Iron Meat a été testé sur Ps5
IRON MEAT : Un jeu talentueux !
Après une démo qui avait mis l’eau à la bouche à de nombreux gamers, le jeu arrive enfin dans sa version complète et vient jouer dans les plates-bandes de Contra et autres Probotector. Iron Meat reste dans la lignée des jeux pour les hommes, les vrais. Un bon jeu pixel art à l’ancienne qui se passe dans un univers qui fera la joie des végans.
Après une vidéo d’introduction très bien réalisée qui nous rappelle un certain Jayce et les Conquérants de la lumière, nous sommes sur le même concept, mise à part que ce sont des plantes. Iron Meat a transposé la chose avec de la barbac : en effet, la terre est envahie par une biomasse interdimensionnelle appelée « la viande », créée par Yuri Markov dont son quartier général se trouve sur la lune.
Cette chose transforme tout en machine organique, ainsi que les humains, ce qui donne des choses parfois assez originales. Votre mission sera d’aller anéantir le mal à la source en traversant moult niveaux.
Iron meat est un jeu en 2D avec un visuel plutôt de bon aloi et qui offre la possibilité de pouvoir jouer à 2 en local comme à la bonne époque. Et oui, nous les vieux c’est ca qu’on veut!
Hmmm Charal !!
Vous incarnez donc un soldat et l’action se déroule comme tout Run n Gun classique sur un défilement horizontal vers la droite, voire à la verticale suivant les niveaux. Pour cela, on va vous faire voir du pays : vous débuterez en forêt, en passant par la ville, sur un train à la Tom Cruise, dans des bases secrètes lunaires et autres joyeusetés. Le jeu se déroule sur 9 niveaux qui sont diversifiés et originaux.
Les monstres jailliront de partout pour tenter de vous envoyer à l’abattoir. Et pour ce faire, on vous a fourni un arsenal pour faire pâlir Schwarzy dans Commando. Vous disposez de 2 armes, toutes 2 évolutives 2 fois – ça fait beaucoup de 2.
À vous de faire les bons choix pour conserver ses armes le plus longtemps possible, car au moindre accroc, vous perdrez l’arme et recommencerez avec l’arme de base. Vaut donc mieux jongler entre les 2 armes pour tenter de les conserver le plus longtemps possible.
On nous offre la possibilité de tirer dans tous les sens, en haut, en bas, en diagonale, et il est même possible de tirer à l’arrêt sur simple pression d’une touche, très utile pour ne pas tomber bêtement dans un ravin ou finir en chair à canon à cause d’un missile perdu. Vous aurez la possibilité de vous coucher afin d’esquiver les tirs et de pouvoir atteindre les ennemis au sol mais ne trouverez pas de roulade de disponible façon Contra.
Il vous sera difficile de faire le jeu sans vous faire toucher tant ça tire dans les coins et recoins, ainsi, amateur de no hits, passez votre chemin : Iron Meat nous offre un challenge inatteignable.
Le jeu offre plusieurs choix de difficulté vous attribuant un certain nombre de vies suivant votre niveau. Par exemple, le mode Easy vous donnera 30 vies. Tandis que le normal vous en octroiera 16 et le hard 8, et au vu de la difficulté, ce n’est pas un cadeau. Il vous arrivera de mourir bêtement, et ce, à plusieurs reprises, et c’est frustrant.
Si votre jauge de vie tombe à zéro, c’est la mort assurée et vous êtes bon pour recommencer le niveau du début. Les types d’armes sont variés et certaines carrément jouissives.
Le (Gras)phisme c’est la vie !
Les niveaux sont extrêmement bien réalisés et de toute beauté, le développeur y ayant apporté un soin particulier. Car oui, et c’est bien de ça dont il s’agit, nous sommes en présence du travail d’un seul homme et rien que pour ça ; respect. On sent qu’il a fait ça avec le cœur et qu’il doit être un grand fan de ce genre de jeu. Il y a du bon et du très bon et un peu de mauvais, donc nous ne lui en tiendrons pas rigueur.
Bien que le level design soit un peu sombre, on s’y fait vite tant l’action y est présente non-stop. Les graphismes peuvent d’ailleurs rappeler un certain Metal Slug.
À noter que le développeur a ajouté un mode graphique retro simulant des scanlines. Les niveaux sont divers et variés, bien qu’un peu sombres pour certains et d’autres pendant lesquels vous aurez du mal à discerner les plates-formes et encore plus en mode 2 joueurs ! Iron meat est assez brouillon par moment, c’est juste son point noir.
Les graphismes sont très bien pensés et vous ne passerez jamais 2 fois le même niveau ; la variété est bien présente. Les effets de fumées en arrière-plan sont juste exceptionnels.
À signaler tout de même qu’on se rapproche plus du dégueu et du gore que du conte pour enfant. Oui, c’est plein de viande putréfiée, de sang dans tous les coins, d’explosions qui tachent les murs. Du côté des ennemis cette fois-ci, vous retrouverez les mêmes dans quasiment tous les niveaux.
Un gros travail a été effectué sur les boss et mention spéciale pour celui du train, qui est juste incroyable et surprenant, et celui de la fin, dont nous ne dirons rien ici et vous laisserons ainsi découvrir par vous-même et qui vous laissera pantois à coup sûr.
Tex-Mix Spicy !
Enfin, une bande son qui envoie du steak, les morceaux sont grandioses pour peu que vous appréciez le métal bien gras, avec des guitares électriques qui défoncent, des chœurs et parfois même des chants. Enfin un développeur qui a posé ses rognons sur la table et n’a pas eu peur d’imposer son style.
Le bifteck est composé par Mikhail « Mischa » Levkovsky et autant dire que ça tabasse sévèrement et que ça change des musiques d’ascenseur (standard) qu’on nous impose aujourd’hui et qui sont fades et sans saveur. De plus, on vous propose une version rétro pour les musiques que vous allez vite abandonner pour revenir en mode normal tant elles sont plates.
On retrouve des styles de musiques que l’on pouvait avoir sur les consoles des années 90 avec un support CD tel que le MEGA-CD ou encore l’Amiga CD 32. Elle même qui nous offrait des morceaux d’anthologie, souvenez vous de Terminator ou encore du fabuleux Lords of Thunder, pour ne citer qu’eux.
C’est du très bon et en plus de ça vous aurez un bon cd à écouter dans la voiture si vous optez pour la version physique.
Comptez 2 bonnes heures de cuisson pour finir le jeu. Vous aurez possibilité de récupérer pas moins de 30 skins pour votre personnage, ce qui apporte une rejouabilité et un challenge en termes de scoring.
Voilà pour 20 balles ça fait le taf, et pas qu’un peu. Bravo !










