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TEST : Astérix – Le Ciel nous tombe vraiment sur la Tête !

Yaeck [Rédacteur]
Je lis, je joue, je regarde. Puis j'écris. Et parfois, j'arrive même à être drôle.

Les aventures du petit gaulois Astérix imaginé par Goscinny et Uderzo est devenu au fil du temps le héros emblématique de notre beau pays aux quatre coins du monde. Un succès indéniable qui lui permirent de se développer sur bien des supports, au-delà de la bande dessinée. Sur MegaForce, bien entendu c’est le jeu vidéo qui nous intéresse et nous voilà alors parti à la découverte du premier opus Master System, publié en 1991 après J.-C.

AUTRE TEMPS, AUTRE MŒURS

Par Toutatis ! Des troupes romaines ont enlevé Panoramix ! Pas une seconde à perdre, Astérix et Obélix, les deux plus grands héros du village d’Armorique résistant encore et toujours à l’envahisseur partent à sa rescousse. Problème, ils ne sont pas très doués pour l’orientation et ils feront au cours de leur périple de biens grands détours avant d’arriver à Rome pour sauver leur druide.

Voilà le scénario dans son étendue intégralité. Point barre. Ha ! C’était le bon temps !

Nous voilà donc dans un jeu de plate-forme typique de l’époque (Qui a dit Mario ?) dans lequel il faudra à chaque stage découvrir une clé permettant d’ouvrir la porte de fin de niveau pour ainsi progresser dans l’aventure.

Celle-ci se compose de huit mondes différents, chacun d’entre eux subdivisé entre deux et trois stages. Seul le final au Colisée se déroule en une seule phase de jeu, et consiste en une course de chars.

Des niveaux bonus sont également de la partie, à la condition de récolter 50 os à moelle lors de votre avancée. Dès lors que le butin est atteint vous aurez accès entre deux stages standards à des séquences de jeux supplémentaires dans lesquelles on incarne Idéfix. Le fidèle canidé aura pour mission afin de réaliser un bon score d’exploser des bulles octroyant des points en fonction de leur couleur (jaune, vert, rouge).

Comme vous vous en doutez, la route qui mène à Rome ne sera pas une sinécure et de nombreux obstacles se dresseront sur votre chemin. Et ce ne seront pas tant les ennemis qui vous causeront du souci que les pièges retors placés partout sur votre parcours.

Plateformes mouvantes, feu qui progresse, défilement de l’écran imposé… Décidément les programmeurs furent très inspirés pour vous mettre des bâtons dans les roues, il y en a pour tous les goûts !

Pour vous faciliter la tâche vous aurez parfois l’occasion de dégoter quelques fioles de potions fortes utiles. Mixtures explosive, composés gélifiant… autant de petites aides indispensables qui vous permettront de progresser à peu près sereinement.

Sachez que leur quantité n’est pas limité, vous pourrez en user autant de fois que voulu du moment que vous aurez déniché le liquide chimique dans le niveau (mais elles ne seront plus disponible dans le suivant).

C’EST BEAU COMME UNE BANDE DESSINÉE

Parlons un peu des différents décors que traversera notre binôme. Ceux-ci sont variés et apportent un vrai sentiment de voyage. Comme précisé plus haut, notre duo n’est pas très au fait de la géographie et empruntera un parcours assez erratique lors de son odyssée.

Ils partent bien entendu de leur Armorique natale avant de se rendre à Lutèce (jusqu’ici tout va bien) mais bifurquent étrangement par les Fjords nordiques (?!) avant de se retrouver du côté de la Hongrie actuelle dans un décor faisant plutôt penser aux marais de la Louisiane – avec crocodiles et terrain boueux inclus (peut-être censé représenter la Transylvanie ?) pour arriver du côté de la Grèce et ses fameux temples. Puis ils traverseront la mer Méditerranée en y croisant des pirates, ce qui les mènera en Égypte. De là par on ne sait quel miracle ils parviendront enfin à se retrouver à Rome (Pas trop tôt !).

