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TEST : Halls of Torment : La surprise ?

SPARTAN [Rédacteur En Chef Retrogaming]
Nous sommes… des… GAMERS !!!!

Halls of Torment a été testé sur Steam via l’éditeur, que nous remercions. Le jeu est disponible en accès anticipé depuis mai 2023.

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Ne se revendique pas successeur, ou héritier, de Diablo qui veut ! Ce nom est à utiliser avec parcimonie, et il faut être sûr de soi avant de pouvoir invoquer la célèbre licence de Blizzard North. Aussi, lorsque le développeur de Halls of Torment, Chasing Carrots, susurre cet héritage à demi-mots, nous ne pouvions rester les bras croisés !

Ni une ni deux, il est apparu évident de nous lancer dans l’aventure au travers d’un jeu qui, disons le tout net, fait honneur à la célèbre licence des années 90. Prêts à arpenter les salles du tourment ?

Il a le diable au corps

Fort d’une expérience de nombreuses années sur le hack-and-slash Diablo, c’est avec joie que nous nous plongeons dans cette ambiance si caractéristique. En effet, Halls of Torment cherche à reprendre les codes graphiques du tout premier épisode, avec une ambiance lugubre, malsaine, une musique lourde et stridente, et un bestiaire tout droit sorti des enfers.

De ce côté là, on sent la patte de Diablo posée sur l’épaule du jeu, Halls of Torment en copiant presque tous les éléments et codes techniques. Si l’on pourrait décider de sanctionner ce manque d’originalité, il faut avouer que l’ensemble fonctionne très très très (vous en voulez encore ?) bien, entre des graphismes qui fleurent bon la madeleine de Proust, une musique qui résonne dans les oreilles comme si elle ne nous avait jamais quittée, et des sbires du mal reconnaissables entre tous que l’on aime détester (les squelettes et divers monstres et boss font clairement écho à ce que l’on voit depuis des années dans le monde de Sanctuary).

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Ainsi, Halls of Torment se donne une base de départ solide, éprouvée, qui nous ancre dans son monde et son univers sans trop dépayser le joueur qui connait ce type de jeu de l’époque, mais qui, signalons-le, risque de moins accrocher le joueur de génération actuelle habituée au chatoiement de sa rétine.

Certes, les graphismes sont très vieillots, très 90’s, entre décors fixes en vieille 2D et personnages (et monstres) pixelisés au possible, entre pixels et voxels ; certes les animations sont rigides et datées, mais le tout nous plonge assez facilement dans les entrailles du mal. (NDLR : oui, nous sommes assez vieux pour avoir connu les prémices du moteur graphique voxel… et oui, nous sommes assez vieux pour avoir connu Westwood Studios qui en fit l’usage pour son non moins renommé Blade Runner…).

Alors, pour se démarquer, Halls of Torment va faire reposer son gameplay sur des mécaniques modernes (superposées aux classiques « hack-and-slash » et « craft-rpg ») : le Die and Retry et les « vagues », dites « hordes ». Au travers de sessions courtes (on a 30 minutes max pour défourailler du méchant jusqu’à l’apparition du grand boss du niveau), on va parcourir une salle (d’autres salles se débloquerons au fur et à mesure du jeu), très grande et surtout remplie de monstres qui vont arriver par vagues, et de plus en plus nombreux. Mais genre, vraiment nombreux. Truc de ouf.

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Un Diablo menthe siouplé

L’objectif sera alors de tenir, de survivre le plus longtemps possible, grâce à des montées de niveau régulières (qui permettront d’acquérir de nouvelles compétences, ou de renforcer celles présentes), grâce à des objets à trouver pour faire le petit upgrade qui va bien, des coffres à ouvrir pour amasser des pièces, des parchemins à récupérer pour obtenir des sorts puissants,… bref, il y a de quoi faire pour nous aider à vaincre les salves d’ennemis, régulièrement ponctuées de l’arrivée de « mini boss » plus ou moins délicats.

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Si les premières parties sont courtes (c’est dur, et la maniabilité n’est pas la plus intuitive lors dès premiers runs), la progression, bien dosée, permet de débloquer des compétences et équipements pérennes très utiles pour la suite de nos aventures. Car, à chaque début de partie, le niveau du personnage choisi (parmi plusieurs héros classiques comme le chevalier ou l’archère) repasse à zéro !

Ainsi, à chaque nouvel essai, on fait table rase du passé, et l’on doit donc reconstruire un build qui devra nous faire tenir un peu plus longtemps face aux hordes, puis encore un peu plus longtemps, et ainsi de suite, rendant le tout assez fun et gratifiant, notamment lorsque l’on arrive à passer un boss ou à réussir une quête sur laquelle on avait butté précédemment.

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On prend donc un sacré plaisir à se lancer dans une partie, à détruire des vagues d’ennemis toujours plus imposants les uns que les autres, toujours plus coriaces, et à essayer de faire toujours mieux et de survivre encore un peu plus que précédemment.

Cela confère ainsi au titre un côté extrêmement addictif, ainsi qu’une re jouabilité exceptionnelle, et l’on peut donc dire que la mission est accomplie pour Chasing Carrots, qui nous livre ici un jeu au plaisir coupable et instantané, tout simplement.

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AVIS DE LA REDAC

Avec ses faux airs de Diablo-like, Halls of Torment impose sa patte diaboliquement savoureuse grâce à une base technique solide et un gameplay éprouvé, auxquels Chasing Carrots a ajouté un côté Die and Retry addictif, grisant et un côté "instantané" donnant une rejouabilité folle au titre. Une (très) belle surprise, assurément !

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
95
%
Graphisme
95
%
Animation
85
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
100
%
Son
95
%
Graphisme
95
%
Animation
85
%
Maniabilité
85
%
Intérêt
100
%
LES PLUS
  • L'ambiance diablo-esque au possible
  • Le système de progression, grisant !
  • Les sessions de 30 minutes, parfaites
LES MOINS
  • Commandes peu intuitives au début
  • Certains passages très difficiles
92
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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