Squirrel with a Gun a été testé sur PC (Steam)
On ne va pas se mentir, le concept même du jeu est la base de notre intérêt à jouer à des jeux vidéo : être surpris, émerveillé, et, surtout en ce moment, avoir un jeu frais et nouveau dans les mains, pas une énième compilation ou un remake HD remaster d’un titre issu de la génération précédente. Squirrel with a gun tenait ainsi cette promesse, mais, vous le savez, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent…
Une sale histoire de gland
Tout commence dans un labo scientifique, lorsqu’un écureuil, assez classique dans son genre et que l’on appellera « vous » tout au long du test, arrive à s’y introduire et aperçoit une machine top secrète ressemblant furieusement à un gros gland. D’arbre, le gland. Après une introduction visant à récupérer le dit fruit, et servant à vérifier nos capacités de joueur, l’écureuil se saisit enfin de ce qu’il pense être son met favori, déclenchant alors une armada d’alarmes anti intrusion.
Dépêchés sur place, des « agents » en costume noir veulent vous faire la peau, mais, grâce à vos capacités matrixiennes, vous arrivez à subtiliser une arme de poing à l’un d’entre eux, et à renverser l’ubuesque situation. Ubuesque car le gun doit bien faire 15 fois le poids de l’animal, et que les petites papattes ne peuvent décemment appuyer sur la gâchette.
Mais, et c’est justement là que le jeu est complètement délirant, tout le titre va tourner autour de ce postulat, et notre écureuil va vivre la vie d’un renégat, prêt à tout pour sauver sa peau.
Une fois sorti du labo, on se retrouve dans une résidence typiquement américaine, guindée, ornée de belles maisons et d’habitants plus ou moins scriptés (plutôt plus que moins d’ailleurs).
Commence alors une partie de bac à sable géant au cours de laquelle il va falloir récupérer des glands, des petits et des bien gros, marrons ou dorés, dans des zones plus ou moins farfelues (lorsqu’on rentre dans une maison et que l’on voit une marre de lave entre nous et notre objectif, et qu’il va falloir jouer à « floor is lava », on est un peu surpris, d’autant que la maison semble étonnamment bien résister à cette marée rouge et brulante).
Dans la rue, les passants vont soit vous éviter en pleurant et en courant, soit être pétris de peur (ce qui fera tomber, ne me demandez pas comment, des glands de dessous leurs bras), car la vue d’une arme aux mains d’un petit et mignon sciuridé peut provoquer un certain émoi je le concède.
Voilà pour quelques éléments du jeu assez loufoques, et il y en a d’autres, comme les animations type « finish him », mais, malheureusement, cela ne fait pas tout un jeu.
Pas question de glander !
Et oui, car le jeu est court ! Avec des objectifs simples (ramasser de gros et petits glands), on déverrouille certains objets indispensables à la progression : les véhicules. Alors oui, un écureuil assis dans une majorette rouge, cela fait sourire, mais, force est de constater que le jeu ne brille pas par sa durée de vie (comptez moins de 5h) ni par ses qualités de gameplay.
En effet, sous couvert de jeu bac à sable, on se contente de faire et refaire les mêmes choses pour progresser, et l’ensemble montre ainsi assez vite un intérêt limité.
Alors certes, notre boule de poils est très bien réalisée, graphiquement parlant, mais les décors alentours, et les personnages, sont à peine correctement modélisés, tandis que l’effet de « flou » qui entoure l’écureuil lorsqu’on est trop près de lui peut s’avérer parfois gênant.
De plus, et l’on arrive aux vrais 2 points noirs du jeu, la jouabilité est exécrable ! La vue bouge régulièrement sans qu’on ne demande rien, il est souvent difficile de savoir exactement où nos pattes vont retomber (ce qui causa bien des décès), et les sauts, notamment d’un poteau à un autre, sont source de transpiration intense.
Enfin, la musique, monotone et de type « ascenseur », ne change pas d’un iota, ce qui a le don d’irriter les tympans à la longue. On ne demandait certes pas du grand Mozart, mais un peu plus d’attention sur ce point là aurait été profitable à nos esgourdes.
Au final, n’en reste pas moins un jeu qui a son petit charme, avec son humour décalé et ses situations farfelues. Malheureusement, cela ne suffit pas à faire avaler le gland (au lieu de la pilule – c’est un trait d’humour mon oncle).









