Nous remercions PixelHeart de nous permettre de tester GladMort, jeu qui est prévu sur NeoGeo (AES et MVS – précommandes ici) ainsi que que Sega Dreamcast (NTSC-U, NTSC-J et PAL) !
Nous mettrons le test à jour quand nous aurons décortiqué la version DREAMCAST, pour voir si elle a de beaux restes et peut faire tourner de nouveaux jeux en 2025 !
L’annonce d’un nouveau jeu sur console SEGA, comme on peut en trouver sur MASTER SYSTEM, MEGADRIVE, ou SATURN, est toujours un évènement en soit pour nos petits cœurs fondants de fans de la marque. Entre ça et les traductions, patchs, ou encore portages, il faut avouer que nous sommes gâtés. Alors en plus, quand on nous propose de tester un jeu ultra rétro qui arrive non seulement sur les consoles et slots NeoGeo, mais aussi sur notre chère Dreamcast, ce même cœur ne peut que chavirer !
C’est donc parti pour une première prise en main sur PS5, pour tâter de la bête !
On se retrouve ainsi dans un royaume dans lequel un fléau sévit et infecte la population, réveillant les morts et laissant entrer les démons les plus vils et tordus sur ce beau pays. Menés par le seigneur des ténèbres, ces démons ravagent tout sur leur passage !
Heureusement, le Roi de ce… royaume réussit à invoquer un légendaire chevalier noir (qui n’est pas une chauve-souris) : GladMort !

Fort d’une campagne Kickstarter couronnée de succès, PixelHeart fournit avec GladMort un titre définitivement rétro, avec une bouille pixélisée à souhait qui nous rappelle les plus belles heures du gaming. Même si sur sur la version PS5, le jeu est affiché en mode fenêtré (et avec de la petite décoration sur les côtés), c’est avec finesse que les décors sont réalisés, même en 4K. On retrouve ainsi ce pixel-art (y’aurait-il un lien avec le nom de l’éditeur ?) si caractéristique que seul le rétrogaming peut nous fournir.
Avec une base de Ghouls ‘n Ghosts et un saupoudré de Metal Slug, le jeu tire partie de ces ancêtres pour assurer une patte graphique propre et assumée : décors sombres et poisseux, êtres maléfiques classiques (mort-vivant, loup-garou, arbre tirant des étoiles magiques…) mais dessinés avec soin et délicatesse ; on se déplace ainsi dans un monde vivant et truffé de pièges prêts à mettre fin à notre mission royale.
Et cette mission, on n’y va pas par quatre chemins : déjà bon c’est tout droit, mais pour avancer, il va falloir user du saut et de nos armes ! Deux simples touches, en plus du joystick nous aidant à nous déplacer, pour arriver à nos fins ? Et bien oui, comme avant ! Il y a bien évidemment des subtilités de gameplay : le double saut est bel et bien présent et nous permet de nous sortir (très régulièrement) de situations inextricables.
Un dernier bouton, affecté au changement des armes, nous permet de valser entre le lancer de haches, de lances ou de flèches, mais aussi entre la masse ou autres armes plus corps à corps. A vous de jongler entre ces dernières (une fois collectées dans les coffres disséminés) car certaines situations vont exiger d’alterner les approches pour progresser.
A noter que, si l’on meurt, les bonus et items gagnés dans un niveau sont conservés au redémarrage du dit niveau. Et la mort, vous allez souvent la côtoyer ! Même si votre armure d’acier vous protège d’un seul et unique coup (sic), elle tombe alors et se disloque, laissant apparaitre votre silhouette de dieu grec qui, pourtant, cèdera au premier contact avec le moindre oiseau à bec (mais en existe t-il sans bec ?).
Malgré quelques vies et plusieurs crédits (comme à l’époque, oui, encore !), on se heurte à une difficulté plutôt élevée, le pestement (pestage ?) régulier contre sa manette en étant la preuve la plus irréfutable. On peut ainsi passer un boss de 10 étages en une fois comme rendre les armes stupidement contre un walking-dead.
Conseil donc : n’allez pas trop vite, étudiez les mouvements des ennemis et ne cherchez pas à passer en force (ça n’a qu’un seul effet : faire descendre vos continus plus vite que l’ascenseur de la tour Khalifa).
Avec cette difficulté se joint une maniabilité à ABSOLUMENT apprivoiser, tant elle peut nous rendre chèvre : « Mais je t’ai dit de te retourner !! » sont des pensées régulières lorsqu’on est tué par un ennemi dans notre dos alors qu’on avait bien appuyé sur la touche gauche ! Enfin c’est ce dont on essaye de se persuader.
Dans l’ensemble, la jouabilité est bonne, mais perfectible : quelques rares cas sont ainsi à déplorer de fois où notre héros n’a pas répondu correctement à nos sollicitations. Evidemment, PS5 oblige, tout est fluide et aucun ralentissement n’est venu entraver notre douloureuse progression, et le mode fenêtré laisse quand même beaucoup d’espace d’affichage, rendant l’expérience visuelle tout a fait convaincante.
Enfin, niveau musiques et bruitages, ils sont tout a fait dans le thème et collent à l’ambiance, même si l’ensemble ne se démarque pas assez des autres productions, ce qui est fort dommage. Ce petit manque de personnalité ne fait pas de l’ombre au reste du jeu, que l’on adore parcourir à nouveau malgré la difficulté (et dire que nous avons joué en normal…).
La présence d’une petite touche d’humour fait cependant redescendre la pression, tout comme notre héros en boit une après un combat de boss dont on sort vainqueur ! Pas bu pas pris !








