Star Wars Bounty Hunter HD a été testé sur Switch
Si vous nous lisez (ce qui est à priori le cas puisque vous lisez ces quelques lignes…), vous savez que l’on teste régulièrement les rééditions des jeux passés, que cela soit les remaster, les versions HD, les compilations ou encore les remake en tout genre des bon vieux jeux rétro.
C’est en tout cas à croire que cette génération de console s’est faite le fer de lance d’une époque révolue mais encore ancrée chez nombre de joueurs « anciens », et qu’il faut les brosser dans le sens du poil.
L’intérêt de telles éditions sur notre matériel actuel peut aussi être celui de faire découvrir ces jeux à de nouvelles générations de joueurs, si tant est que le développeur se cale sur les attentes actuelles en terme de gaming. Est-ce le cas de cette nouvelle version de Star Wars Bounty Hunter ? Ah ! Does Jango Fett have the high-ground ? Réponse dans la bordure extérieure !
Il y a 20 ans, dans notre galaxie…
Sorti sur PS2 et Gamecube, ce Bounty Hunter se voulait être une alternative crédible aux jeux estampillés Star Wars de l’époque, en traitant dans un stand-alone un personnage peu vu dans le monde vidéo ludique : le chasseur de primes Jango Fett.
Dans un jeu d’action situé entre l’épisode I et II de la prélogie cinématographique, on prend donc le contrôle du père de Bobba, qui va devoir capturer un Jedi pour le compte de Dark Tyrannus…
Si nous ne reviendrons pas sur les qualité du jeu de l’époque, qui est un épisode relativement apprécié des fans de la Saga, proposant un gameplay plus riche qu’à l’accoutumée, nous nous contenterons ici de voir ce que nous propose Aspyr, qui a repris les rennes de la licence (entre autres) pour nous permettre de poser les mains sur ce jeu sans avoir à ressortir la Gamecube du placard (si tant est et que vous en avez une dans un placard !).
Alone in the Darth
Et autant le dire tout de go, c’est un peu (beaucoup) la douche froide. Nous avions noté qu’il y a eu des efforts sur les ressorties des épisodes Battlefront, notamment concernant le fait que c’était une compilation de 2 titres, nous avions également trouvé que la remasterisation de la toute première trilogie Tomb Raider présentait de belles choses, mais pour ce Bounty Hunter, c’est la déception.
Bon, admettons, peut-être n’y avait’il pas de possibilité dans la saga Star Wars de joindre un jeu avec celui-là (même si l’on peut en douter), mais il y avait la place pour faire bien mieux qu’un simple portage pur et dur.
Quelques bonus sont évidemment de la partie, mais c’est largement en deçà du minimum syndical attendu. On notera néanmoins un petit ajout : celui d’une lampe torche, pour les zones sombres. Est-ce que cela manquait tant que ça dans l’opus originel ? Allez savoir…
Mais passons au principal pour ce type de réédition : la technique (graphismes, fluidité,…) et la jouabilité.
Grâce aux consoles actuelles, le jeu est fluide, et l’on ne ressent pas de saccades ou de ralentissements. L’inverse n’aurait pas été pardonnable au vu de la grosse vingtaine d’années qui séparent les 2 titres.
Concernant les graphismes, le développeur annonce qu’ils ont été améliorés. Alors, si c’est le cas, c’est très bien masqué dans des graphismes qui fleurent encore bon les années 2000 : textures pauvres, lisses, répétitives, tout comme les ennemis, qui sont tous les mêmes, ou presque.
Les jeux de lumière sont fades et sans saveur pour qui a gouté à des jeux comme Frontiers of Pandora. Aspyr pouvait’il faire des miracles au vu du matériau d’origine ? Non, évidemment, et si cela était plutôt beau pour l’époque, aujourd’hui, on est demandeur d’un peu plus de tenue graphique.
Mais là n’est pas vraiment le propos : si les graphismes sont ce qu’ils sont (on va dire « emprunts de nostalgie »), c’est plutôt le manque d’efforts sur ce point du jeu qui est à déplorer. Dommage.
L’amer Doku
D’autant que le constat est le même concernant la jouabilité : aucun changement n’est à signaler, et l’on ressent aujourd’hui une certaine lourdeur dans les déplacements, la visée pour les tirs, et le maniement du jetpack. La maniabilité en prend donc un sacré coup, et l’on peste plus souvent qu’on ne prend du plaisir à manier ce chasseur de primes (et non de barres chocolatées saveur coco).
La musique, les bruitages et les voix originelles sont au rendez-vous de ce que l’on attend d’un Star Wars : classiques et efficaces.
Au final, on ressent donc une certaine frustration à redécouvrir ce titre (pour les anciens gamers), et l’on se dit qu’on aurait du rester avec les sensations positives de l’époque plutôt que de vouloir rejouer à ce jeu. Pour les joueurs qui ne l’ont pas connu à l’époque, rien sauf la licence iconique ne peut vous faire franchir le pas de l’achat.









