Silver Valley a été testé sur Sega Master System (et ça fait tout drôle d’écrire ces quelques mots !)
Vainqueur de la SMS Power! Competition 2017 (dont nous avons couvert les éditions 2023 et 2024), l’ambitieux et talentueux Enrique RUIZ souhaitait proposer un jeu mêlant énormément de styles au travers d’un nombre presque incalculable de niveaux, le tout sur notre chère SEGA Master System ! Sorti en toute fin 2017 en version « ROM » le jeu s’est doté cet été d’une version physique, et pas des moindres, grâce à une édition collector de toute beauté (que nous vous proposons de découvrir en fin d’article).
A l’heure de la PS5 Pro sans lecteur, quelles sensations éprouvons-nous à insérer cette belle cartouche dans le slot de la Master System ?
Manette rectangulaire à 2 boutons en main, est-ce un violent retour en arrière qui nous fait prendre conscience que l’on a (mal?) vieilli ?
La Master System est dans son « Silver Age » !
C’est avec fébrilité, et non sans souffler un petit coup « comme au bon vieux temps » dedans, que nous insérons la cartouche dans la Master System, et lançons le jeu.
Pas de mise à jour à faire, pas de connexion internet obligatoire, pas de temps de chargement, que c’est bon !
Puissance et mémoire d’époque oblige, l’introduction est succincte, mais permets de cerner l’ambiance et l’histoire : après quelques niveaux qui vont faire office de tutoriel pour apprendre à déambuler et jouer de notre arme, puis après avoir affronté un premier boss, on apprend que l’on va devoir chercher des joyaux qui permettront de vaincre le terrible dragon qui terrorise la population.
Postulat simple mais efficace, et surtout joyeux prétexte pour parcourir ce monde et les 81 niveaux qui le composent ! Oui, plus de 80 niveaux à parcourir, c’est incroyable pour la petite cartouche noire ! Alors, on peut légèrement tempérer notre enthousiasme, car les niveaux ne sont pas longs ; en tout cas ils peuvent se finir plutôt rapidement, une fois la jouabilité domptée.
Ayant un peu les doigts rouillés (tout comme, sans doute, ma vielle manette), il a fallu se réapproprier les codes d’usages et d’utilisation des 2 boutons (saut et utilisation de l’arme) et du pad directionnel qui craque à chaque appui sur une direction ! Après quelques minutes, et quelques niveaux, les sensations reviennent, et l’on commence à rapidement prendre du plaisir à parcourir ces courts stages !
Alors attention, cette sensation est en trompe l’œil : le jeu étant difficile, il mettra ce plaisir à rude épreuve, mais la sensation n’en est que plus grisante d’arriver à terminer un parcours sur lequel on bute depuis un moment.
Néanmoins, le système mis en place par le développeur donne en fait au joueur des vies infinies : si l’on trépasse (on a 3 petits cœurs à ne pas perdre), on recommence le niveau, sans perdre de « continue », le game over n’intervenant que lorsqu’on décide de nous même de quitter la partie.
A la fois difficile et souple avec nos doigts, ce système permet d’apprécier le jeu à sa juste valeur, nous permettant de recommencer de nombreuses fois un niveau jusqu’à enfin le réussir !
Car la jouabilité, simple mais pas simpliste, joue parfois avec nos nerfs, tant il faut bien anticiper les sauts, la distance des coups, et, surtout les pièges et ennemis qui se dressent sur notre chemin.
SEGA Valley Championship
Et de ce côté là, les 81 niveaux permettent d’apporter à la fois une riche variété d’ennemis, mais aussi une bonne variété de gameplay, avec des niveaux au sol, en mer ou dans les airs. L’ensemble est cohérent et permet de découvrir des graphismes chatoyants, même si certains passages peuvent vraiment se montrer corsés.
Puisque l’on est sur les graphismes, ceux-ci sont de très bonne facture (pour du 8bits évidemment, nous ne sommes pas devant le dernier Call of !), avec une belle variété de décors et des ennemis qui se différencient vraiment. Tout est fluide, et il le faut tant le jeu est intransigeant ! Nous avons noté quelques bugs graphiques parfois, mais rien qui ne viennent gêner la jouabilité : une partie de mur ou un ennemi qui va « clignoter » par exemple, rien de bien rédhibitoire en définitive.
Il est à noter par contre que le premier boss, vraiment ardu et contre lequel j’ai pas mal buté, a, semble t’il, été vaincu par un glitch sur lequel je suis tombé par hasard, le fourbe restant bloqué à proximité de mon arme au bout d’une minute environ. Je me retrouvais alors à simplement marteler mon bouton de « coup » afin de l’enchainer tranquillement. Si je ne ressors donc pas grandi de ce combat, il est à signaler que ce petit bug m’a bien aidé (si c’en est un, l’ennemi ayant peut-être simplement voulu faire du corps à corps !).
Dans tous les cas, les bugs croisés sont rares et témoignent de l’excellence du développeur dans la programmation du jeu !
Terminons ce test sur une note musicale : les différents environnements sont accompagnés de musiques agréables, même pour de la musique d’époque, et le tout fonctionne bien. Petit bémol : quand on recommence une dizaine de fois un niveau, cela peut être un peu rébarbatif, et bémol également pour certains bruitages, qui se ressemblent, voire sont les mêmes alors que les situations sont différentes.
Nous vous proposons, pour finir, de découvrir la version collector du jeu, ainsi qu’un avis vidéo avec les copains de Chaos et Harmony Retrogaming qui vous présentent l’unboxing et quelques niveaux du jeu ici !
Vous pouvez découvrir la version « ROM » ainsi que l’histoire du développement du jeu sur les sites de SMS Power! et de MO5.
Petite info bonus : un mini-jeu est même inclus dans Silver Valley !
Autre petite info bonus : Les versions standards arrivent bientôt, renseignements sur le groupe Facebook de Fixoid !









