La preview de Bionic Bay a été réalisée sur PC via Steam
L’introduction de Bionic Bay reste assez sommaire : en essayant de comprendre, on dirait une expérience scientifique qui a mal tournée, et voici que le héros se retrouve dans un monde étrange, rempli de machines à la Matrix, et essayant de sauver sa peau.
Ma première impression sur ce jeu : un mélange entre Oddwolrd et Heart of Darkness. Deux blockbusters sortis sur Playstation, première du nom. L’ambiance et le gameplay sont, à mon sens, très inspirés de ces deux magnifiques jeux des années 2000.

L’introduction succincte de Bionic Bay
Comment on y joue ?
En bon plateformer digne de ce nom, la maniabilité est au centre du jeu. Et là, une attention toute particulière a été certainement la priorité des développeurs, comprenant qu’un bon jeu se doit d’avoir une maniabilité exemplaire.

Les commandes restent simples mais terriblement efficaces
Comme tous les jeux que j’ai pu tester ces derniers temps, vous avez le choix entre clavier ou manette. L’un comme l’autre sont efficaces.
La possibilité de retourner le décors pour avancer est quelque chose de très original. Certains parcours peuvent donner du fil à retordre, mais c’est précisément ce genre de difficulté qui augmente l’intérêt du jeu. Passer de plateforme à machines, jouer avec la lumière pour anéantir les pièges, les évènements tout au long de l’aventure sont vraiment une réussite.
Pour apprendre les déplacements, une version « fantôme » du personnage vous montre la marche à suivre. Très pratique, c’est du même intérêt que ce qui est présent dans les jeux de courses automobiles. Et la gestion de la temporalité est aussi bien faite : ralentir le temps pour s’extirper d’une situation compliquée est très bien pensé.
C’est beau ?
Vu l’inspiration des graphistes, le jeu promet des décors magnifiques et bien pensés.

Les décors sublimes et les jeux de lumières sont bluffants
Outre la qualité graphique, la profondeur de champs amène parfois de nouvelles plateformes accessibles, ce qui fait qu’on peut jouer avec les différents plans (avant ou arrière) pour avancer. Cela évite une certaine linéarité, digne de l’Odyssée d’Abe.
Les jeux de lumière ou de brouillard sont aussi très travaillés. Il faut parfois s’en servir pour ouvrir certains passages ou éviter des pièges.

Se servir de la lumière pour ouvrir les chemins
Certaines acrobaties du protagoniste rappelle parfois ce que peut proposer Nathan Drake, dans Uncharted. Physiquement impossible dans notre monde, les cascades apportent un vrai plus dans la dynamique du jeu.

Les sauts et chutes font partis intégrante de la dynamique du jeu
Et que dire des détails ? Ils sont tous soignés : on comprend tout de suite ce qui se passe et on constate que les chaudrons et autres machines industrielles ont nécessité énormément de travail, tant le rendu est à la hauteur.
On écoute quoi ?
Très peu de musique, tout du moins dans cette version d’essai. Mais honnêtement, les bruitages suffisent amplement.
Ce silence environnant renforce le coté mystérieux de cette aventure épique. J’espère que dans la version finale, il en sera de même.

L’environnement sonore apporte l’immersion totale au sein du jeu
Et niveau musique, rien à dire. Pour les personnes ayant joué à Heart of Darkness, l’ambiance musicale s’en rapproche énormément. Il en résulte une attention plus acerbe sur le reste de l’environnement. Une réussite de plus.
Vous avez dit fluidité ?
Dans ce genre de jeu, mêlant plateformes et agilité, il faut que la technique suive. Une fois de plus, l’optimisation est un régal pour les yeux.

Une fluidité optimisée, même avec les jeux de lumières intenses
La fluidité et l’animation du personnage ne souffrent non plus d’aucune critique : hormis les acrobaties parfois surnaturelles, les mouvements restent cohérents et rendent l’immersion plus intense ; notre personnage bouge comme un humain. On a ainsi hâte de découvrir la version finale de ce jeu très prometteur à l’ambiance si mystérieuse.

