Bulk Slash est un titre exclusif à la SEGA Saturn, sorti uniquement au Japon. Il a fait l’objet de traductions de la part d’une fanbase qui s’est affranchie du japonais pour proposer une version accessible par tout un chacun.
Si ce n’est pas un rpg avec quantité de dialogues que l’on aurait eu beaucoup de mal à comprendre dans la langue nippone, remercions sincèrement la communauté pour le superbe travail effectué et la relation si bien entretenue entre les retrogamers et cette superbe console, qui continue de vivre année après année !
Nous retrouvons donc cette version, avec prise en charge du Twinstick (nous y reviendrons), qui sera testée dans les lignes qui suivent.
Alors, Bulk Slash, c’est quoi ? Eh bien, c’est un peu un jeu à la croisée des mondes, situé entre le génial Burning Rangers, et le non moins génial Virtual-On. Prenez du tir, de la vue à la 3e personne, des mechas, des avions, des explosions, un soupçon de rpg et d’anime, puis, enfin, un ingrédient secret et mélangez pour obtenir ce Bulk Slash, aussi intrigant que palpitant !
Bulk Slash : un jeu qui réagit au doigt…
Mais, avant de détailler le jeu en lui-même, parlons scénario et jouabilité. Ici, on joue le rôle d’un soldat aux commandes d’un appareil mi-avion, mi-mecha et re mi-avion derrière.
Au cours de 7 missions (aux objectifs variés) qui serviront, si elles sont couronnées de succès, à entraver les affres d’un général belliqueux, nous allons arpenter différents environnements, affronter différents ennemis et boss, le tout aux commandes d’un avion qui peut aussi se transformer en gros robot bipède.
Ainsi, le jeu alterne, à votre guise, entre séquences à pieds et séquences en vol.
A votre guise, oui, car vous avez tout lieu de choisir en temps réel : vous pouvez tout faire (enfin disons tout exploser) en volant, ou en marchant, sur simple pression d’un bouton. Détruire des tours, des ennemis, vaincre des boss, récupérer des items pour améliorer votre carcasse (bonus de tir ou de rechargement de bouclier par exemple), tout se fait selon votre bon vouloir.
De fait, parcourir des rues, monter sur des immeubles, traverser des fleuves, tout n’est que liberté, dans un monde contenu certes, mais qu’il devient très agréable de parcourir.
Et la magie opère, avec cette sensation de liberté bien présente, le jeu nous donnant beaucoup de possibilités dans l’appréhension des objectifs assignés, tout comme nous avons du choix dans l’utilisation des armes, qui diffèrent selon si l’on est en vol ou à pattes.
Alors, bien évidemment, pour effectuer toutes ces actions, une simple manette suffit. La maniabilité, tout comme la jouabilité, sont bonnes, en tout cas suffisamment pour ne pas avoir à constamment pester lorsqu’on se déplace ou que l’on vise les ennemis dressés entre nous et nos objectifs.
Mais ! Car il y a un « mais », le jeu prend tout son sens, toute sa saveur, avec le Twinstick ! Le Twinstick ? Kézako ? Allez venez, je vous embarque pour vous montrer l’un des accessoires Saturn les plus originaux !
… et à l’œil !
Petit encart pour vous présenter, si vous ne le connaissez pas, cet accessoire sorti pour Virtual-On, et qui trouve (et prouve) toute son utilité dans Bulk Slash.
Comme vous pouvez le voir, une belle paire de joysticks, reliés entre eux par un socle lesté, pour plus de confort de jeu. Boutons et gâchettes sont au menu, le tout dans un design du plus bel effet.
Ainsi, il est temps de brancher l’accessoire sur le port manette, et de voir comment le jeu se comporte avec !
A gauche,… à droite,…, en haut… en bas…
Et là, c’est une claque, une leçon, une maestria de maniabilité. Du plaisir à l’état pur, aidé par une animation et une fluidité sans faille. Le robavion se meut en toute légèreté, en répondant au doigt et à l’œil, permettant des valses aériennes incroyables. Si le Twinstick est indispensable pour Virtual-On, il l’est d’autant plus pour Bulk Slash, qui se révèle dans une magnificence de jouabilité.
Petit bémol toutefois, le jeu en devient ainsi légèrement plus facile, tant le doigté que cela nous permet de mettre en œuvre nous fait si facilement arriver à bout des 7 niveaux (tous ponctués de boss) ! La durée de vie du titre se réduit donc à peau de chagrin, un niveau pouvant se terminer en quelques minutes à peine.
Heureusement, pour les plus acharnés de la complétude, moult bonus et items sont a récupérer, rallongeant un peu les missions. Cependant, chacune d’entre elles recèle une zone avec la présence d’une copilote à découvrir, qui pourra nous aider au cours de la mission, puis au fil de l’aventure.
Au nombre de 6, on peut décider d’effectuer tout le jeu avec la même (il y a un bonus si c’est votre choix), ou de changer entre chaque mission.
Rendant le jeu encore un peu plus facile, les copilotes sont là pour vous indiquer les dangers, les objectifs ou les bonus. Elles peuvent même monter en niveau, afin d’améliorer encore leur précision.
A vous de voir ce que vous voulez faire : n’en trouver aucune, toutes les récupérer… car, à mon sens, cela n’apporte pas grand chose au gameplay, sauf à diminuer une difficulté déjà pas bien élevée, même si, rien que pour le plaisir de ressortir son twinstick, et de se faire une session intense de quelques minutes, le jeu jouit d’une belle rejouabilité !
Slaaaash !!!
Et le reste dans tout ça ? Eh bien, belle surprise concernant les graphismes, qui sont bien faits, avec pléthore d’éléments, d’ennemis (en vol ou à pieds), et de zones de jeu confortables. Les effets de transparence et d’explosions sont dans le haut du panier pour ce qui concerne la Saturn, mais tout cela a un prix : le clipping important en vol, qui fait que l’on ne voit jamais bien loin. On ne peut pas tout avoir, malheureusement.
Les ennemis ne sont pas d’une surprenante beauté, mais les boss sont bien fichus, plutôt gros et se déplacent avec une parfaite fluidité. Le tout, malgré un écran bien chargé d’informations et d’interventions de nos copilotes. Du bon boulot !
Concernant la musique et les bruitages/voix, rien de transcendant : on est dans le refrain type du jeu de mechas à tendance « anime », et sans révolution pour le genre.










