Développé par le STI “Sega Technical Institute” en 1992, Kid Chameleon est un jeu de plateforme traditionnel et son originalité réside en la capacité du personnage à se transformer selon les masques/casques qu’il portera tout au long de son aventure.
On notera la participation d’un certain Mark Cerny à la création de ce titre, lui qui était à la tête du STI ouvert au sein de SEGA of America. Ce même studio a produit sur Megadrive Sonic 2 et le fameux Comix Zone, entre autres.
Histoire de jeux vidéo, le jeu maudit
L’histoire du jeu prédit un avenir dans la réalité virtuelle et on va constater que parfois, la réalité dépasse la fiction.
L’histoire part d’une toute nouvelle borne d’arcade qui vient de sortir, avec un jeu dont vous êtes le héros. Cette nouvelle borne vous fait entrer dans l’air de la réalité virtuelle et vous vous déplacez dans un monde fait d’hologrammes.
Vous devez ainsi vous battre contre divers ennemis et leur boss, Heady. Entre nous, qui n’aurait, à cette époque, pas voulu essayer cette borne d’arcade futuriste ?
Mais voilà, au fils du temps et des parties endiablées, des enfants disparaissaient dans les salles d’arcade, et le coupable est le Big Boss du jeu. Il a brisé ses chaînes et s’est affranchi de ses contraintes de son script, son IA a évolué et il a fait prisonnier tous les joueurs qui perdent contre lui.
Seule une personne peut alors le vaincre ! Son nom : « Kid Chameleon » !
Une longue et difficile aventure…
Je vais tout de suite commencer par LE point négatif : l’impossibilité de sauvegarder et l’absence de mot de passe ou de continus infinis. Cela diminue son attrait pour une re-jouabilité et limite l’exploration des niveaux à sa guise.
Cela étant dit, je ne reviendrais plus là-dessus. Heureusement aujourd’hui, un mod existe grâce au « patcher BillyTimeGames » (vous pouvez retrouver l’information sur notre site ici)
Le début de l’aventure est assez traditionnel et a des similitudes avec un certain Mario. On retrouve des blocs à casser, généralement avec la tête, pour trouver différents items comme les fameux masques ainsi que d’autres bonus. Là s’arrête la comparaison évidemment.
Ballade au bord du lac pour se détendre après une dure journée.
Les mécaniques sont simples mais les diverses transformations se font en fonction des masques à trouver dans les blocs. Au début, ils se limitent aux besoins que l’on a pour traverser le niveau mais, au fil de l’aventure, plusieurs masques seront disponibles et il sera à vous de décider lequel prendre arpenter les « stages » et les suivants.
Ou alors, vous pouvez profiter d’utiliser la magie en dépensant les diamants récoltés. Par exemple, Maniaxe, la transformation avec le masque de hockey qui ressemble furieusement à « Jason de vendredi 13 », vous donnera une vie supplémentaire en dépensant 50 diamants.
Cela vous sera fort utile mais cette transformation ne le sera peut-être pas pour passer le niveau dans lequel vous vous trouvez. Il y a ainsi une part de stratégie et c’est intéressant car une nouvelle partie ne ressemblera pas forcément à la précédente.
Quand il est difficile de passer sur le plancher des vaches.. passons au dessus.
Concernant les masques, il y en a 9. Chacun a sa spécificité et plusieurs partagent le même pouvoir. Les différentes transformations sont bien détaillées graphiquement et bien travaillées dans leur animation.
Que l’on soit le Red Stealth (Samouraï), Micromax (la petite mouche) ou autre, tout cela fonctionne bien. La maniabilité de Kid Chameleon peut être délicate à apprivoiser car certaines transformations n’ont pas la même dynamique de saut ou de déplacement, et il vous faudra faire preuve d’une grande adaptabilité.
Kid Chameleon, notre héros sans son masque, peut s’accrocher sur le bord des plateformes alors que Micromax saute moins haut mais a l’aptitude de se coller un court instant sur une surface verticale. Red Stealth, quant à lui, est plus vif et saute plus haut. Sans compter qu’une transformation pourra donner plus de point de santé que d’autres.
Toutes les transformations possible de Kid, y compris sa version naturelle
Je ne suis pas déjà passé par là ?
Les niveaux montrent une certaine répétition graphique sans pour autant être identiques dans leurs cheminements. Il n’y a pas uniquement un seul but, certains niveaux vous offrant une ou plusieurs alternatives.
Des télé transporteurs sont disséminés et peuvent vous transporter dans une autre zone du niveau voir dans un autre niveau mais aussi vous ramener au tout début d’une zone ! Attention donc à ceux que l’on emprunte !
Pour finir un niveau, ce n’est donc pas forcément « à droite toute ! » comme pléthore de jeux de plateforme : une part d’exploration sera nécessaire mais, une chose à ne pas oublier : le temps est limité !
Parmi les autres éléments de gameplay à signaler, il existe des items de « temps supplémentaire » (mais faut-il encore les trouver) ou de « vies », ainsi que les « continus » et les « diamants ».
D’ailleurs, l’option dans le menu pause qui vous propose de recommencer le niveau, n’est pas là par hasard : il est, parfois, impossible de poursuivre l’aventure sans un masque précis que l’on aurait loupé.
Les ennemis sont aussi variés et bien animés et techniquement, le jeu est solide mis à part quelques ralentissements dans de rares cas (exceptionnels faut-il le préciser).
Certains passages, comme celui-ci, demandent un peu de réflexion mais aussi d’attente pour que le passage se fasse pour vous.
Pour ce qui est des bruitages, mis à part un niveau dans les grottes dans lequel les sons sont tous mélangés en même temps et font mal aux oreilles, cela reste correct. Les musiques sont passables mais pas mémorables, pour ma part ça se tient sans être trop pénible.
Le nombre de niveau est important : environ une centaine selon les voies choisies. On peut y arriver en en parcourant moins si l’on suit certains passages. La quantité de cheminements possibles est ainsi énorme !
Voilà, on y est. Le Boss final Heady.







