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Phantasy Star : quand Yuji Naka faisait vomir ses collègues avec des donjons en 3D

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Avant de se retrouver embourbé dans une sale histoire d’insider trading qui a bien fait dévisser son image de marque, Yuji Naka était un as du code chez SEGA, genre le mec qu’on appelait quand il fallait faire des miracles avec 4 Mo et un grille-pain. Bien avant Sonic et les loopings à 300 à l’heure, ce bon Naka avait déjà filé un sacré coup de fouet à la Master System avec Phantasy Star, un RPG de 1987 qui envoyait déjà du pixel costaud.

Dans une interview de 2000 fraîchement traduite par les sorciers de Shmuplations, Naka revient sur ce projet culte et balance une anecdote de légende sur les donjons en vue subjective, une première pour l’époque. « Je voulais que Phantasy Star soit le premier jeu avec des donjons en 3D à défilement fluide », lâche-t-il tout fier. L’idée ? Faire tourner les coins de couloir sans couper l’image comme dans Wizardry, pour un effet plus naturel, plus « wow ». Problème : sa première version allait tellement vite qu’il a failli transformer ses collègues en geysers humains. « Je montrais le proto en mode « Regardez-moi ça ! », et les gens répondaient « Je vais gerber » (rires) ».

C’est que la cartouche de 4 Mo a joué les modérateurs. Le moteur 3D de Naka bouffait à lui seul 3 Mo. Du coup, compression en temps réel, ralentissement volontaire, et hop : des donjons plus lents mais moins nauséeux. « Ça avançait à la vitesse de 4 interruptions… super lent, mais au moins, plus personne ne vomissait. Du coup, les critiques ont adoré. »

Aujourd’hui encore, le tout premier Phantasy Star reste une pépite old-school qui mérite sa place au panthéon SEGA, même si ses suites ont zappé les donjons 3D au profit d’autres idées. Le jeu a même eu droit à un petit ravalement de façade sur Switch, dans la collection SEGA Ages. Comme quoi, derrière les scandales récents, Naka reste ce génie qui, un jour, a programmé un RPG qui donnait littéralement envie de vomir. Et ça, c’est la classe.

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