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TEST : Melobot: The Last Song – Une ode musicale réussie?

Masslamenace [Rédacteur]
Mass c est plus fort que toi !!

Melobot a été testé sur PS5

Synopsis

Autrefois créé pour préserver l’harmonie, Melobot, un adorable robot musical, se réveille sur une planète étrange plongée dans le silence, rongée par une mystérieuse matière noire. Mélobot doit désormais endosser un rôle pour lequel il n’était pas programmé : celui de héros.

Mélobot – A Last Song est un jeu d’aventure musical édité par Microïds et développé par Anomalie Studio. Ce studio  français basé à Paris a été fondé par Mathias Jacquin-Ravot et Paul  Samuelson. Il s’agit d’un développeur indépendant dont le but est de bouleverser le genre du jeu vidéo en créant la surprise.

Comme leitmotiv qui les caractérise si bien, « nous explorons de nouveaux horizons pour créer des anomalies qui repoussent les genres de jeux vidéo ». Et ce titre est le premier jeu de cette jeune entreprise qui l’illustre. Nous allons donc voir si cette anomalie est une réussite ou un simple bug . Mélobot se montrer a-t-il comme une ode musicale envoûtante ou alors comme la dernière symphonie ?

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Une ballade florale

Nous incarnons Mélobot , un petit robot mignon se réveillant sur une planète inconnue. Nous commençons à explorer les lieux et découvrons que la flore est entourée de matière noire. Et cette découverte de la planète permet de prendre en main ce personnage aux allures d’Astrobot.

On comprend très vite que l’on va devoir soigner ces plantes appelées « Méloplantes » à l’aide d’un instrument de musique accroché au dos, avec lequel on va devoir répéter une succession de notes en rythme. Rien de bien complexe , on appuie sur les touches directionnelles de la manette et les touches d’interaction (X, carré, O et Triangle).

Cette planète a un biome très particulier avec ces espèces de plantes propres, son climat… Et nous découvrons un monde désolé, en ruine et seuls la végétation et les plantes semblent être les seules sources de vie. Nous apprenons aussi à nous soigner (triangle+rond maintenus) et à créer une onde de force énergétique pour faire exploser des objets ( X+carré maintenus).

On peut se propulser et esquiver (touche L2) et interagir avec des points et scanner des objets (touche R1) . Cette première planète est comme un  tutoriel simple pour aborder ce jeu. Et nous atteignons donc notre mélobase, sorte d’astronef où l’on va pouvoir interagir sur une console.

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Et là, on réveille un humain mis en sommeil artificiel qui va nous expliquer la situation. Et on apprend alors que les hommes ont découvert ces Méloplantes , flore produisant une matière noire qui est une source d’énergie. L’homme se doit de l’exploiter, ainsi il crée des robots  pour effectuer leur recherche et exploiter ses ressources énergétiques.

Cet homme nous apprend aussi qu’un désastre écologique a lieu ainsi qu’un soulèvement des machines, laissant une situation critique. A l’issue de cette explication, nous décollons et arrivons sur une nouvelle planète avec un nouveau biome à découvrir et sauver.

Voilà donc toute la quête de notre être robotique, sauver les planètes et les plantes en les soignant. Mais  n’est pas Wall E qui veut ! A défaut d’Eve, la seule mélodie du bonheur entendue sera celle de l’ instrument de notre Mélobot. Le seul point commun avec ce chef-d’œuvre est le message de sauvegarde de nos écosystèmes, le souci de protection de notre flore et toute la portée écologique de leur préservation.

Sans plantes, pas de vie . Nous pouvons aussi nous poser la question récurrente du soulèvement des machines et l’incidence sur la disparition de l’homme. Au lieu de Terminator, nous avons des « gardiens« , sortes de sentinelles robotiques qui protègent les planètes . Tiens, un petit clin d’œil à Matrix!?

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Un « Rythm Paradise »?

Nous avons vu que le rôle de ce bot est de sauver la planète en jouant de la musique. C’est ainsi que l’on utilise un instrument de musique afin de reproduire le plus fidèlement possible cette mélodie grâce aux touches de notre manette. Si nous parvenons à la reproduire , nous guérissons cette Méloplante en la libérant de la matière noire. Et en fonction de votre justesse, on a trois paliers de réussite. Musicien pour les moins mélomanes, Expert pour les avertis et Virtuose  pour ceux qui ont l’oreille infinie.

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Autant dire qu’il y aura du challenge pour pouvoir atteindre le trois étoiles. Surtout si vous faites le jeu en mode  difficile, il n’ y a aucune indication des notes à faire. Le tout reposant sur votre mémoire et votre capacité à jouer en rythme. Ces enchaînements de notes n’ont en soit rien de compliqué, c’est vraiment le timing qui fera la différence !

C’est en ce sens que le jeu ressemble à Rythm Paradise , jeu sorti en 2008 sur Nintendo DS dont le but premier est de taper en rythme l’écran avec le stylet. On peut même y voir le même principe de jeu que Donkey konga (2004) , à la place des bongos DK la manette. Faut-il aussi citer un autre jeu de la Sonic Team et de Sega qui se joue avec des maracas ? (Ndlr: Samba de Amigo )

Mais Mélobot the Last Song n’est pas seulement un jeu de rythme et c’est là où ce studio crée l’anomalie car on s’attend à un jeu musical de rythme. Et on est aussi face à un scénario, une histoire derrière qui utilisera vos capacités d’écoute musicale. Ainsi la dimension d’exploration est importante dans la mesure où la quête devient primordiale pour sauver la flore et la planète.

