants du studio Tri Ace revient dans une version absolument superbe. La raison à cela ? Un choix de refonte esthétique très très original, puisqu’il s’agit d’ une sorte de suite logique de la HD2D amenée elle aussi par Square Enix avec le titre Octopath Traveler. Si ce remake n’est pas du fait de Tri-Ace, on peut dire que le studio Gemdrop a fait un travail remarquable et que Square a su mettre les moyens pour ramener dans le présent son titre.

Originellement sous la bannière Enix, la série des Star Ocean est une des plus anciennes du catalogue du géant japonais, puisqu’elle date de la Super Nintendo. Cet opus quant à lui est sortie à l’époque sur Ps1 en 1998. Le titre disposait d’un rendu qui mixait la 3D précalculée pour les environnements et le Pixel Art pour les personnages. Exactement comme Tales of Destiny.

Du coup, c’est probablement ce choix qui a amené au résultat qui défile devant nos yeux lorsqu’on lance le jeu. Un rendu absolument superbe et très léché des environnements, tous totalement retravaillés et sublimés et dans lesquels des personnages tout en pixel vont évoluer.

A la différence que, dans l’original, les tableaux étaient beaucoup plus étroits, et avec pour beaucoup une caméra visant vers le sol. Ici profitant de la largeur des écrans 16/9 actuels et de la résolution beaucoup plus détaillée des consoles modernes, les environnements prennent de la profondeur et regardent vers le ciel ! Les villages et les environnements sont très riches et l’immersion est là. Les caméra sont fixées par le jeu, on ne peux donc pas les tourner, comme dans l’original mais, elles se déplacent avec le joueur et profitent toutes de cadrages bien pensés et étudiés.

Ce remake reste fidèle à l’original et le déroulé de l’aventure, ainsi que la direction artistique sont similaires au jeu de 1998. On y retrouve l’ambiance et l’atmosphère du jeu qu’on aimait, mais remises en lumière et en forme avec amour. Vraiment !

Si tous les RPG de cette époque qui ont eu droit à des ressorties avaient disposés de ce traitement, et pas de Remaster fainéant ou ne proposant que les quelques options de confort obligatoires, quel plaisir nous aurions eu à redécouvrir des Chrono Cross, des Final Fantasy VIII ou IX. Mais bref, ce choix artistique et cette manière de repenser les matériaux entre respect de l’œuvre et modernité, sont aussi pertinent que le fut la HD2D qui permet de réinventer et dépoussiérer les gloires des années 8 16 bits. Le meilleur exemple n’est autre que Live A Live.

Ainsi, j’espère sincèrement que ce Star Ocean 2 R fera date et tracera le chemin pour d’autres projets du même ordre, tant il est la voix à suivre pour s’assurer de l’avenir des gloires passées du jeu vidéo de l’ère 32 bits. Mais trêve de bavardage, le mieux étant pour comprendre ce dont il s’agit, que vous essayer à la démo disponible gratuitement sur les stores. Quant à moi je vais maintenant aborder l’autre grosse partie de ce remake, la jouabilité et les options de conforts !

DE LA TERRE A EXPEL

Star Ocean The second Story R, comme son prédécesseur, nous plonge dans un récit mêlant science-fiction et fantaisie. A vrai dire, ce concept restera d’ailleurs le centre même de la série jusqu’à aujourd’hui, puisque The Divine Force, reprend même le canevas de débat de ce second opus. À savoir, la possibilité de choisir entre le héros et l’héroïne. Ici Claude ou Rena.

Claude vient d’une planète lointaine nommée Terre, alors que Rena est native de son monde Expel (bien moins évolué que ce qu’on nous présente comme la civilisation terrestre, maintenant habituée aux voyages dans l’espace). Expel, est un monde en proie à des maléfices et des catastrophes qui vraisemblablement, sont causés par un étrange artéfact nommé Le Globe de sorcellerie. Ainsi la rencontre entre les deux personnages sur fond de légende d’un héros qui saura sauver le monde, va se faire suite à l’échouage de Claude aux portes du village de Rena.

