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MEGA INTERVIEW #5 : Mad Angel – Talentueux Rédacteur de Méga Force

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Toujours en vadrouille pour découvrir les membres de la rédac’ – affectueusement surnommée la Mega-Team – nous faisons halte ce jour pour en apprendre plus sur Mad Angel, testeur au sein de l’équipe.

Yaeck : Bien le bonjour cher Mad Angel et ravi de pouvoir te découvrir à travers cette interview. Pour commencer par le commencement, peux-tu te présenter à nos chers lecteurs ? À la fois en tant que gamer mais aussi de manière plus générale…

Mad Angel : Tout d’abord bonjour à tous. Je m’appelle Étienne de mon vrai prénom et j’ai 40 ans au moment de cette interview. Mon expérience dans le monde du jeu vidéo commença avec la Nes que mon cousin m’avait vendu après avoir acquit une Super Nes, nous étions au début des années 90. Je n’ai profité de ma Nes que peu de temps car cette dernière est rapidement tombée en panne après mon acquisition.

Dans la foulée je reçu en cadeau la (ou le) Gameboy. Bien que culte je n’ai jamais vraiment accroché à cette console portable, l’absence de la couleur étant mon principal frein. Je bavais devant la Game Gear de mes potes avec son écran en couleur rétro éclairé même si les histoires de piles se vidant plus rapidement que l’éclair avaient déjà fait le tour des cours de récré.

Quelques mois où années plus tard (j’ai du mal à me situer dans le temps ici) ma mère m’offrit ma première console de salon neuve à Noël. Ce fut la Megadrive vendue en bundle avec Sonic & Knuckles. Autant vous dire que la console avait déjà quelques années. La Megadrive fut vraiment la première console qui me marqua et me fit rentrer dans la fan attitude pour Sega. Les jeux m’ayant marqué sur la 16-bit de Sega à l’époque furent les quatre Sonic en 2D, Street of Rage, Mickey and Donald World of Illusion, Altered Beast, Theme Park, La Légende de Thor, Super Street Fighter 2 et Pac-Mania.

sonic title scaled

Après la Megadrive, j’entrais dans la génération 32-bits par l’intermédiaire de mes amis dont un qui avait reçu la Saturn et la Playstation. Comme tout le monde le passage à la 3D nous ouvrit les portes d’un autre univers. Les premiers jeux que j’ai pu tester sur ces machines étaient Virtua Fighter, Tekken, Adidas Power Soccer, Le manoir des âmes perdues ou encore Dragon Ball Z Ultimate battle 22 qui impressionnait avec sa cinématique d’introduction en animé et ses personnages cachés même si avec le recul on peut dire que le jeu était plutôt mauvais.

À cause du prix des deux 32-bits je ne pus pas me les procurer de suite. Ma mère m’offrit donc une Nintendo 64 rapidement après sa sortie car cette dernière était assez abordable. Un peu comme pour la Gameboy, je n’ai jamais vraiment accroché à cette console notamment à cause de l’absence de cinématiques du fait du support cartouche, du manque de jeux de combat et d’un Mario 64 à mes yeux moins fun que les épisodes Super Nes.

J’ai aussi été un peu traumatisé par « l’obligation » de jouer à Goldeneye 64 car malgré la ferveur autour de ce titre, ce genre de jeu m’a toujours laissé de glace mais comme les copains étaient fans… Je n’ai jamais réussi à y joueur en mode solo car cela me foutait la nausée, c’est le seul jeu qui m’a fait ça durant toute ma carrière de joueur. Bon je vais quand même avouer que la Nintendo 64 m’a quand même donné du plaisir en multijoueurs avec Smash Bros et Mario Party mais aussi qu’elle m’a donné ma toute première vraie claque vidéoludique avec Zelda Ocarina of Time.

