Metal Gear Solid Master Collection Vol 1 a été testé sur Xbox Series X
Allez zou ! On en remet une couche ! « Compilation »… « collection »… « remaster »… « HD machin »… « Remake de remake »… à croire que cette génération de consoles n’a jamais autant été le porte étendard du passé du jeu vidéo ! Mais aujourd’hui, on s’attaque à une série monument de notre loisir préféré : les METAL GEAR.
Ce simple nom suffit à évoquer les plus belles heures de Konami, et, bien évidemment, l’immense Hideo Kojima. Si les Metal Gear ne sont pas ses uniques œuvres, elle sont sans doute ses plus emblématiques (après tout, elles ont défini à elles seules un nouveau genre : l’infiltration) et les plus représentatives d’une ascension aussi fulgurante que reconnue par les joueurs.
Si nous n’allons pas rentrer dans le détail des jeux en eux-même (profondeur de jeu, mécaniques, jouabilité, gameplay,…), nous allons, au travers du test de cette compilation estampillée « Collection Vol. 1 » (bientôt le volume 2 ?), vous détailler le contenu (et étudier sa pertinence) qui est proposé par Konami sur nos consoles next-gen.
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Rompus aux compilations fainéantes, chez MEGA Force Magazine cela fait plusieurs fois que nous en testons, et nous avons appris à le faire avec une étonnante efficacité (vous avez la rèf ?). Alors, c’est avec l’assurance de croiser une énième réédition de classiques de jeux vidéo sans saveur que nous insérons le code de téléchargement dans le store de la console parallélépipédique.
Quelques gigas plus tard, on s’aperçoit que 5 icônes ont fait leur apparition : une pour chaque Metal Gear Solid (les 3 premiers), une icône pour la compilation Metal Gear et Metal Gear 2 : Solid Snake (les titres sortis sur MSX), et enfin une pour le « Bonus Content » (je ne vous fait pas l’affront de traduire ça en français).
Sans hésitation, nous nous ruons sur le contenu bonus, et ainsi voir ce que cette compilation a dans le ventre. Grosse surprise, 2 jeux nous attendent : Metal Gear et Snake’s Revenge, tous deux en version NES.
Pour ces 2 jeux, choix nous est proposé entre différentes versions (américaine, japonaise,…) et ils se lancent en mode fenêtré. Heureusement, car la soupe aux pixels serait bien froide sinon, tant il est vrai que la résolution des TV cathodiques d’époque était bien moindre comparée à celle des TV 4k.

Grâce à de courtes sessions, nous découvrons ou redécouvrons donc ces petites pépites vidéoludiques, mais dans un manque d’optimisation flagrant : la navigation dans le menu est quasi impossible, et l’on passe beaucoup de temps à chercher sur quelle touche appuyer. A l’époque, 2 boutons suffisaient, aujourd’hui, avec pléthore de sticks, gâchettes et autres, il a été compliqué de s’y retrouver.
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Allez, encore quelques parties (les jeux sont plutôt difficiles, mais c’est l’époque qui le voulait), et l’on retourne au menu principal voir ce que la compilation a d’autre à nous offrir. La section « Digital Soundtrack » permet d’accéder à une vingtaine de musiques tirées des jeux de la série, ce qui est un peu chiche au vu du nombre d’épisodes sortis sur consoles, et la partie vidéo permet d’accéder à… ben non, pas des vidéos (j’entends vos pleurs et votre colère !). En fait on y retrouve des bandes dessinées animées, sorties en DVD au Japon exclusivement, et des « Graphic Novel » sorties sur PSP en 2006.
L’ensemble se laisse agréablement suivre, mais attention, il faut impérativement speak english pour pouvoir comprendre les intrigues ! Dommage que l’on ne puisse pas retrouver d’autres langues, comme le polonais. Ou le français.
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Bon, c’est tout pour cette application nommée « bonus content », mais au final c’est déjà pas si mal. Enchainons alors avec la compilation des 2 jeux MSX, sortis fin des années 80/début des années 90. Toujours en mode fenêtré, les jeux sont très bien travaillés, le gameplay est solide même sur manettes actuelles, et, pour vous ravir, ils sont disponibles en français (entre autres). C’est donc un réel plaisir que d’y jouer, d’autant qu’ils sont également accompagnés de bonus comme les scripts et un livre type « guide » (rédigés en anglais, oupsi !) retraçant les grandes lignes des Metal Gear.
Du coup, cette compilation commence à sentir relativement bon, notamment pour les anglophones, avec déjà 4 jeux au compteur, et quand même de bien jolis contenus supplémentaires à parcourir.
Maintenant, il est ainsi temps de lancer les Metal Gear Solid (1 – 2 et 3), les opus en 3D d’une série débutée en 1998 sur PS1. Rien de transcendant au niveau des graphismes : on retrouve ce qui se faisait sur la toute première Playstation (pour ce qui concerne le premier épisode), et on retrouve également les graphismes des éditions HD des épisodes 2 et 3 (éditions sorties sur PS3 – et oui, déjà une compilation à l’époque !), avec un joli lissage bienvenue.
Le tout est, heureusement, d’une fluidité sans faille, et la jouabilité, bien que datée, reste toujours une référence, tout comme les scénarios, efficaces et très cinématographiques comme sait si bien le faire Hideo Kojima.
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Au niveau des bonus accompagnant ces jeux, on retrouve la même chose que précédemment : les scripts et guides retraçant l’histoire de la série. Mais ! et c’est un très beau « Mais! », le premier épisode est livré avec ses extensions (VR Missions et Special Missions), et nous découvrons également le jeu Metal Gear Solid : Integral, qui était une exclusivité japonaise (bon, c’est le jeu d’origine agrémenté des extensions mais avec les voix d’origine remises au sein du jeu).
De bien belles heures de jeu en perspective, d’autant qu’il faut l’avouer, ces trois opus en 3D sont de très bons titres qui n’ont pris que de très petites rides, et même si on est loin des standards graphiques actuels, ils sont suffisamment optimisés pour tourner sans fléchir sur les consoles next-gen (4k, 60fps,… toussa toussa).
Néanmoins, il faut noter que les upgrades ne se cantonnent qu’à ça, et qu’il n’y a pas non plus de prise de risque particulière de Konami qui aurait pu proposer des nouveautés graphiques, sonores ou, et je prends un risque en disant cela, scénaristiques.

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Au final, on a dans notre besace dématérialisée 7 jeux et beaucoup d’ouvrages à parcourir, quelques animations et musiques, et c’est bien mieux que nombre de productions compilatoires (compilationnistes?) actuelles. Un beau coffret donc, qui permet de jouer à des jeux iconiques, d’en découvrir certains, d’en redécouvrir d’autres, et d’en apprendre plus sur l’univers si vaste des Metal Gear.
https://www.youtube.com/watch?v=3ZCEfV9vJUo














