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TEST : Dynasty Warriors 0rigins – Somptueux Retour ?

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

L’air de rien, les jeux Dynasty Warriors traînent leurs guêtres depuis belle lurette dans le monde vidéoludique. Le premier titre étant sorti en 1997 sur la PS1, étant à l’origine axé dans le genre de la baston. Dès le deuxième jeu (2000, PS2) une toute autre orientation est prise, qui mettra en lumière un nouveau genre : le Musou (ou Musô). Au fil du temps et des épisodes, la saga parviendra jusqu’à Dynasty Warriors 9 (2018, multi-plateforme), un épisode dans la lignée des précédents mais devenu trop convenu. Les nombreux spin off, basés sur des licences populaires (Zelda, One Piece, Ken le Survivant…) rencontrant bien plus de succès.

C’est là qu’on en arrive à « Origins«  qui se propose de « tout reprendre à zéro ». Se servant de l’expérience acquise pendant plus de 25 ans et de la technologie des consoles modernes, la Koei, via son équipe de développement Omega Force – celle ayant toujours œuvré sur la licence – se décide à revenir aux origines (comme c’est bien fait) de Dynasty Warriors en reprenant « Les Trois Royaumes » depuis le début ; ce roman chinois ayant depuis toujours été l’inspiration principale – bien que fortement réinventé – pour la saga de jeu.

L’ambition est tellement haute qu’il est officiellement annoncé qu’Origins ne couvre de fait que la première moitié de ce fameux roman, laissant donc comprendre que la suite est bel et bien déjà en chantier. Mais n’allons pas trop vite en besogne et revenons-en à nos moutons.

IL ÉTAIT UNE FOIS LA CHINE

Une famine persistante a uni le peuple sous la bannière d’une armée révolutionnaire, dite « armée des Turbans Jaunes ». De ses débuts anecdotiques au service du peuple, elle est devenue une véritable menace pour la stabilité du pays, sa soif de conquête et de pouvoir étant devenue une tare pour les petites gens n’aspirant qu’à la paix. Plusieurs factions des Trois Royaumes se mettent donc en place pour juguler cette envahissante insurrection.

Notre héros se réveille au milieu d’un champ en 183 après J.C. ou plutôt lors de l’an 6 de l’ère Guanghe de la dynastie Han d’après le point de vue de l’Empire du Milieu. Il n’a aucun souvenir de sa vie passée mais se révèle être un combattant redoutable qui très vite se ralliera à la faction des soldats volontaires, sous la tutelle de Liu Bei.

C’est le début de très nombreux affrontements qui redéfiniront l’avenir de l’Empire, entre alliances de circonstances, trahison de bon aloi et désir de victoire…

Petit récapitulatif de ce qu’est un Muso, et par extension de ce qu’est Dynasty Warriors : sur une aire de jeu parfaitement cartographiée se situent bases alliées et ennemies, ainsi que les troupes des forces en présence. Votre rôle sera de terrasser des milliers d’opposants à vous tout seul pour infléchir le sort de la bataille. Les hordes d’adversaires, en grand nombre, n’offrent pour la plupart guère de résistance, sauf en ce qui concerne leurs généraux, qui eux demandent plus de dextérité pour les mettre à terre.

Au fil des victoires vous engendrez de l’expérience qui vous permettra de parfaire votre combattant et de le rendre plus efficace encore pour les prochaines escarmouches.

L’ART DE LA GUERRE

La saga Dynasty Warriors est donc le fer de lance de ce genre vidéoludique qui propose depuis 9 épisodes maintenant (ainsi que dans de nombreux spin off) de parfaire leur vision du « combat tactique« . Cependant, dans cette nouvelle approche il convient de préciser un point important qui divisera les fans de la licence : fini les multiples campagnes, Origins n’en propose qu’une seule.

Un seul héros principal qui certes sera entouré d’une dizaine de compagnons – jouables lors de moments spécifiques – ce qui, quand on compare aux jeux précédents qui proposaient parfois jusqu’à quasiment une centaine de combattants sélectionnables, offre une baisse significative.

Exit donc l’opulence pour se recentrer sur le parcours d’un protagoniste unique. Malgré la solitude de l’aventurier itinérant, celui-ci est pourvu d’une liste d’attaque à faire pâlir d’envie les adeptes de jeux de baston.

On passe rapidement sur les mouvements classiques (attaques normales, chargées, esquive, parade, ciblage, etc…) pour évoquer les coups un peu plus intéressants, comme les attaques spéciales qui s’utilisent en parant au juste moment (associé à triangle), les attaques aériennes qui, comme le nom le suggèrent, s’effectuent lors d’un saut auquel se greffe l’appui sur triangle ou bien encore les attaques plus puissantes qui demandent de gérer efficacement l’esquive+direction+triangle pour asséner une violente rouste aux troupes adverses. Vous l’aurez compris, TRIANGLE sert à canaliser l’ensemble des attaques spéciales (la touche utilisée seule étant en fait une attaque chargée).

Autre aspect d’importance, les « Art de Combat« . En appuyant sur R1, on ouvre un menu rapide associé à chaque touche (croix rond carré triangle) qui va nous permettre de sortir un coup spécial plus ou moins dévastateur, consommant plusieurs jetons de puissance (une barre « de bravoure » représentée sous forme de losanges orangés s’accumulant en fonction du nombre d’ennemis mis à terre). Ces « Arts de Combats » se débloquent au fur et à mesure que notre amnésique héros gagne en expérience ou bien au fil de ses rencontres à travers le pays. Ils sont attribuables à chaque touche selon notre préférence.