Cette rencontre va pousser le couple – à la relation charmante et assez amusante, alternant attachement, jalousie légère et complicité sincère – à partir à l’aventure, à enquêter sur cet objet étrange, ainsi que sur les causes des perturbations du monde d’Expel pour déboucher sur un scénario reprenant les grandes lignes de la légendaire planète Nibiru dont font écho les mythes Babyloniens. RPG oblige, il s’ensuivra la constitution d’une équipe diverse et variée incluant quelques archétypes bien connus des productions japonaises telles qu’une sorcière sexy, un épéiste charismatique aux cheveux longs et si possible blancs, un jeune garçon timide ect…

Ce qui est assez touchant dans ce Second Story, c’est la relation entre les personnages ainsi que la façon dont les situations vont se succéder. Le rythme est assez agréable et les situations de jeu se renouvellent bien, même si parfois l’histoire cabotine un peu pour avancer. Néanmoins, l’ensemble fonctionne bien. En plus, si tant est que vous ayez fait le choix de commencer avec Rena ou Claude, le récit se dévoilera à travers le regard de l’un ou l’autre personnage, et bien que l’histoire soit sensiblement la même il y a assez de différences pour pousser la curiosité à faire une seconde partie, si ce n’est plus…

Le jeu dispose également de beaucoup de passages doublés rendant l’ensemble vivant et moderne ! La narration dispose d’un ton très 90′, ce qui n’est pas pour me déplaire soit dit en passant.

PRIVATE ACTION ET RECRUTEMENTS

Star Ocean 2 est un RPG du 20e siècle. De fait, on trouve dans ce jeu des mécaniques qu’on a plus l’habitude de croiser dans les RPG plus modernes, à savoir faire de vrais choix qui vont influer véritablement les membres présents dans votre équipe. Et pour cause, ici vous pourrez et devrez laisser de côté des personnages et faire des choix qui vous amèneront à faire votre routes avec certains personnages et à en laisser d’autres sur le bord de la route.

De plus pour récupérer certains d’entre eux, il faudra utiliser une commande du nom de Private Action et qui permet à votre héros Claude ou Rena (perso j’ai joué Rena) de voyager seul en ville. Ainsi Rena va pouvoir une fois seule, rencontrer des gens dont certains importants et vous ouvrant des minis quêtes, ainsi que des personnages recrutables ayant chacun une histoire propre. Et si vous leur parlez au bon moment (vous pouvez louper des occasions alors soyez vigilant !) ils vous embarqueront dans une quête qui débouchera sur un recrutement possible en plus de vous balader dans des donjons annexes.

Bien sur le jeu est également pensé pour être fini en ratant ces personnages et met à votre disposition des compagnons que vous ne pouvez rater afin de vous assurer d’avoir 4 personnages dans votre équipe. (Le Maximum prévu pour les combats). Ce qui est super gratifiant si on pousse cette mécanique de Private Action, c’est par exemple qu’au détour d’une petite quête banale, en apprendre beaucoup sur nos personnages, ou encore, au détour d’une quête, vivre un petit moment intime pour l’un de vos héros et obtenir des informations qui approfondissent vraiment la narration.

Bref Star Ocean 2 est un jeu qui fourmille de systèmes venant s’imbriquer les uns avec les autres pour faire un tout. Et en parlant de système, je pense qu’il est temps d’aborder le dernier gros morceau de ce papier : la jouabilité et le système de jeu !

UN VIEUX JEU POLISSE EN FINESSE

Star Ocean est un RPG bourré de mécaniques de jeu. Pour commencer, il est important de dire que c’est un jeu qui base son système de combat dans une arène, dans laquelle on va se confronter à des ennemis dans un système de quasi-Action RPG, avec lequel on peut mettre pause pour préparer un sort ou prendre un item. Les opposants sont toujours en mouvement et peuvent vous attaquer et interrompre vos incantations n’importe quand. Vous attaquez en coup de base avec une touche de la manette, et vous déplacez dans cette arène afin d’esquiver en cas de danger.

