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TEST : Les Tortues Ninjas : Les mutants se déchainent !

RINCEVENT [Rédacteur]
Créature 100% pur beurre a la plume parfois maladroite mais toujours sincère et dont la traversée des années 80/90 en compagnie de Sega et Dorothée n'est pas sans conséquences... On a la culture qu'on mérite !!

Le test de Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent ! et les screenshots sont issus de la version Xbox série X à partir d’un code fourni par l’éditeur. Merci à lui !

Si il est une chose incroyable avec la licence Tortue Ninja, c’est cette faculté à vouloir satisfaire tous leurs fans en leur offrant des productions calibrées pour chacune de ses strates de public. Vous êtes né avec Leonardo, Donatello, Raphaël et Michelangelo ? Une Cowabunga Collection ou encore un Shredder’s Revenge au doux parfum néo-retro sont à votre disposition.

Vous êtes né avec Leo, Donnie, Raph et Mikey ? Et bien après avoir goûter au rogue-like avec Le destin de Splinter, le studio Outright Games vous propose un retour au Beat’em Up avec Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent.

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Parce qu’il se veut être la suite directe au film de 2023, Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent ! en reprend l’esthétique si particulière. Il faut avouer que ce parti pris visuel entre image de synthèse, effets de crayonnés singuliers et animations saccadées, crée une vraie identité aux nouvelles aventures des Tortues.

Et comme tout parti pris esthétique radical, on aime ou on déteste. Mais l’ensemble est suffisamment travaillé pour offrir un tout cohérent, rythmé par des nappes musicales efficaces sans être mémorable à la forte inspiration urbaine, en parfaite adéquation avec le cadre du jeu.

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L’histoire nous plonge quelques mois après la fin de Ninjas Turtle : Teenage Years, dans un New York où désormais cohabitent humains et mutants. Mais certains d’entre eux, nommés les Démutants montrent de plus en plus belliqueux à cause d’une phéromone volontairement diffusée dans toute la cité. Et c’est l’agression de Splinter qui va conduire nos quatre Tortues d’enfer à empêcher le TCRI, une sorte d’OCP mais version plus radicale encore, d’imposer ses méthodes dictatoriales sur la population.

Le scénario de Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent ! est classique, accessible à tous, et se laisse suivre comme une saison d’une série sympa malgré un twist final prévisible et assez mal amené. Et comme pour une série là encore, prévoyez une grosse quinzaine d’heures pour en voir le bout.

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Cependant, pour apporter de fraicheur et d’originalité, les développeurs de AHeartfulOfGames ont choisi de s’inspirer…d’Atlus !! Votre périple dans les rues newyorkaises se fera donc au rythme d’un calendrier, chaque jour étant divisé en deux phases. Les décors du jeu offrent tous ainsi une variante jour/nuit, ce qui est plutôt agréable et bienvenue car se promener en ville se limite à choisir un point d’intérêt sur une carte.

Attendez vous donc malheureusement à parcourir plusieurs fois le même environnement, donnant une désagréable sensation d’étroitesse qu’on n’a plus l’habitude de ressentir depuis l’avènement des Opens Worlds. Sans compter le fait, qu’excepté les égouts, tout se déroule en milieu urbain, difficile dès lors de varier les décors et les atmosphères visuelles.

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Pour remplir vos journées (et vos nuits), Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent !  vous propose plusieurs activités. La quête principale devra ainsi être réalisée avant un nombre de jours défini, chaque tentative échouée étant sanctionnée par la perte d’une demi-journée.

Les premières missions s’avèrent vite ennuyantes, la faute à un tutoriel trop long et au manque de possibilités en combat. Cependant, le gameplay s’étoffe plus que suffisamment au fil du jeu pour obtenir au final un attirail très complet en matière d’enchainement de coups et offrir un bon feeling manette en main.

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Malheureusement, ces sensations très plaisantes sont vite gâchées par une overdose d’effets visuels criards : entre les impacts de coups, les ennemis « dopés » plus résistants et qui clignotent en rose, ou encore les désormais incontournables symboles au dessus de l’ennemi alertant d’une imminente attaque, l’écran se transforme rapidement en un marasme assez illisible, gâchant au passage la qualité des animations en combat de nos héros à carapaces.