Je crois que j’ai gardé la N64 à peine une année. Rapidement lassé par cette machine et le peu de sorties de jeux, j’ai choisi de la revendre pour investir dans une Saturn en fin de vie. Je me souviens avoir longtemps été fasciné par les jaquettes européennes des jeux Saturn. J’ai aimé la Saturn sans plus, l’absence de Sonic, de Street of rage et autres licences cultes de la Megadrive n’aidant pas. J’ai trouvé Night cool mais bien moins amusant que Sonic 3.

night title

Après la Saturn est arrivée ma console de cœur, celle auquel j’ai le plus joué et parmi les consoles rétro celle que je rallume le plus souvent. Je parle bien sûr de la Dreamcast. Je l’ai eu Day-One avec Sonic Adventure. Le prix de 1490 Francs à son lancement était tout à fait abordable pour une famille modeste. Et là ce fut claques sur claques. Sonic Adventure 1 puis 2, Soul Calibur, Power Stone, Virtua Tennis, Dead or Alive 2, Code Veronica, Skies of Arcadia. A chaque fois que j’avais un nouveau jeu sur Dreamcast c’était une folie que ça soit niveau graphismes ou niveau gameplay.

Arriva Shenmue 1 puis 2. Et là ! C’était tout bonnement incroyable, ce jeu repoussait les limites de tout ce qui avait été fait, un peu comme Ocarina of time à son époque mais en encore plus fou. Shenmue 1 et 2 sont et resteront pour moi les jeux les plus incroyables que j’ai pu faire et encore aujourd’hui quand j’y joue il se passe quelque chose que j’ai du mal à définir. Je crois que cela se situe autour des émotions et de l’immersion procurées par ces jeux.

À l’époque je croyais vraiment que la Dreamcast allait signer le retour gagnant de Sega au niveau commercial. D’autant que les débuts de la PS2 laissaient vraiment à désirer. La fin de Sega sur le Hardware fut une sorte de traumatisme vidéoludique pour moi. À cette époque-là j’ai vraiment commencé à me détourner des jeux vidéo. Je suis passé complètement à côté de la PS3 et de la Xbox 360. J’ai investi dans une PS3 slim en occasion plusieurs années après sa sortie seulement pour avoir un lecteur Blu-Ray.

Ce n’est qu’avec la PS4 et surtout Kingdom Hearts 3 que mon amour pour le jeu vidéo moderne fut ravivé. Avant cela je ne jouais qu’à mes bonheurs d’antan de la Megadrive et de la Dreamcast. J’avoue que la PS4 est une machine que j’apprécie vraiment grâce à des jeux qui m’ont marqué, DBZ Kakarot, Street of Rage 4 ou encore Jurassic World Evolution. Et puis la Sortie de Shenmue 3 m’aurait de toute façon obligé à passer le cap de la next-gen.

jurassic world evolution scaled

Y : Quelles sont tes autres hobbys ? Tes autres passions ?

M A : Hormis le jeu vidéo je collectionne les DVD et Blu-ray. Je suis aussi passionné par le jardinage, la cuisine et l’art plastique.

Y : Quel fut ton parcours qui t’amena de joueur jusqu’à devenir rédacteur chez MegaForce ?

M A : Étant fan de Sega depuis longtemps j’ai cherché il y a quelques années des groupes Sega sur Facebook. J’ai fini par tomber sur MegaForce. Un jour Negan a publié une annonce pour le recrutement de rédacteurs, j’ai postulé. Mon premier test « Street of Rage 2 » fut validé par le rédac’ chef de l’époque. C’est comme ça que j’ai rejoins l’aventure.

Y : Est-ce un rêve devenu réalité ?

M A : Etre testeur de jeux vidéo ? Oui on peut dire que c’est un rêve devenu réalité.

Y : Lisais-tu le magazine dans ta jeunesse ? Lui ou d’autres…

M A : Non. J’étais abonné à Console+ et à Dreamcast Magazine. J’ai également lu Joypad.

Y : La question piège maintenant : quel est l’unique jeu vidéo que tu emmènerais sur une île déserte ? (on admet que l’île déserte possède une TV et l’électricité)

M A : Evidemment ça serait Shenmue. Le monde virtuel de ce jeu semble tellement organique que je pense qu’il pourrait pallier au sentiment de solitude. Ou alors Simcity 3000 pour tuer le temps.