L’aspect pratique venant se greffer à cette base, c’est que vous pouvez également assigner des sorts ou des attaques puissantes et ou spéciales sur les gâchettes de la manette.

Les ennemis présents sur le plateau disposent d’une barrière symbolisée par des petites icônes de bouclier. Si vous parvenez à briser cette barrière, votre adversaire sera étourdi un temps. En général les sorts de magies ou les grosses furies font bien le job et du coup, une fois étourdi, votre adversaire vous laissera en paix quelques secondes.

Autre mécanique sympa, dans certains packs de monstres, un leader plus gros et puissant peut faire son apparition. Si vous l’étourdissez, vous mettez hors-service tous ses sbires. Le jeu amène aussi un système de Striker, un peu à la King of Fighters assignés sur les boutons de la croix de direction. Ces derniers donnent un rythme encore plus violent et énervé aux combats.

Dans ce remake, les monstres sont visibles sur la carte, et ils peuvent se lier entre eux, permettant de faire, comme dans Fantasian, des séries de combats en chaine et du coup décupler l ‘XP. Couplez à ça une option déblocable avec le craft permettant de faire apparaitre plus de monstres, et la montée en niveau devient grisante et super rapide. Ce qui n’est pas du luxe pour un jeu qui pose sa limite max à 255 contre 99 dans la majorité des RPG. À l’inverse, si vous baissez les rencontres ennemies vous pourrez profiter de l’exploration de la carte ou du donjon.

Autre point classique, on peut approcher les monstres par surprise en les touchant par l’arrière. Ce qui les met hors-service quelques secondes au démarrage. Mais attention, c’est valable aussi dans l’autre sens si un monstre de la map vous touche par derrière, alors méfiance ! D’autant plus que si vous vous faites surprendre de la sorte, votre jauge bonus qui monte au fil des combats et vous donnes des faveurs repartira à zéro.

Avec ses 3 modes de difficultés, The second Story peut être un jeu assez relax comme extrêmement violent ! Il n’est pas rare de rouler sur des monstres et d’un coup, au fond de l’arène un mage déclenche un sort de zone et tue 2 personnages d’un coup ! Ça fait drôle et ça calme ! Le Game over donc est vite arrivé et le jeu est parfois très, voire trop brutal. En ce sens, c’est le principal défaut de ce système.

Heureusement, si vous mourrez, vous pouvez recommencer le combat grâce à une des nombreuses options de confort de ce remake. Ce qui vous permet de repasser par le menu pour vous préparer, ou bien de vous enfuir en début de combat. Fulgurant donc, mais si vous gérez bien votre progression en niveau, votre équipement et que vous utilisez intelligemment le craft, le jeu est tout à fait abordable.

Quelques autres outils de confort rendant le jeu réellement souple et très très agréable, la vitesse x 2 lors des dialogues, la possibilité de remonter les dialogues antérieurs pendant une scène pour relire au besoin, un choix de doublage ainsi que de l’ost originale ou retravaillée pour l’occasion par Motoï Sakuraba et des icones de navigations pour les quêtes principales et annexes très clairs.

LE CRAFT, CE PUIT SANS FOND

Après les combats et l’exploration, la dernière grosse partie mit à la disposition du joueur est sans aucun doute le craft. La richesse est assez folle puisque ce sont des dizaines de métiers et de menus qui viennent s’imbriquer les uns avec les autres et proposer toutes sortes de spécialisations qu’il est possible de faire évoluer avec des points de compétences récupérés lors des combats. La pêche, la forge, la cuisine comptent pour les plus classiques, mais également des options bien rares comme Peintre, Ingénieur, voleur et plus encore…

Tous ces métiers vont se superposer et s’imbriquer dans le système afin de réellement devenir un appui pour progresser, puisqu’ils vont moduler la façon de jouer au-delà de la fabrication basique d’items. Comme cité plus haut, ils peuvent influer jusqu’au taux d’apparition de monstres sur la carte ou encore amener la possibilité de ne plus avoir à faire certains combats. En plus, via un comptoir de guilde, il est possible de récupérer des missions liées à ces métiers afin d’en comprendre les secrets.