Attention, on est loin d’un rogue like de rythme comme Cadence of Hyrule. On est plus dans l’esprit de Patapon , jeu sorti en 2008 sur PlayStation portable, à la différence que Mélobot utilise le rythme musical pour soigner et détruire des objets tandis que le titre de Sony l’utilise aussi pour se déplacer et combattre.

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Évidemment, plus on avance dans l’aventure, plus on soigne des plantes aux mélodies qui se corsent. Et à chaque planète, en fonction du nombre de Méloplantes soignées est attitré un Gardien dont le but est de nous arrêter d’exploiter la matière noire. Et à chaque boss, une pattern spécifique qui nous demandera parfois des nerfs d’acier pour les vaincre et le tout sous une ambiance musicale incroyable.

Et oui car pour les battre, on n’ a pas énormément d’options : avec une seule attaque et juste la possibilité de se régénérer, on est loin de tout l’ arsenal d’équipements d‘Astrobot sorti dernièrement. On y retrouve un point commun pourtant : la mignonitude du personnage ! Et oui, Mélobot, avec sa plante sur la tête et ses yeux ronds, devient très vite attachant dans ce monde hostile.

Un titre qui tient la « cadence »

Nous avons vu que plus on avance dans le jeu, plus la difficulté est croissante. Et pour parvenir à sauver toutes les biomes, il faudra compter sur les capacités de notre robot. A chaque fois qu’il vainc un  gardien, il obtient un point de compétence ou d’amélioration. De même, au travers d’ un arbre simplifié, on améliore sa vie, son bouclier, sa course ou sa vitesse de régénération.

Notre héros lors de ces phases d’exploration va récupérer des « données » qu’il faudra analyser pour comprendre ce qui s’est passé. Au fil de notre aventure, nous allons comprendre comment on a atteint ce seuil critique. Et oui on a ici un jeu engagé, et un scénario qui suit cette trame. Notre héros est un peu comme les poupées du film d’animation sorti en 2009 de Shane Acker « Numéro 9« , le dernier recours pour sauver le monde. Un peu utopique voire simpliste mais chacun se fera son idée en y jouant.

Chaque planète a un nom original et un biome spécifique. On y trouve le biome Dorien, Lydien, Phrygien et bien d’ autres. Rien que le nom n’est pas choisi au hasard, cela fait partie du glossaire musical et évoque un des modes de la gamme majeure. C’est pour vous dire l’importance de la musique dans ce jeu.

En plus d’être un beau jeu à regarder, s’inspirant des films comme Mon voisin Totoro de Hayao Miyasaki ou de Wall E (en ce qui concerne les thèmes de préservation des forêts, des plantes… face à l’action destructrice des hommes), il y a son ambiance musicale et c’ est tout ce qui fait le charme de ce petit jeu.

Oui, le travail de Anomalie Studio en ce qui concerne la direction artistique est incroyable. Mélobot est une aventure musicale et visuelle originale. On se retrouve dans des mondes uniques, variés et colorées… bref c’est beau. Ce jeu est certes perfectible, et on n’a pas le rendu obtenu par la Team Asobi mais n’ oublions pas qu’ils ne sont que deux, donc on peut leur pardonner.

Et l’essentiel n’est il pas d’être conforme au message délivré ? Nous vous laissons découvrir le tout.

Surtout, c’est un jeu d’aventure musical et en tant que tel, le plus important c’est l’ambiance musicale. Pour le coup, et pour ma part, c’est une découverte incroyable. Que ce soit lors de l’exploration ou des combats de Boss, tout est calibré pour nous donner la meilleure expérience possible. Et là, le travail de l’artiste Nairod est d’une grande qualité des musiques d’ambiance jusqu’aux mélodies qu’ on doit reproduire. Un vrai plaisir auditif.

Seul bémol que l’on peut noter pour ce jeu est la répétitivité parfois lassante. On visite une planète, on soigne des plantes en rythme  et on combat un boss. Malheureusement le jeu sombre dans une boucle et il manque un petit rien pour en faire une pépite incroyable.

Oui, les mélodies changent et se compliquent en fonction des Méloplantes au fil de l’aventure mais on répète sans cesse deux ou trois mélodies pour soigner la planète. C’est bien dommage, il manque juste un petit truc pour nous happer et nous faire dire que c ‘est un superhit.

Pour conclure, nous pouvons dire que Mélobot the Last Song de Microids est une très bonne surprise graphique et auditive. Cependant, peu de temps après la sortie d’un jeu comme Astrobot, il ne tient pas forcément la comparaison, étant en deçà en termes de gameplay et d’originalité, mais ça n’enlève en rien sa beauté et sa créativité qui nous offre une belle symphonie musicale, une ode à la musique et un très bon premier jeu  d’Anomalie Studio (qu’il faut surveiller sur ces futurs projets).

AVIS DE LA REDAC

Mélobot the Last Song , une ode musicale développé par Anomalie Studio . Une expérience unique originale où l'on incarne un robot qui devient héros malgré lui pour sauver la flore d'une planéte. A l'aide d'un instrument de musique , il soigne les plantes en jouant . c'est à vous de l'incarner .

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
70
%
Animation
65
%
Maniabilité
65
%
Interet
60
%
Son
80
%
Graphisme
70
%
Animation
65
%
Maniabilité
65
%
Interet
60
%
LES PLUS
  • La musique collant à l'univers
  • Un jeu original et créatif
  • Une direction artistique réussie
  • Un jeu musical de rythme innovant
LES MOINS
  • La répétitivité du gameplay
  • Un peu plus de travail de finition surnext gen aurait été un plus
  • Pas sur switch alors que le format s'y prête
  • Manque de variété par rapport à Astrobot
68
%
CA PASSE BIEN

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