Po’Ed a été testé sur Steam (et nous a donné des bouffées de vapeur).
Attention ! Test au ton 100% irrévérencieux qui peut faire rire, voire vous fendre la gueule (comme le couteau de boucher, nous y reviendrons plus loin), vous voilà prévenus ! Nous souhaitons également informer nos lecteurs que le test qui va suivre a été rédigé par un humain (ou un être vivant typé humain) n’ayant eu recours à aucune technologie avancée d’intelligence artificielle, en espérant que cette dernière ne nous espionne pas. Skynet, si jamais tu nous lis quand même, sache que ton plan a échoué en 1995.
« Relativement » inconnu aujourd’hui, et même lors de sa sortie en 1995 sur PS1 (ainsi que sur technologie 3DO juste avant), Po’Ed nous revient (si tant est qu’il soit déjà venu) avec une version « Définitive » qui remplace fièrement les mots « remake » ou « remaster » pour se démarquer des autres productions insipides que ce jeu met allègrement à genoux pour n’en atteindre que le bas des chevilles.
Mais « Wait ?? What ?? 3DO ? C’est quoi cette console ? » me demanderez-vous !
Non, personne ne se le demande ? Bon ben passons.
Après un Doom triste, sans saveur et sans idées et avant un Duke Nukem 3D au ras des pâquerettes qui n’aura pas du tout atomisé la concurrence, les amateurs de FPS se réjouissaient de pouvoir défourailler de l’alien en toute quiétude vidéoludique grâce à Po’Ed (alerte : rien ne va dans cette phrase).
Du coup, changement de siècle bénéfique pour ce jeu ?
J’aurais ta peau, Ed !
Vous êtes un cuisiner sachant cheffer qui cheffe à bord d’un vaisseau, et l’attaque surprise alien a décimé l’intégralité l’équipage, sauf vous (heureusement, sinon ben… générique de fin !). Pieds nus (on repassera pour l’hygiène en cuisine) et armé d’une poêle à frire, c’est le poil hérissé que vous partez au charbon pour vous sortir de ce pétrin, en distribuant les pains.
Évitons les palabres qui font perdre du temps, à vous comme à moi, j’ai d’autres crèmes à fouetter, et je dois me coucher tôt car se coucher tard nuit (c’est pour toi, Raymond !).
Je ne sais pas quels étaient les retours en 1995, mais en 2024, c’est retour en arrière. Toute cette nostalgie ne prend pas, comme la sauce, ici c’est plutôt pubalgie et ce sacerdoce que l’on a à jouer n’étire pas les noces mais pousse au divorce d’avec ce jeu qui est sans concession. CQFD.
Donc, pour la faire courte : rien ne va qui va là.
Po’Ed pour Po (vre) Ed (ition) ?
Alors, par quoi commencer ? Les graphismes, vides et lisses, nous donnent envie de plisser. Voire de les fermer, les yeux, mes aïeux !
Quant aux armes ? Citoyens, prenez ce couteau de boucher mal affuté comme la visée qui coûte aux doigts mouillés de nos mains, lessivées d’une maniabilité qui fait tache.
On retrouve également un Arsenal classique pour gagner chaque manche, Esther, tout comme le Jetpack qui donne la sensation d’en avoir bu un, de pack, et du Get (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé).
Les animations se résument à des ennemis qui montrent leur plus belle face, côté pile ou côté fesse : les sprites, a défaut d’être rafraichissants, sont une bouillie de pixels quasi-identiques que l’on soit devant ou derrière (elle est où la tétète ? On ne sait pas).
Le gameplay se montre éprouvantable, avec des énigmes qui donnent à réfléchir sur leur utilité (sic!), une architecture des niveaux qui mérite une bulle et des déplacements K.O-tiques.
Enfin, la partition dénote, entre musique classique pour ce type de jeu et bruitages de bas étage, on peut donc difficilement monter plus haut dans les tours.





