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TEST : Metaphor: ReFantazio – La licence à découvrir

RINCEVENT [Rédacteur]
Créature 100% pur beurre a la plume parfois maladroite mais toujours sincère et dont la traversée des années 80/90 en compagnie de Sega et Dorothée n'est pas sans conséquences... On a la culture qu'on mérite !!

Metaphor: ReFantazio a été testé sur Xbox série X à partir d’un code fourni par l’éditeur. Merci à lui ! Screenshots tirés de cette même version.

Je les entends encore me dire « Allez, Rincevent, c’est estampillé Sega, il faut qu’on le teste c’est un gros jeu, c’est du lourd, et puis ça va te sortir de sa zone de confort, prends cela comme un challenge !!« , avant de m’achever par un «  Ca va te rappeler ta jeunesse quand tu avais le temps de déglinguer 80 heures dans un jeu« …C’est vrai que le divorce entre le J-Rpg et moi remonte au début de ce siècle (NDR : mon arthrose s’est soudainement réveillé en écrivant cette phrase) et c’est avec Final Fantasy 12 que s’arrêta notre relation. 18 ans plus tard, arrive ce Metaphor : ReFantazio à la rédaction.

metaphor refantazio mega force 7

Autant être honnête et avouer tout de suite que je ne peux pas encore me prononcer en ce qui concerne l’histoire complète de Metaphor : ReFantazio . Les productions Atlus atteignant sans trop de difficultés les 80 heures en terme de durée de vie, impossible, à l’heure où j’écris ces lignes, d’être critique et un tant soit peu objectif. Ce test sera donc complété et la note potentiellement réajustée lorsque j’aurai parcouru l’entièreté du scénario.

Cependant force est de constater l’indéniable talent de Katsuno Hashino pour immerger le joueur dans un monde complexe et travaillé. Associé au coup de crayon de Shigenori Soejima au chara-design, ils développent ainsi un nouvel univers pour Metaphor : ReFantazio. Comme pour marquer la rupture avec leur série phare, les développeurs nippons délaissent le quotidien des lycéens et  nous proposent cette fois d’arpenter les contrées verdoyantes et fantastiques du royaume d’Euchronie. Si cela peut paraître originale au regard de leurs précédentes productions, mais beaucoup d’entre nous risque de ne voir qu’un énième J-Rpg de Fantasy parmi tant d’autres.

metaphor refantazio mega force 1

Pourtant, dès les premières minutes, Metaphor : ReFantazio offre autant d’informations que d’interrogations à propos du monde duquel il s’apprête à nous ouvrir les portes. Derrière le sempiternel prince maudit, l’indéboulonnable héros cachant en lui un potentiel insoupçonné, ou encore les indéfectibles compagnons d’armes au lourd passé, de petits détails viennent chatouiller la curiosité du joueur : Pourquoi dans ce monde, où se côtoient personnages anthropomorphe et individus aux allures singulières mais humaine, les plus grands monstres sont-ils nommés les « Humains » ? Pourquoi m’a t-on demandé sans raison mon nom de joueur en plus de celui que je souhaitais pour le protagoniste principal ? Quel est ce livre qui semble décrire un monde ressemblant étrangement à notre monde contemporain ? Bien sûr Metaphor : ReFantazio pourra aussi compter sur la capacité de ses auteurs à traditionnellement aborder des sujets sensibles et graves.

metaphor refantazio mega force 6

Force est de constater que, après avoir pris mes distances avec le genre aussi longtemps, me replonger dans Metaphor : ReFantazio m’a apporté une forme de nostalgie. Evidemment, la direction artistique forte appliquée avec soin jusqu’à la stylisation unique des menus, une des signatures de la série phare Persona, joue parfaitement son rôle de touche moderne et ancre le jeu dans son époque. Mention spéciale aux cut-scenes en animés magnifiques qui rappelleront à certain(e)s d’entre nous, le déferlement d’intros de ce genre à l’ère PS1/Saturn.