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Y : Imaginons que tu débarques sur cette île sans aucun jeu, et que tu en trouve un là-bas. Mais c’est celui que tu détestes tellement qu’il te donne la force de repartir à la nage vers la civilisation. Lequel est-ce ?

M A : Certainement un FPS genre Quake, Counter Strike ou Goldeneye.

Y : En tant que rédacteur, quel serait pour toi le « test » idéal que tu adorerais faire ?

M A : Shenmue 4 ou Skies of Arcadia 2.

Y : Aimerais-tu passer au format vidéo-test ?

M A : Non pas forcément car le travail de montage vidéo est assez conséquent et à titre personnel je préfère lire un test de jeu vidéo plutôt que de regarder un test sur Youtube.

Y : Penses-tu que ce soit l’avenir de tous testeurs JV ?

M A  : Non pas du tout. Comme je l’ai dit juste avant, les tests écrits sont pour moi bien plus confortables. J’imagine que l’écrit et la vidéo vont de toute façon cohabiter.

Y : Quel(s) jeu(x) de ces dernières années t’a (t-on) particulièrement marqué(s) ?

M A : Malheureusement je ne peux pas dire Shenmue 3, c’était sympa mais sans plus. Je dirai Kingdom Hearts 3 même si ça date un peu et Street of Rage 4 qui a vraiment réussi a faire passer la franchise dans l’époque actuelle.

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Y : Que penses-tu du monde vidéoludique actuel ?

M A : Je pense que le jeu vidéo a vraiment perdu en audace et en créativité. Beaucoup trop de suites, pas assez de nouvelles licences. Le fait d’avoir Sony qui domine complètement Xbox fait que la concurrence ne se stimule pas suffisamment. Donc j’ai l’impression que l’on tourne un peu en rond. Je trouve également que le consommateur est de plus en plus pris pour une vache à lait avec tous les contenus additionnels à n’en plus finir alors qu’à une époque tous ces contenus étaient inclus dans les jeux. Il fallait souvent juste avoir un code pour débloquer du contenu caché.

Sans parler de la fin du format physique au profit du démat’, c’est un crève cœur. J’ai été à Micromania il y a quelques semaines, hormis le rayon Switch, les rayons PS5 mais surtout Xbox Series X faisaient peine à voir. Il y avait à peine 6 jeux Xbox Series disponibles et quand j’ai demandé au vendeur pour il n’y avait pas plus de jeux Xbox il m’a répondu « Game pass ». Pareil le Cash Express à côté de chez moi ne cesse de réduire sa surface de vente car ils n’ont plus rien à vendre au niveau JV et DVD comme les clients ne revendent plus grand-chose. C’est triste de voir tous ces magasins spécialisés disparaître.

Y : Comment vois-tu l’avenir du média de manière générale ?

M A : Pas d’un très bon œil, je pense que le jeu vidéo est sur le même chemin que le monde des séries et du cinéma avec les plateformes de streaming en s’orientant vers des services d’abonnements qui peuvent paraître alléchants mais qui au final nous font payer plus cher pour une qualité moindre.

Au moins lorsque l’on possède un jeu ou un film sur un disque il est à nous pour toujours alors que pour les services d’abonnement la plateforme peut retirer le titre quand elle le souhaite, et si un jour vous décidez de stopper votre abonnement il ne vous reste plus rien. Vous aurez mis plus d’une centaine d’euros par an dans un abonnement pour au final ne rien posséder.

Y : On termine cette découverte de ta personne par la question rituelle : quelle est l’origine de ton pseudonyme ?

Mon pseudonyme est tiré de Shenmue. Ryo Hazuki le héros du jeu passe une grande partie de l’aventure à chercher à mettre la main sur un gang du nom de Mad Angels.

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On remercie donc le Mad Angel Étienne pour cette interview qui  nous éclaire sur son parcours de gamer ainsi que pour ses réponses instructives et nous reste à vous dire à très vite pour une nouvelle entrevue avec un autre membre de la Mega-Team !

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