Une autre barre, de couleur turquoise cette fois, servira à sortir les attaques Mosou (via la touche rond). D’une puissance incroyable, elles peuvent réduire à néant des centaines d’opposants en un instant. Mais il y a plus fort encore avec « La Furie Mosou », activable avec les champignons R3 et L3. Là, plus rien ne vous arrête et vous devenez un véritable bulldozer.

Précision : toutes ces attaques sont valables pour le héros mais également pour les compagnons lorsque nous les avons en main. Toutefois notre chevalier errant possède une particularité unique : il a le don de discerner la sorcellerie. On ne dévoilera pas la raison du pourquoi pour ne pas révéler l’intrigue, sachez juste que comme de bien entendu le personnage principal sans souvenir n’est pas un quidam ordinaire…

La sorcellerie donc, fera parfois apparaître sur les champs de bataille quelques vilenies prenant forme d’esprits ou de tornades qui mettront en péril vos alliés. Seul vous serez en mesure de contrer cette magie noire grâce à la vue dite de L’Oiseau Sacré qui vous mènera à l’origine de ces perfides enchantements.

Quand prend fin un affrontement – qu’il s’agisse d’une bataille épique ou d’une simple confrontation contre des brigands de grands chemins – des tableaux récapitulatifs sont là pour faire montre de votre expérience acquise lors du combat. Habileté générale, maniement des armes, points d’expérience à répartir au sein de six arbres distincts que vous débloquerez un par un en fonction de votre rang (64 au total), vous serez témoin tout du long de l’évolution de votre personnage.

Mais vous ne passerez pas tout votre temps à combattre ! Il vous faudra aussi voyager à travers les royaumes pour acquérir des gemmes aux bienfaits divers (protection, meilleure endurance, etc…), parcourir les différents magasins à la recherche de meilleurs équipements (arme et tenues) et même tenir à jour votre courrier afin de découvrir quelques quêtes annexes voire faire progresser l’intrigue…

AUX ORIGINES DES DYNASTIES

Graphiquement et surtout techniquement, ce Dynasty Warriors Origins se place très clairement dans le haut du panier. C’est très finement détaillé, les expressions de visage sont plus subtiles qu’il n’y paraît et les environnements se laissent admirer – surtout la carte du monde, très belle.

Malheureusement la réalisation se contente du minimum, comme toujours dans la saga. Champ/contrechamp pour les dialogues, quelques plans de groupe, caméra statique avec léger mouvement de panotage histoire de remplir la vacuité de l’ensemble. Parfois des cinématiques au style plus cinématographique pointent le bout de leur nez, mais sans grandiloquence non plus.

On pourrait s’en contenter… si seulement les scènes de dialogues ne duraient pas des plombes, en plus d’être très nombreuses. Car Dynasty Warriors reste une licence très bavardeon ira jusqu’à dire trop bavarde – et usant de plus d’un style très ampoulé. On sait que le style a ses fans, mais pour la plupart des joueurs, au bout de plusieurs heures du même cirque, on finit par zapper tout ce qu’on peut.

Bien plus enthousiasmante, la musique jongle entre sonorités traditionnelles chinoises pour les séquences d’emphase ou d’exploration et un style bien plus moderne et énergique – et complètement anachronique – pour les phases de bataille. Dans un genre ou dans l’autre, elle excelle dans son devoir.

On notera pour l’anecdote – et comme c’est devenu un sujet dans le monde du jeu vidéo actuel – que tous les protagonistes du jeu sont des représentations fantasmés de grands guerriers, soit aux visages angéliques (clin d’œil clin d’œil…) ou bien très typés « mecs burinés ». Les quelques personnages féminins n’échappent pas à la règle et sont elles aussi des « canons de beauté ».

Malgré le fait que ce nouveau départ tente de relancer la formule, il n’en reste pas moins que le Musou est un genre trop répétitif. Une fois que vous aurez pris pleinement conscience de toutes les possibilités de votre héros, vous tournerez en boucle de bataille en bataille à effectuer encore et encore les mêmes actions durant des heures.

De fait, seuls les objectifs et les buts de guerre varieront, même si en gros il s’agira de vaincre un général ou tout autre leader adverse avant que ses propres troupes ne submergent les vôtres. Il ne faut cependant pas se reposer sur ses lauriers car certains affrontements se révèlent bien plus tortueux que d’autres et même si nous n’avons pas connu de véritables difficultés lors de notre partie, il nous est parfois arrivé de frôler la défaite…

AVIS DE LA REDAC

Avec Dynasty Warriors Origins, c’est un peu « on efface rien et on recommence quand même ! ». Entre le reboot et l’aboutissement d’un genre, les choix du studio Omega Force diviseront les joueurs de longue date de la franchise, surtout en ce qui concerne le nombre plutôt restreint de personnages jouables - une douzaine - et la seule et unique campagne disponible avec un héros bien solitaire. Mais pour le reste c’est du Muso pur jus, assez nerveux et alléchant visuellement. Son style verbeux et sa narration assez plate contraste avec la virulence des grandes scènes de bataille, certes impressionnantes mais qui n’empêchent pas la redondance inévitable du genre.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
82
%
Graphisme
90
%
Animation
78
%
Maniabilité
91
%
Intérêt
70
%
Son
82
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Graphisme
90
%
Animation
78
%
Maniabilité
91
%
Intérêt
70
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LES PLUS
  • Techniquement irréprochable (1000 PNJ à l'écran !)
  • Batailles épiques !
  • Un défouloir addictif
LES MOINS
  • Trop de Bla-Bla...
  • C'est redondant...
  • C'est vraiment Très redondant !
82
%
OH QUE OUI !

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