Qomp 2 a été testé sur PS5
Synopsis
Contrôlez une balle de Pong qui cherche à se libérer de sa vie coincée entre deux palettes. Explorez un monde dangereux et minimaliste, armé de simples commandes à deux boutons : touchez un bouton pour changer de direction en diagonale de 45 degrés, et maintenez un bouton enfoncé pour déclencher une course cathartique vers l’avant. C’est tout ce dont vous avez besoin pour jouer. Voilà à quoi est résumé la présentation de ce jeu sur les différents supports.
On peut alors se demander en quoi Qomp2 est si révolutionnaire depuis sa présentation il y a quelques mois par Atari au travers d’ un trailer prometteur et d’une interview de la balle qui mérite d’être vue.
Un jeu inqomparable ?
Tout d’ abord, n’oublions pas que c’est la suite de Qomp , jeu qui avait marqué les esprits autant par sa créativité et sa facilité que par sa référence au jeu mythique originel Pong.
Et oui, on ne s’attaque pas à un classique du genre, un monstre emblématique qui a révolutionné le monde lors de sa sortie en 1972, sans être créatif ! Et Qomp l’avait bien compris en donnant vie à cette balle et dont le principe du jeu pouvait se résumer à « vous êtes la balle, fuyez ». Toute l’ ingéniosité du jeu se résumant à l’ utilisation d’un seul bouton qui permettait de changer la direction pour trouver la sortie d’un labyrinthe.
Mais le génie de ce jeu (et par la même occasion de son créateur Joshua Hollendonner qui est derrière les développeurs Stuffed Wombat) est sans conteste les différentes mécaniques introduites telles que des interrupteurs à actionner, des fosses de piques à éviter, ou encore des Boss à vaincre…
Mais vous me direz, quel est donc le changement avec Qomp 2 ? Et bien on va pas se mentir, pas grand chose ! On reprend les mêmes mécaniques que son grand frère et on rebondit pour de nouvelles aventures ! En ce qui concerne la prise en main, c’est toujours aussi simple. On appuie sur X pour faire changer la direction de 45 degrés (si si je vous assure, j’ai vérifié avec mon rapporteur! ).
La grande nouveauté se présente dès le début du jeu avec l’ introduction d’une nouvelle touche (R2) afin de charger la balle et de se projeter en avant avec force, ce qui permettra au cours du jeu de casser des éléments (tels que des blocs de pierre), d’ activer des interrupteurs spéciaux, et, encore une fois, de combattre un boss… Mais, évidemment, un peu de réflexion sera utile pour certains passages.
Et là où Atari est vraiment fort, c’est que l’ on peut voir un détachement de son prédécesseur tout en gardant l’essence même du jeu ! Je m’explique, on y trouve les mêmes qualités de game-design, de simplicité, mais en y amenant une touche de modernité alors même que c’est un autre studio (Graphite Lab) qui est au commande de cet opus. C’est un des studios attitrés avec lequel ils ont déjà travaillé, et a qui l’on doit Mr. Run and Jump ou Kombinera.
Un monde qomplètement différent ?
Oui, c’est sûr que l’ on peut se poser la question de l’ intérêt de Qomp 2 quand on se fait appeler Pong 2. On est loin du titre phare originel où l’ on jouait à se renvoyer la balle carrée entre deux barres. Et Qomp lui-même s’était émancipé en y amenant une nouveauté, la fuite, tout en gardant l’esprit visuel originel. Ici on n’y verra que quelques allusions à Pong, avec des palettes qui seront intégrées dans les niveaux pour un clin d’œil assumé.
Mais ici, on y retrouve un univers graphique très épuré et minimaliste comme son prédécesseur, on y prend le contrôle de la balle ronde (c’est quand même mieux pour rebondir sur les murs et objets), et l’ on doit sortir de ce labyrinthe. Il y a 30 niveaux divisés en 4 mondes distincts et il faudra trouver la force et la dextérité pour faire face aux dangers environnementaux .
Même si cela paraît simple, je peux vous assurer que le jeu présente quelques passages pas évidents voire même plus difficiles qu’il n’y paraît. Et on y découvre des mécanismes à activer, ou des pièges à éviter au fur et à mesure du jeu, et vous serez heureux d’ avoir enfin activé le point de sauvegarde rapide !
Le jeu nous a été présenté comme une histoire sur le doute, la peur et l’ acceptation de soi, le tout sans mot mais avec des animations simples. Pour ma part, ce n’est pas le côté qui m’a séduit le plus, et je vous avouerai que je n’y ai pas prêté attention plus que ça. J’étais tellement concentré a essayer d’avoir le bon timing pour me sortir de situations épineuses, comme le niveau du Snake dans lequel une seule « touche », c’est mourir (oui oui comme dans le jeu mobile).
La vraie stimulation, c’est la créativité dans les niveaux pour nous tenir en haleine, nous rendre addict, nous faire persévérer pour atteindre la sortie. Et de par les codes couleurs, on voit de suite quand on doit utiliser la nouvelle compétence du « dash » , les objets activables ou destructibles apparaissant en bleu.
Tout est pensé pour nous faciliter la vie : la mort n’est pas une fatalité, c’est une renaissance grâce à la réapparition rapide, ce qui permet de retenter très vite là où l’on a échoué. Pour les moins courageux, il y a aussi la possibilité d’activer des aides pour obtenir des astuces ou même devenir invincible (pourquoi je ne l’ai pas vu avant !).
De plus pour nous garder devant notre écran, il y a des passages secrets, des objets à récupérer, le tout avec plus ou moins de difficulté. C’est ce qu’on aime dans ce type de jeu indépendant, le côté addictif et frénétique jusque dans les combats de boss qui demandent observation, timing, et attaque, le tout en évitant de mourir, évidemment, chaque niveau nous amenant son lot de surprises ! Niveau aquatique, apparition d’ennemis qui vous poursuivent,… Autant de petites situations qui vous amènent du piquant et cette envie de continuer à jouer !
Au-delà de cette conception artistique exceptionnelle, il y a une osmose avec la musique de Phil Snowbarger, qui a été notamment lead artist pour le jeu Mr.run and jump. Cette symphonie de notes est un plus qui colle bien au jeu et vient mettre l’adrénaline au moment où il le faut. La bonne ambiance au bon moment quoi.
Pour conclure, nous pouvons dire que ce jeu est sans contexte dans la lignée des jeux indépendants actuels : il est novateur, récréatif, addictif, parfois un peu énervant et prise de tête autant par ce côté minimaliste et simpliste que par sa difficulté croissante de ses niveaux. Atari nous offre ici certainement un incontournable, et un digne successeur qui mérite d’être joué.









