EA SPORTS FC 25 a été testé sur Xbox Series X
EA SPORTS FC… derrière ce doux nom, qui fera immanquablement penser (pour les plus vieux d’entre nous) au célèbre « Tsénégame » qui s’ensuit, se cache en fait les jeux iconiques d’Electronic Arts : les « FIFA ».
Car SEGA, Electronic Arts et, par extension, Megaforce, c’est quand même une histoire d’amour tumultueuse, faite de hauts et de bas, mais aussi de jeux de foot, le tout premier opus étant sorti du Megadrive avec ce simple nom : FIFA International Soccer, en 1993.
Plus de 30 ans d’une série à succès, qui aura parcouru toutes les consoles du constructeur nippon, ou presque (la Dreamcast n’ayant pas plu outre mesure à l’éditeur américain), et traversé les âges en se renouvelant sans cesse, avec plus ou moins de succès selon les itérations.
Avec EA SPORTS « Tsénégame » FC 25, Electronic Arts remet le couvert comme chaque année dans une version annoncée aboutie comme jamais. Verdict ?
EA ne se foot pas de nous
Pour les novices, ceux qui découvrent la licence avec cet opus, un monde d’apprentissage vous attend, au sein d’un vaste panel de possibilités footballistiques, entre équipes nombreuses (féminines et masculines), modes de jeux (nous y reviendrons) et subtilités de gameplay variées.
Pour les amateurs de la licence, pas de changements, ou très peu, dans la façon de déambuler sur un terrain et la jouabilité, qui reste aux petits oignons, ne devrait pas trop vous dépayser.
EA Vancouver peaufine ainsi encore un peu plus ses mécaniques de jeu, nous offrant toujours plus de possibilité d’appréhender un corner, un coup franc ou un simple dribble. Si cela peu sembler complexe au début, les parties qui s’enchainent vont nous permettre d’améliorer nos réflexes afin de maitriser toujours un peu plus chaque élément de gameplay.
Ce dernier est par ailleurs épaulé par une jouabilité faisant rarement défaut, entre passes millimétrées et lobs bien sentis.
Nous ne reviendrons pas plus sur cette partie technique du jeu, qui frise la perfection tant elle a été rodée au fil des éditions du jeu.
Car le plus intéressant se trouve dans la complétude du jeu lui même, entre les très nombreuses équipes présentes, les joueurs iconiques évidemment (qui ne se souvient pas d’avoir joué avec Ziderm et Djerkoff d’ISS, son concurrent de l’époque ?), et les modes de jeu.
Le titre cherche même à nous impliquer davantage dans le match, grâce à « FCIQ », censé permettre de mieux contrôler l’équipe en même temps que l’on joue avec le ballon. La différence n’est pas flagrante avec les titres précédents, mais elle au moins le mérite d’exister, afin de contenter les plus puristes d’entre nous.
EA SPORTS FC 25 ne se contente donc pas d’être un simple jeu de foot avec 22 joueurs (plus les arbitres) placés dans un rectangle, il permet de gérer et manager une équipe, de créer son propre personnage à faire évoluer, de jouer en « rush » (5vs5 sur un petit terrain ») ou encore de s’amuser avec les règles du sport afin de supprimer les fautes par exemple, ou bien les touches, et bien d’autres possibilités.
Le tout permet de passer un long moment devant sa télévision tant il y a à faire ingame. Alors certes, cela reste du football, mais les options sont très variées pour qui veut en découvrir davantage, et il faut du temps avant d’arriver à un certain ennui.
Foot ta cagoule
Tout cela est bien beau, mais, quand on en est arrivé à ce nombre d’éditions, la fournée 2025 reste t’elle timorée ou crève t’elle l’écran par rapport aux anciennes ?
Et bien… on ne peut pas dire qu’un gap est franchi avec ses prédécesseurs. Les évolutions ne sont pas folichonnes, pas assez nombreuses, et l’on sent que l’on arrive à un palier où chaque élément peut être amélioré, mais pas révolutionné. Évidemment, comme on l’a dit en tout début de test, tout est soigné, bichonné, mais on a atteint un peu les limites de l’exercice.
D’autant que, graphiquement, rien ne nous a fait sauter au plafond. Les joueurs sont bien modélisés, mais… il y a un mais. On sent que cela aurait pu être encore un peu mieux, l’exemple le plus parlant ayant été l’introduction, avec la présence de notre égérie footballistique nationale : Zinedine Zidane, qui nous accueille à bras ouverts dans le monde d’EA SPORTS FC 25.
Mais… c’te tête quoi. Pardon pour la trivialité du propos, car on le reconnait, entendons-nous bien, mais non, il manque un truc, ce truc qui nous a fait dire « ah ? C’est Zizou ça ? » plutôt que « oh ouais cool Zidane c’est la classe ». Dommage, car les consoles actuelles peuvent mieux faire.
Alors certes, on voit les footballeurs de loin pendant le jeu, donc le graphisme léché n’est pas d’une importance capitale, mais les ralentis, les avant-matchs,… sont un poil décevant du coup, ce côté graphique étant en retrait et les joueurs manquant d’une chtouille de réalisme.
Tout comme la fameuse caméra embarquée « en vue subjective » qui suit chaque plantage de pion, elle n’est pas au niveau attendu et se présente comme une petite déception.
Et c’est d’autant plus dommage que le développeur a poussé les curseurs à fond niveau ambiance : les chants dans le stade, l’entrée des joueurs, les hymnes, les commentateurs, le brouhaha permanent, on croirait que chaque match est une finale de ligue des champions (même Auxerre – Le Havre, oui).
On se retrouve donc avec un titre dans la continuité des opus précédents, avec des ajouts agréables, et pléthore de contenu, mais qui reste dans le sillage de ce qui s’est fait jusqu’à présent, et qui ne révolutionne pas grand chose au final. Les nouveaux venus seront comblés, les anciens le seront certainement moins.
Ce qu’en dit Gab, un jeune joueur de football amateur, qui parcourt la licence depuis l’édition 2018 :
EA SPORTS FC 25 est plutôt cool parce que l’ambiance est folle, les ralentis sont parfaits et les graphismes sont cools. Le jeu représente bien les célébrations des joueurs, et quand on appuie sur les touches, tout se déclenche immédiatement, que ce soit la passe, le tacle ou encore le tir. Bref, le jeu est bien, je vous le conseille !