De plus, Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent ! a choisi une caméra fixe façon Devil May Cry sur laquelle vous n’aurez que très peu d’influence en jeu et qui décide de temps en temps de faire n’importe quoi ! Et pour agrémenter le tout, des bugs vous bloquant dans le décor, des murs invisibles, ou encore un ATH qui ne veut pas s’effacer (même pendant les cinématiques) s’invitent aussi à la fête.

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Ces petits désagréments sont d’autant plus dommageable  puisque Les Tortues ninjas : les mutants se déchainent ! réussit à contourner avec talent le « swap color », un défaut récurrent au genre.

Ainsi, plutôt que de simplement changer la couleur des ennemis pour enrichir son bestiaire, le jeu a la très bonne idée d’opter pour un système d’ajout d’accessoires offensifs sur un même démutant : remplacement de poings américains au lieu de gants de boxe, ajout d’un canon laser dorsal, ou d’une capacité supplémentaire de combat… Le tout introduit par une courte cinématique qui se déclenche lorsque vous croiserez leur chemin pour la première fois. Un effort et une originalité suffisamment louable pour être souligné.

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Qui dit quête principale, dit forcément quêtes secondaires. A l’instar d’un Metaphor : Refantazio, les jours précédents l’ultimatum de chaque mission seront l’occasion de consolider des amitiés avec votre entourage. Ces objectifs annexes ne sont pas si secondaires que cela, puisque de la progression de ces liens entre nos éternels adolescents mutants et leurs amis permet de débloquer de nombreux coups et mouvements pour mieux faire à vos ennemis.

Une excellente idée pour atténuer la répétitivité inerrante au Beat’em Up et laisser respirer le joueur mais malheureusement plombée par des histoires peu intéressantes car sans enjeu dramatique et en dissonance totale avec le scénario principal. Ainsi, entre deux sauvetages importants, vous serez amené à aider vos relations pour piloter un drone, gouter les spécialités d’un coffee shop, ou encore coanimé un podcast !  Passionnant (ton sarcastique fourni) !!

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Pour enfoncer le clou, si l’histoire principale se voit doté d’une VF intégrale de bonne facture, notamment grâce à la présence des doubleurs officiels au casting, les missions secondaires devront se contenter de textes. Une idée peu pertinente quand la plupart d’entre elles ne consiste qu’en une suite de dialogues sans aucune possibilité d’influence de réponse.

La mise en scène ne rattrape pas du tout l’absence de voix, se contentant de soporifiques champ/contre champ pour illustrer ces phases d’échange verbal. Par contre, elle permet de se rendre compte que Unity n’est pas le moteur graphique le plus adapté pour retranscrire le style visuel du film, certaines textures des personnages en gros plan semblent tout droit sorti d’un remaster 4K d’un jeu PS2 !!

Et si l’envie vous en prend, vous pourrez devenir livreur de pizza pour BeeBop et Rocksteady (!) sous forme de parcours chronométré. Des niveaux qui vous ferons vous demander quand est-ce que les développeurs de jeu vidéo vont enfin comprendre que des phases de plateformes dans un jeu en 3D avec une caméra fixe n’est pas du tout une bonne idée !!!!!

EN RESUME

Difficile d'apprécier pleinement ce Tortues Ninja : Les mutants se déchainent ! Le feeling manette en main est plutôt bon et les bonnes idées sont bien présentes comme le calendrier ou l'amélioration du personnage grâce aux missions annexes originales pour un jeu de baston, mais l'ensemble est pénalisé par de nombreux problèmes. Au delà du manque d'ampleur, de dramaturgie et de grands méchants (où sont donc Shredder et Krang ?) qui apparente cette nouvelle aventure à un "vis ma vie de tortue mutante adolescente en 2024", c'est surtout les fautes techniques, la caméra ingérable en tête, qui ternissent un tableau qui aurait pu être une expérience agréable mais qui se contentera de n'être qu'un produit d'exploitation de plus parmi d'autres.

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    CONCLUSION DU SCHMURZ

    Son
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    Graphismes
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    Animation
    40
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    Jouabilité
    55
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    Intérêt
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    LES PLUS
    • L'ambiance sympa que dégage le jeu
    • Le système de combat complet
    • Bonne durée de vie
    • VF de qualité
    • Rayyyyy Filetttttt !! (je l'adore)
    LES MOINS
    • Un manque de finition flagrant
    • La caméra insupportable par moment
    • Le côté "brouillon" des combats
    • Les quêtes secondaires insipides
    • Le moteur Unity pas adapté au style graphique
    51
    %
    CA PASSE BIEN

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