Dragon Ball Sparking! Zéro a été testé sur PS5
Suite de Dragon Ball Budokai Tenkaichi 3, sorti il y a maintenant plus de 15 ans, Dragon Ball Sparking! Zero veut mettre au goût du jour la série, qui a vu entre temps passer la saga « Super » et, tout récemment, « Daima » (ce qui fera l’objet d’un DLC !).
Si les joueurs ont pu profiter ces dernières années de la saga avec les très bons Kakarot et FighterZ, ici, Spike Chunsoft propose de revenir à la licence à succès des Budokai, en promettant une expérience dragonballesque complête. Verdict ?
Sayienara
Dans cet épisode, nous allons pouvoir suivre les différents arcs des sagas Dragon Ball Z et Super, en incarnant 8 personnages différents (Goku, Gohan,…) qui auront chacun une « ligne » de combats et d’histoires propres. Au joueur donc de parcourir un ou plusieurs scénarios, selon s’il veut jouer avec tel ou tel personnage. Ce mode est ainsi dénommé « Épisode de combat » et il nous est proposé d’emblée, afin de vivre et suivre l’histoire de nos héros préférés ! Il reste donc le mode le plus intéressant au niveau du scénario, ce dernier nous permettant de revivre les combats clés de la légendaire saga.
Par exemple, pour Goku, cela commence avec une premier affrontement face à Radditz, pour se terminer au Tournoi du Pouvoir. Une longue épopée vous attend donc !
De petites variations scénaristiques sont permises par le développeur qui a inclus la possibilité, selon la réussite d’objectifs secondaires, de modifier l’histoire et de suivre une trame inédite. Si ces ajouts sont forts sympathiques, ils restent accessoires et apportent seulement un peu de diversité dans l’histoire que l’on connait.
Notons que ce mode est composé de combats entrecoupés de sayanètes qui ne sont que des images avec du texte, le tout racontant les évènements ayant lieux entre chaque combat. On trouve quelques animations évidemment, mais c’est bien dommage de ne pas avoir droit à une version plus animée et plus étirée, qui permettrait de se plonger bien davantage dans l’histoire.
Ainsi, on passe assez rapidement d’un combat à un autre, les intermèdes expédiant trop rapidement les tenants et aboutissants scénaristiques. Dommage, car c’est un point sur lequel on aurait aimé s’attarder un peu plus, notamment ceux qui auraient survolés certains arcs narratifs de la série.
Mais le jeu propose bien plus que ce mode histoire, et notamment un mode « combat personnalisé » qui va permettre aux joueurs de créer leurs scénarios, en allant de la page de présentation ou des lieux d’affrontement aux ennemis rencontrés en passant par les dialogues et effets de transition. Un peu comme un « créateur de niveaux », Sparking! Zéro donne ainsi libre cours à notre imagination et permet de s’immerger et s’imprégner davantage dans l’univers crée par Akira Toryama.
Un bon point donc, même si le développeur permet de retrouver des scénarios qu’il a déjà pré établis (une petite quarantaine) mais qui ne font en rien partie de l’histoire connue de DBZ ou DB Super.
Ce mode ajoute donc une belle richesse au titre, et lui donne une belle durée de vie permettant, virtuellement, de jouer indéfiniment à des histoires toujours renouvelées.
S’ajoutent à cela des missions ou défis à remplir, de la personnalisation, une boutique (gagner des combats et avancer dans le scénario permet de gagner de jolies sommes à dépenser, notamment pour débloquer certains personnages). Le tout le reste ainsi dans le domaine de l’habituel.
Et bien sûr, comment, oui, comment ne pas évoquer l’autre pan imposant du jeu, à savoir le mode multijoueur (local ou en ligne), qui permet de s’affronter en famille ou entre amis, avec nos personnages préférés !?!?
Sayien Super Crew
Et en parlant de « crew », on peut dire que Bandaï Namco n’a pas lésiné sur les moyens niveau roster ! On retrouve en effet plus de 180 personnages jouables dans le titre, oui, plus de 180 ! Alors certains sont à débloquer, mais on part déjà avec une somme conséquente de combattants, et il y a de quoi se faire plaisir.
