Freedom Planet 2 a été testé sur Xbox Series X
Suite de Freedom Planet (sic!), ce nouveau jeu estampillé « on adore Sonic et on veut le faire savoir » débarque enfin sur les consoles après une première sortie (réussie, vu les notes extrêmement positives) sur Steam en 2022.
Un tel bagage saura t’il nous convaincre de ses qualités ? Réponse dans quelques lignes ! (spoiler alert : c’est presque un très grand oui, mais y’a du non dedans)
Previously On…
Il était attendu au tournant ce Freedom Planet 2 ! Après un premier épisode sympathique sorti il y a quelques paires d’années, il fallait capitaliser sur les acquis tout en proposant de nouvelles choses, histoire de garder le joueur dans son giron vidéoludique. Car ne se revendique pas « Sonic-Like » qui veut !
Avec ses nombreux emprunts à la mascotte de SEGA, le développeur, Galaxy Trail, s’était fait plaisir en reprenant les codes du genre « plateforme rapide », avec un level-design travaillé et un choix de personnages (au nombre de 3) qui permettait d’appréhender les niveaux et les ennemis de différentes façons.
Néanmoins, en restait un jeu relativement court et un scénario, qui, s’il était efficace, ne variait pas d’un iota selon l’héroïne choisie.
Alors, ça parle de quoi, Freedom Planet ? Et bien d’amies (nos personnages, au nombre 4), habitantes d’un monde appelé Avalice, et qui vont devoir faire face au réveil d’un dragon venu des profondeurs des mers. Alors qu’Avalice panse les plaies des évènements survenus dans le premier épisode, une nouvelle menace émerge, mettant en danger la récente stabilité retrouvée du monde.
Avec un scénario un peu plus travaillé que la normale pour ce type de jeu, nous nous retrouvons à pouvoir choisir parmi les 4 héroïnes, chacune ayant ses capacités de combat propres (vitesse, puissance, exploration ou combat), le tout au travers de 24 niveaux joints entre eux par une sorte de hub central, matérialisé par une carte sur laquelle nous pouvons naviguer, et qui permet de se reposer entre deux explorations.
L’éditeur nous propose ainsi un mode « aventure », qui permet de suivre l’histoire, un mode « classique », afin de parcourir les « stages » librement, et un mode « bataille », qui permet de relever des défis, notamment contre les boss précédemment rencontrés.
Let’s get this started yeah !
Si l’on est adepte de Sonic, le dépaysement ne sera pas total. On est en terrain connu, trop connu peut-être, avec une bonne vitesse de progression, des ennemis disséminés au sein des niveaux, et un level-design qui offre plusieurs variations, comme chez le hérisson bleu. On y retrouve même des ressorts pour prendre de l’altitude, ou des zones typées « arc de cercles » que l’on doit emprunter afin de monter ou de prendre de la vitesse, sans parler du traditionnel « boss » qui conclue notre épopée.
Pour se détacher et faire valoir son titre de jeu à part entière, ce dernier prend ses aises et déploie ses ailes via les différents protagonistes jouables, qui permettent de parcourir les niveaux de façon différente selon le personnage choisi. Mais l’on note que les ennemis ne vont pas varier, tout comme les boss de fin de niveau, donnant ainsi la sensation que peu importe le personnage que l’on incarne, on arrivera à arriver au bout sans encombre et la finalité sera la même, influant donc sur le critère « rejouabilité », ainsi entravée.
De plus, les niveaux sont peuvent être particulièrement longs, et deviennent ainsi parfois pénibles tant il y a de chemins à prendre, cette profusion rendant de temps à autre la progression confuse.
Néanmoins, on ne peut que louer le travail des artistes, qui nous gratifient d’une ambiance rétro gaming de toute beauté, avec des décors fins et soignées, une patte graphique bien singulière et agréable à l’œil, et avec une vitesse de défilement qui ne sourcille pas le moins du monde.
Un beau travail d’optimisation donc, qui permet de pleinement profiter du titre à toute vitesse. Il reste quand même à signaler que la jouabilité est très précise mais nécessitera un petit temps d’adaptation, notamment sur les sauts et les mini combats contre les ennemis disséminés ça et là.
Mais la partie qui a été plus délicate à évaluer concerne les boss : parfois faciles, parfois difficiles, il a souvent régné une incompréhension dans les patterns à apprivoiser : en effet, le gameplay étant quand même sensiblement différent selon les héroïnes, on aura plus de facilité contre tel ou tel boss. De plus, un boss était parfois terrassé sans pour autant avoir eu le temps de comprendre comment s’en défaire. Le talent sans doute, me direz-vous. Ou pas.
Ainsi, la gestion des boss reste mitigée, tant elle n’a pas convaincu. Cela étant dit, de nombreuses options permettent de faire varier la difficulté, comme une garde automatique ou une réanimation après être passé de vie à trépas. Vous n’aurez donc aucune excuse pour ne pas terminer le jeu, d’autant que l’on peut « upgrader » son personnage via la collecte d’objets, comme des potions, des amulettes ou des charmes divers qui peuvent utilement vous aider au cours de votre aventure.
Terminons sur une note sonore : c’est punchy et dans la veine de ce que l’on retrouve dans les jeux de plateforme : entrainant et dynamique pour des sessions de courte durée (telle la durée d’un niveau), mais pas plus. Enfin, les textes sont en français, pour ne rien louper des subtilités du jeu et du scénario !