L’ELECTRO-SHAMAN DU RPG JAPONAIS

Impossible de terminer ce test sans évoquer le travail ô combien incontournable de Motoï Sakuraba sur ce Second Story. Le compositeur assure de par le style propre qu’il a créé pour la série, une grande partie de l’identité de la saga. Et ce score, datant de 1998 s’inscrit pleinement dans les belles années de ce compositeur qu’on a retrouvé hélas, beaucoup plus éteint et impersonnel sur le dernier Tales Of Arise.

Le Sakuraba de 1998 est un homme qui compose dans une démarche très rock progressif et parvient à mélanger l’électro des synthés, avec le magistral des orgues et l’agitation des guitares électriques. Véritable électro-shaman de l’ost de RPG entre 95 et 2005, il va signer des titres majeurs comme Shining Force III, Valkyrie Profile ou encore Baten Kaitos et bien sur, Star Ocean 2 et 3 qui figurent comme des classiques des ost de jeu vidéo. Mélancolique, flamboyante, contemplative, épique, la bande-son de Second Story est une réussite totale aussi bien musicalement que narrativement.

En quelque note il installe une tristesse d’un lieu, un sentiment pesant, ou alors une urgence tout en amenant sa partition à des climax lors des moments les plus cultes de l’aventure.

Mention spéciale pour Field of Expel, le thème de l’overworld absolument culte, (l’un des plus beaux thèmes de cartes de RPG que j’ai entendu) puisqu’il ne fait que monter pendant la première moitié du morceau, avant de laisser la mélodie marquer une sorte de suspension, pendant laquelle viennent s’inviter multiples sonorités qui finalement s’évaporent vers quelques notes de piano synthétiques et des flutes cristallines capables de maintenant une sorte de hauteur et de vertige. Une merveille… (Je précise qu’étant très attaché à la bande son d’origine, je n’ai pas vraiment joué avec la version réorchestrée).

AVIS DE LA REDAC

Star Ocean The Second Story est un des épisodes ayant forgé la réputation de la saga. Systèmes de jeux profonds, musiques inoubliables, concepts inédits et richesse des propositions comme on en voit plus assez de nos jours, The Second Story est un des grands RPG de l'ère 32 bit. Et c'est donc un plaisir total et non dissimulé que de le voir revenir de la sorte. Quel remake ! Mais quel remake ! Gemdrops a su comprendre et transcender le titre d'origine pour en extraire tout le brio et le refaire briller 25 ans après jusqu'à en faire tout simplement, un des meilleurs RPG de ces dernières années. Tous les choix sont ingénieux, qu'ils soient visuels ou encore de l'ordre de la jouabilité. Le studio amène une nouvelle façon de repenser les jeux d'antan et on espère vraiment revoir ce traitement esthétique pour des remakes dans le futur voir, pour des nouveaux projets ! Une véritable leçon de relecture et de travail bien fait pour tous les portages HD remaster à la petite semaine vite torchés qui pullulent depuis quelques années. Bref si vous aimez les RPG, n'hésitez pas !

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
100
%
Graphisme
100
%
Animation
80
%
Maniabilité
90
%
Intérêt
90
%
Son
100
%
Graphisme
100
%
Animation
80
%
Maniabilité
90
%
Intérêt
90
%
LES PLUS
  • La refonte visuelle extraordinaire de par ses choix et son audace
  • Une ost légendaire
  • Un chara design superbe
  • La profondeur des systèmes de jeu et de craft
  • Le duo Réna Claude
  • Un des meilleurs remake jamais sorti pour un des plus grands jeux Tri_Ace
  • Une multitude de fin
LES MOINS
  • Si on s'y prend mal, le jeu nous malmène bien comme il faut
  • Pouvoir louper des personnages recrutables pourra en frustrer certains
92
%
MEGAHIT DE LA REDAC

    Laisser un commentaire

    Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

    Merci d'avoir soumis votre commentaire !

    nos dernieres actus