Certes, certains héros comme Goku reviennent dans de nombreuses versions (je dois avouer, ma Madeleine de Proust, c’est le SSJ3…) mais chaque personnage, en fonction de son évolution, aura des capacités différentes, rendant les combats non linéaires que l’on choisisse Goku GT ou Goku Ultra Instinct.
D’ailleurs, le développeur a prévu une marge de progression : plus on joue avec un personnage, plus le score de « maitrise » augmente. Cela va relativement rapidement (le nombre d’étoiles monte vite, même lorsqu’on perd un combat), mais on peut ainsi commencer à se spécialiser dans le maniement de certains avatars, afin de monter en compétence.
De même, les mécaniques de jeu, si elles nous sont rapidement enseignées au lancement du jeu, vaillent qu’on s’y attarde dès le début au risque de souffrir lors des premiers combats ! Malgré plusieurs modes de difficulté, l’IA se montre ainsi robuste et n’hésite pas à nous attaquer sauvagement, rendant les combats âpres et souvent furieux.
Il est alors nécessaire de maîtriser à la fois la défense et l’attaque, car le répits n’est souvent que de courte durée. Le jeu mêle ainsi de nombreuses variations de gameplay, avec des temps morts obligatoires pour « monter » son Ki (afin de pouvoir réaliser des esquives ou des coups spéciaux) et des temps sans relâche durant lesquels les coups doivent fuser.
Le jeu joue également sur la profondeur (on peut s’éloigner grandement de son adversaire), tout comme sur la verticalité. Et il ne faut pas éviter d’en abuser afin de se mettre parfois à l’abri pour recharger les batteries !
Malheureusement, pour en revenir au côté multijoueur, une seule arène est disponible, ce qui est fort dommage quand on voit la pléthore d’environnements disponibles, notamment dans le mode histoire. En local, l’écran est partagé, permettant à chaque joueur de profiter d’une certaine visibilité (il ne faut pas par contre avoir un écran trop petit !)
Des combats impressayienants
Enfin, parce que c’est aussi un peu ce que l’on recherche dans un jeu Dragon Ball, c’est la fidélité graphique et technique à l’anime. Et pour le coup, c’est vraiment impressionnant ! Si l’épisode FighterZ avait mis la barre très haut, Sparking Zero enfonce le clou ! Alors, sur une base d’Unreal Engine, pas de surprise, c’est beau, le dessin est propre, léché, les explosions et effets spéciaux spectaculaires, et l’on se sent immergé dans cet univers de la plus belle des façons.
Les personnages sont très bien détaillés, les poses fidèlement reproduites, les coups spéciaux détonnent et envahissent l’écran et les combos partent à toute berzingue, dans un vacarme sonore endiablé et un délire visuel du plus bel effet. Notons que les effets de destructions, tout comme les effets des coups spéciaux, sont très bien réalisés et spectaculaires à souhait.
N’en reste pas moins quelques bémols, comme une lisibilité parfois délicate vu la rapidité de l’action, et les mouvements rapides (les dash), même très fluides, peuvent parfois nous jouer des tours, en nous faisant nous retrouver contre un mur sans plus pouvoir nous déplacer, voire nous faire nous retrouver derrière, sans possibilité de sortir un bon Kame Hame Ha des familles.
Mais ces écueils, on apprend à jouer avec, tant le reste est grisant !
Enfin, petite mention sonore : rien de bien fou, mais le Sparking! Zero est en VO (un excellent point), et sous-titré en français, afin de ne louper aucune miette du jeu.
Au final, on a donc en face de nous un jeu qui est un fier représentant du trait génial initié par Toryama, et l’on en prend plein les mirettes, le tout enrobé dans une fluidité sans faille, gratifiant le joueur à chaque instant. Les bémols retenus sont à la marge, et l’on prend énormément plaisir à découvrir ou redécouvrir les combats iconiques de la saga.