L’ensemble des niveaux peuvent se parcourir soit avec Astérix soit avec Obélix, ce qui influencera le cheminement au sein de ce dit niveau. Car comme vous pouvez vous en doutez, le petit blond n’a pas les mêmes capacités que l’enrobé rouquin (le vendeur de Menhir peut exploser les blocs sans avoir recours aux fioles explosives par exemple).

Tous les stages ont donc deux parcours distincts correspondants à chaque héros. En 2 joueurs, chacun doit réussir son parcours l’un après l’autre, la première manette correspondant à Astérix et la seconde à Obélix. Il est donc possible de faire d’une seule traite l’ensemble du jeu tout en jouant seul en enclenchant le mode 2 joueurs (et d’être en possession de deux manettes).

Du côté de la technique et du visuel, ne tournons pas autour du pot, c’est tout simplement parfait pour de la 8-bits. Le plus frappant restera les graphismes et les animations, qui laissent bouche bée tant le travail accompli est exemplaire. C’est à la fois détaillé et clair tout en offrant des mimiques véritablement marquantes (Obélix et son regard blasé, Astérix et son coup de poing colérique).

On retrouve vraiment l’univers graphique de la BD des Maîtres René Goscinny et Albert Uderzo. Coup de chapeau aux équipes nippones pour avoir magnifiquement retranscrit les cases en jeu vidéo !

Pour faire le chafouin, on dira que seuls les fonds font parfois un peu vide, mais c’est vraiment pour chercher la petite bête qu’on le signale. En vérité c’est tout simplement superbe de bout en bout.

Point de vue sonore, on trouve du bon et du moins bon. En fait la plupart des pistes musicales sont plutôt engageantes mais il persiste un grésillement strident qui à la longue est assez agaçant sur certains morceaux (oui on sait c’est de la Master System, pas le philharmonique de Prague…).

LE COUP DU MENHIR

Malgré ses capacités générales de haute volée, Astérix souffre d’une tare qui ternit l’ensemble : il est du genre corsé. Et pas qu’un peu !

La plupart du temps on s’en sort pas trop mal, on gère les petites galères comme on peut. Parfois le jeu se fiche de nous en nous faisant refaire le niveau une seconde fois après avoir récupéré la clé de sortie. C’est fâcheux mais on encaisse en grognant.

Il arrive même qu’on parvienne à dénicher à la volée un passage secret qui arrange bien nos affaires en nous permettant d’éviter des pièces plus mesquines. Dans ces cas-là on en profite sans vergogne.

Mais de temps en temps, une séquence rehausse de manière drastique le niveau de difficulté, et on pense en particulier au bateau pirate qui pourra faire voir rouge les joueurs les moins patients.

Le passage sur la planche de bois brinquebalante où l’on contrôle non seulement notre protagoniste mais également la vitesse du scrolling donne littéralement mal au crâne tant il est infernal. L’épreuve avec la corde et l’oiseau est également une tannée.

Le dernier niveau égyptien – dans la pyramide – reste lui aussi une rude épreuve, bien que plus simple que le bateau pirate. Quant à la course de chars, patience et nombreuses vies sont à prévoir !

AVIS DE LA REDAC

Belle découverte que cet Astérix Master System. Très beau et animé avec brio, il nous fait de plus parcourir des environnements variés qui s’adapteront en fonction du personnage que vous choisirez d’incarner pour les traverser. Dommage que des pics de difficulté épars nuisent à l’épopée des gaulois en imposant des épreuves qui peuvent rendre fous. Dans l’ensemble cependant c’est une belle prouesse de la part de l’équipe japonaise que cette adaptation respectueuse de l’œuvre originale bien franchouillarde et qui visiblement connu un succès mondial parmi les possesseurs de la 8-bits de SEGA en ce début des années 90.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
72
%
Graphisme
89
%
Animation
85
%
Maniabilité
82
%
Intérêt
80
%
Son
72
%
Graphisme
89
%
Animation
85
%
Maniabilité
82
%
Intérêt
80
%
LES PLUS
  • Beau et respectueux visuellement de la BD
  • Les environnements traversés
LES MOINS
  • Des pics de difficultés !
82
%
OH QUE OUI !

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