Cependant le découpage exploration/dongeon/avancée du scénario, les possibilités au combat attaque, magie, objets aux effets divers, et autres stratégies profitant au système de tour par tour tellement typiques… Rien ou presque n’a changé depuis Final Fantasy 12 d’un point de vue gameplay.

metaphor refantazio mega force 4

Ce sentiment d’être rapidement comme dans des chaussons étouffe forcément tout effet de surprise, mais ne gâche pas pour autant son efficacité. Et soyons franc, les combats dans Metaphor : ReFantazio sont très plaisants. Les archétypes, l’équivalent des Personae dans la saga homonyme, sont des invocations ayant chacun leur propre spécialité et donnant accès à différents pouvoirs. Et les spectaculaires mises en scène de leur attaques, associées au soin apporté aux multiples écrans de transition apportent du dynamisme à des confrontations traditionnellement statiques. Et malgré cette sophistication à outrance, se diriger dans les menus est d’une fluidité très plaisante. On prend très vite ses marques

Metaphor : ReFantazio c’est aussi la fin des combats aléatoires qui ponctuent tous les grands classiques jusqu’en devenir insupportables !! Les « petits  » ennemis, peuvent être vaincus en assénant quelques coups d’épée façon Action-Rpg. Pour les plus faible, le combat se termine après quelques estocades. Si l’adversaire est plus résistant, le combat tour par tour classique s’enclenchera mais le joueur aura un avantage substantiel pour remporter la victoire. Une idée tout simplement brillante qui rend l’exploration plus fluide et agréable, d’autant plus que le monde à découvrir s’avère simplement immense.

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Bien évidemment, la bonne conduite des combats dépends grandement de votre capacité à faire progresser votre personnage et ses compagnons. Même constat que précédemment, Metaphor : ReFantazio est l’incarnation du changement dans la continuité. On retrouve donc les statistiques de force, magie ou bien d’agilité dans la grande tradition du genre. Sauf que, la récolte de points d’expérience ou le farming d’objets ne suffira pas à créer votre guerrier ou mage guérisseur parfait. Seules les relations que vous tisserez avec les personnes que vous croiserez tout au long de votre périple vous donneront accès aux arcanes les plus puissantes. Une idée bienvenue et originale, qui récompensera l’exploration et donnera de l’importance à vos choix lors des phases de dialogues. Mais c’est aussi une fois de plus, une idée fortement inspirés des liens sociaux de Persona. Et vous avez intérêt à aimer toute cette partie de gestion des relations, car c’est une activité aussi indispensable que chronophage.

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Mais la nostalgie ne gomme pas tout et s’amenuise à mesure que le temps passe. Si l’aspect visuel affiche un caractère bien trempé résolument contemporain, techniquement parlant, Metaphor : ReFantazio ne fera pas souffler votre console ou PC. Les productions de la division Studios Zero d’Atlus ne se sont jamais démarquées dans ce domaine, mais le retard pris face à la concurrence actuelle visuellement plus aboutie, rebutera forcément un public toujours en attente de jeux exploitant pleinement leurs machines « new gen ». Les temps de chargements courts mais nombreux auxquels s’ajoute un aliasing bien présent, noircissent encore un peu plus la facture technique

Terminons quand même sur une bonne note…de musique !! Comme moi lors de ce test, Shoji Meguro est sorti de sa zone de confort pour nous partager avec l’OST de Metaphor : ReFantazio une nouvelle facette de son talent. C’est donc une bande originale orchestrale aux forts accents cuivrés qui va nous accompagner tout au long de notre aventure. Un costume qui sied parfaitement au cadre dans lequel on nous immerge mais qui peut déconcerter les habitués aux précédentes productions de celui qui a su donné une couleur musicale unique à la série fétiche d’Atlus.

AVIS DE LA REDAC

Metaphor : Refantazio tente ce grand écart très délicat de surprendre sa fan base et d'attirer de nouveaux joueurs en s'écartant du cadre contemporain de ses ainés tout en veillant à ne pas trahir leur ADN et éviter de se mettre à dos cette même fan base et les adorateurs de ce genre très codifié du J-Rpg. Et malgré un bilan technique daté qui gâche l'ensemble, Atlus reste fidèle envers sa charte qualité pour ce qui est de créer un monde avec force de détail et de profondeur qui ne se découvrent et s'apprécie qu'au fil des heures passées. Gageons que le scénario tienne ses promesses et réponde aux questions qi'il pose dès les premiers instants de jeu.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
92
%
Graphisme
75
%
Animation
82
%
Maniabilité
90
%
Interêt
80
%
Son
92
%
Graphisme
75
%
Animation
82
%
Maniabilité
90
%
Interêt
80
%
LES PLUS
  • Direction artistique singulière
  • Le monde d'Euchronie et tout ce qu'il contient
  • Les combats passionnants et plaisant à jouer
  • Le changement dans la continuité, c'est agréable !
LES MOINS
  • Le changement dans la continuité, ce n'est pas forcément le mieux non plus
  • Techniquement à la ramasse
  • Trop d'emprunts pour se démarquer de ses ainés
84
%
OH QUE OUI !

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