Pocket Bravery a été testé sur PS5
Parfait, mettons les gants et descendons sur le ring pixelisé pour un test détaillé et musclé de Pocket Bravery — avec une bonne dose de mauvaise foi, quelques punchlines bien placées, et un amour sincère pour les jeux de baston. Let’s go !
1. Le coup d’œil qui pique la rétine (en bien)
Avant même de balancer le premier hadouken (pardon, Tècnica Especial), on est accueilli par une Direction Artistique délicieusement rétro : pixel art HD ultra léché, couleurs qui pètent, animations fluides comme un round de Tekken en 60 fps.
Chaque personnage a du style, du flow et des animations de victoire qui pourraient être des mèmes à elles seules. On sent l’amour du studio Statera pour la Neo Geo Pocket : c’est mignon, c’est stylé, et ça claque.
On peut observer qu’ici Statera Studio a vraiment fait un effort pour rendre ce jeu de combat 2D comme un véritable petit bijou visuel. S’ inspirant clairement du styles des » Pocket Fighters SD » (Super Deformed), et c’ est là où on les attend !! Est-ce que le jeu sera assez immersif pour plaire aux joueurs hardcores du genre mais aussi aux novices du genre ?
Le style Super Deformed donne des personnages au style cartoon et éléments exagéré comme une grosse tête inspirée des chibis du manga. Un hasard ? Je ne pense pas : c’est pour plaire aussi bien aux plus jeunes qu’aux plus anciens. C’est vraiment mignon, n’est ce pas !? Dans ta face, toi aussi tu t’es pris un uppercut rétinien !?
Ce qui est visible au premier coup d’œil, c’est que tout est en pixel-art et donc le jeu est très fluide comme on pouvait s’y attendre.
On remarquera aussi que certains niveaux ou stages, qui évidemment vous rappeleront certains jeux de combat, bénéficient d’une grande qualité d’animation et présentent des scènes d’introduction dignes de ses grands frères comme Tekken, Mortal Kombat ou Street fighter pour ne citer qu’eux.
Et même en combat, les animations ont le droit à énormément d’attention et de soin pour en faire un vrai petit bijou vidéo-ludique. Nous noterons au passage que le mode histoire du jeu est vraiment beau. C’est un peu comme un livre interactif où l’on passe d’un personnage à l’autre pour découvrir et présenter l’histoire.
Ainsi, un peu d’immersion pour nous attacher à ces personnages ça ne fait pas de mal quand c’est bien fait. Ces séquences narratives sont entrecoupées de combats pour nous faire la main et apprendre les combos… Nous verrons ce mode d’ histoire comme un pseudo tutoriel/vitrine du jeu. Un bel emballage pour nous mettre KO en somme.
Cependant, même si le travail de finition est incroyable, j’ai été un peu gêné par le nombre incroyable de dialogues et de blablabla (qu’on peut heureusement skipper !). Et même si c’est magnifique, beau et intéressant, le design digne d’ une série animée ne parvient pas à combler le manque d’ action et à maintenir notre intérêt. Tout ce qu’il a réussi, c’est à m’envoyer au tapis des songes !
Round visuel : 9/10 – mention spéciale au mec qui a designé les cheveux de Nuno. Ce brushing est un art martial à lui tout seul.
Pocket bravery nous rappelle inconsciemment le jeu de chez Capcom : Super Gem Fighter : Mini Mix sorti en 1997 sur arcade puis porté sur PlayStation et Wonderswan. Pour résumer, c’ est une version de Street fighter plus mignonne avec des commandes simplifiées et un système de combos. En gros, quatre boutons un pour le coup de pied simple, pour le coup de pied fort, et même chose pour le coup de poing.
2. Un gameplay qui ne joue pas (trop) les touristes
Pas de panique si vous êtes allergique aux quarts de cercle, Pocket Bravery veut plaire à tout le monde : casual, tryharder et cousin relou qui matraque les boutons en criant « C’est moi qui gagne ! ». Jouer à Pocket bravery c’est:
– 4 boutons de base (punch/kick, version light et heavy),
– Des super attaques élémentaires (feu, glace, électro, manque plus que l’amour et on invoque Captain Planet),
– Un système de « Breakers » pour casser les combos adverses,
– Des parades et contres à la sauce anime, très satisfaisants quand on les place,
– C’est nerveux, fluide, stratégique, avec une vraie marge de progression. Et c’est jouissif, bordel !
Voilà un peu le résumé du gameplay du jeu : ça à l’air simple mais ne vous fier pas aux apparences ! Même si on a quatre boutons, l’essentiel est dans les enchaînements de coups, de combos, d’ attaques spéciales et de contre. D’ailleurs, ça me fait penser un peu au jeu King of Fighters avec son joystick (ou croix directionnelle) et ses quatre boutons pour jouer. Et comme je ne suis pas un adepte du martelage de manette, cela me plaît beaucoup.
C’est dans les attaques spéciales élémentaires (je vous laisse les découvrir) que ce jeu se démarque en amenant une série de coups uniques avec un éventail variés pour chaque personnage. Et en plus l’introduction d’un système de « breaker » est vraiment utile pour tenter de s’ échapper quand on est coincé sous une pluie de coups !
Attention, il n’est pas évident de maîtriser le système de blocage, on se retrouve ainsi souvent coincé sous l’incessante pluie de coups de l’adversaire sans pouvoir le contrer .
Ce qui nous laisse perplexe lors de combat contre « l’ordinateur » : les prises de capture pour choper notre adversaire ou même les breaks pour le contrer sont plus difficiles pour nous. Il semblerait que l’on ait plus de mal que lui à les réaliser, voire même qu’il peut les réaliser à une distance apparemment excessive. Où peut-être que je ne joue pas dans la bonne catégorie !
