Souno’s Curse a été testé sur PC via Steam.
Il existe des jeux de plateformes, comme la série des Sonic, où il suffit d’avancer à la recherche des Rings bien connus. D’autres sont un mélange de plateforme et d’aventure, le plus connu des joueurs est sans aucun doute Castlevania, dont l’ambiance est toute particulière.
À coté de ce genre de jeux, on peut tomber sur une pépite telle que Souno’s Curse. Bien plus qu’un jeu de plateforme, il nous fait nous interroger sur nos regrets et les souvenirs perdus, qui nous concernent tous.
La prouesse des décors colle parfaitement au message des développeurs. Les level-design ont été dessinés à la main, et il faut avouer que le rendu est magnifique.
Disponible pour le moment uniquement sur Steam, Pixelheart, qui soutient le projet, affirme une sortie sur console NextGen, sans toutefois préciser de date.
Comment on y joue ?
L’ayant testé sur Steam, et donc sur PC, la prise en main au clavier est plutôt bonne, mais je recommanderai si possible d’utiliser une manette pour les joueurs qui ne sont pas très à l’aise avec ce périphérique. Les mouvements combinés nécessaires à certaines actions sont plus simples avec un pad, en tout cas pour les joueurs plus orientés consoles comme moi.
Il existe dans le jeu des moments d’exploration, de quêtes et de combat : les moins simples sont ces derniers, et surtout ceux des boss de fin de niveau. Il y a un véritable palier entre la difficulté du jeu, qui nécessite parfois de s’y reprendre à plusieurs reprises pour bien appréhender les subtilités, et celle des boss dont la victoire se mérite. Et, petit bémol, aucune barre de vie sur ce dernier, donc il n’existe pas de moyen de savoir où on en est dans notre affrontement, ce qui paraît souvent frustrant.
Heureusement que l’aventure est immersive et le personnage principal attachant. Il est doté d’une aide magique pouvant être très utile sur certaines plateformes avec des ennemis volants.
Aucune sauvegarde automatique n’est présente : il faut rencontrer les faucons, qui régénèrent vie et magie. Cela rajoute de la pertinence au jeu, et sont toujours bien placés après des niveaux plutôt difficiles, ce qui permet de se soulager d’une peur de tout recommencer au dernier checkpoint.
Il faudra ainsi souvent de la persévérance et recommencer plusieurs fois certains niveaux. Pas sur les deux premiers qui restent à peu près accessibles, mais ceux d’après vont mettre votre patience à l’épreuve.
C’est beau ?
Les décors dessinés à la main sont de toute beauté. Les effets de lumière, de fumée sont du plus bel effet !
Tirons notre chapeau aux designer de la Kiro Team pour leur excellent travail, et la minutie des détails est époustouflante.
La variété des décors est aussi à noter. On commence dans une forêt, puis une grotte, puis on se retrouve dans un environnement urbain ou au sein d’un château. Et oui, l’inspiration Castlevania prend tout son sens ici. Le dépaysement est bien là, et c’est très agréable d’accompagner Souno dans cette si belle aventure dans laquelle la conception des graphismes a du prendre énormément de temps. Mais la récompense est bien là : le jeu est sublime. Aucun niveau ne se ressemble, et aucune différence sur la qualité visuelle n’est à remarquer.
On écoute quoi ?
Décidemment, sur les jeux que je teste depuis un petit moment, je ne peux pas juger de la qualité des paroles au sein d’un jeu. À l’instar des autres, aucune vocalise audible, seules des bulles de conversation apparaissent, et on ne les différencie pas trop des bulles de tutoriel. Ce n’est pas gênant dans l’aventure en elle-même, mais des dialogues auraient amenés un petit truc en plus.
Les musiques par contre sont en accord parfait avec le jeu : plus dynamiques lors des combats de fin de niveau, plus sereines dans les phases d’exploration. La bande son fait partie intégrante du jeu, et je conseille l’utilisation d’un casque audio pour en profiter pleinement.
Les bruitages sont aussi très bien dosés, sans gâcher l’ambiance générale. C’est vraiment une réussite.
Vous avez dit fluidité ?
Il n’existe aucun paramètre pour le réglage graphique, le jeu se suffisant à lui-même. Les mouvements des personnages (Souno ou ses ennemis) ne souffrent d’aucun ralentissement. Le constat est identique s’il y a beaucoup de monde à l’écran, ou lorsque l’animation accélère pour combattre ces fameux boss qui vous donneront du fil à retorde.
Les petits effets de mouvement apportent aussi beaucoup de fluidité dans les déplacements, et l’idée est bonne car elle permet d’accentuer ce qui se passe à l’écran. Tout comme les graphismes, il est difficile d’apporter une critique sur la fluidité tout le long du jeu.