Mais ce sont surtout les attaques ultimes, lorsque l’on est acculé, au bord du désespoir et qui sont visuellement incroyables, qui vous permettront de déclencher une super attaque (ultime, donc) dévastatrice et très efficace quand vous êtes à la limite d’être envoyé au tapis !
Round gameplay : 8.5/10 – Si t’as toujours rêvé de foutre une raclée élémentaire à un ado sous caféine, c’est ici que ça se passe.
3. Les persos : un casting en pleine crise d’identité (dans le bon sens)
Chaque combattant a son style, son élément et une garde-robe qui ferait rougir un joueur de Street Fighter V. Entre la brute énervée, la waifu high-kickeuse et le type mystérieux qui cache sûrement une tragédie dans son passé (classique), on s’ennuie pas.
Nuno : le héros shônen de service (mais attachant),
Tenchi : samouraï à mèche dramatique, expert en coup de pied latéraux esthétiques,
Gabriella : la meuf qui te fait regretter de l’avoir provoquée,
Et plein d’autres avec des techniques spéciales et une hitbox capricieuse.
On peut même dire que le titre est assez dynamique et présente une grande fluidité. Toutefois, il est essentiel de tenir compte d’un aspect : la taille du personnage. Et Pocket Bravery ne trompe pas sur ce point : en fonction du gabarit du personnage, on peut ressentir que l’on est trop court pour toucher l’adversaire.
On y voit donc tout l’intérêt des coups spéciaux et uniques pour pouvoir terrasser soit un boss, soit un adversaire réel. D’où l’intérêt de s’entraîner avec tous les personnages pour comprendre chaque attaque spéciale unique dédiée. Et oui ! Avant de pouvoir soulever la ceinture du vainqueur, il va falloir encaisser des coups !
Round roster : 8/10 – Oui, certains persos sont plus pétaradants que profonds, mais ça fait le taff.
4. Un mode Histoire qui tente des trucs (et parfois se vautre)
Nuno Alves, ancien membre du groupe terroriste The Pack, se retrouve derrière les barreaux, rongé par la culpabilité. C’est là qu’il rencontre Lobo, un mentor mystérieux qui l’aide à éveiller son pouvoir intérieur, l’Ichor. Ensemble, ils s’évadent et partent à la poursuite de Hector Silva, le leader impitoyable de The Pack, bien décidé à mettre fin à ses plans machiavéliques.
On suit donc les aventures de Nuno et sa clique dans un scénario qui sent bon les dessins animés du samedi matin croisé avec une fanfic de tournoi international. C’est naïf, c’est cliché, mais ça passe… surtout parce qu’on peut zapper les dialogues et retourner latter des dents.
Bienvenue dans le mode histoire de Pocket Bravery, où chaque round est une page d’un manga d’action, et chaque combo une réplique cinglante ! Prépare-toi à enchaîner les Hadōken et les uppercuts dans une quête épique pleine de rebondissements, de bastons et d’humour pixelisé. Le mode histoire de Pocket bravery est comme un shonen en pixels et en poings !
Ce mode sert également de tutoriel, te guidant à travers les mécaniques du jeu : gestion des jauges, exécution des coups spéciaux, et enchaînements de combos. Chaque chapitre introduit de nouveaux personnages et défis, te préparant à affronter les adversaires les plus coriaces. Pour faire simple, on a un tutoriel déguisé en aventure. Et on se prend un crochet dans la mâchoire dans la mesure où ça manque un peu d’action.
Round narration : 6.5/10 – Pas inoubliable, mais au moins on rigole un peu entre deux claques.
5. Online et contenu : de quoi se fritter jusqu’à la retraite
Une des clés de ce jeu est le Rollback netcode : donc si t’as une bonne connexion, t’as (presque) pas d’excuse pour te faire exploser ! Comme dans tous les versus fighting, le temps de réponse est très important pour les joueurs et est forcément un point essentiel pour une bonne expérience de jeu. Car il ne faut pas sentir la latence qui viendrait gâcher le plaisir de jouer.
On retrouve donc les modes Défis techniques, arcade, entraînement, versus local ; du choix pour tous les plaisirs. Vous n’avez qu’à explorer les différents modes pour voir que l’on a été généreux avec nous.
On a aussi des trucs à débloquer : couleurs, stages, artworks, perso bonus… ça devient rare et nous, on aime ça ! Une boutique est même disponible pour débloquer des personnages (oui, débloquer du contenu sans DLC existe encore !) et d’autres features. En bref, il y a vraiment de quoi faire en jeu !
Et le tout à prix presque raisonnable. Que demande le peuple ? Ah oui : un mode tag team, peut-être ?
Il vous faudra ainsi quelques heures de jeu pour comprendre les subtilités des attaques et des coups spéciaux. Et c’est lorsque vous vous sentirez apte à parcourir le mode multijoueur ou d’autres adversaires que vous comprenez que cela va pas être une promenade de santé !
Alors pour ma part, mon expérience en ligne a été digne d’un combat à sens unique, ayant l’impression d’être un punching-ball , mon avis est assez mitigé et peut être tronqué par un égo blessé.
Est-ce dû à la présence de joueurs invétérés du genre et donc très forts ? Je ne sais pas du tout … Cependant, cela m a fait comprendre que malgré ma confiance en mon jeu, j’allais devoir m’entraîner encore plus.
Pour le coup , les joueurs hardcores vont pouvoir se tester et c’est là que l’ont voit vraiment que le jeu est pensé et tourné vers l’E.sport ! Du défi, de la sueur et des larmes pour pouvoir atteindre le podium ! « No pain no gain » ne dit-on pas?
Note contenu : 9/10 Y’a de quoi faire, même sans passer en mode eSport tryhard.












