Onimusha 2: Samurai’s Destiny Remastered
a été testé sur Switch 
Retour vers le futur du katana pixélisé
Salut mes petits goupils, aujourd’hui on se fait un petit retour en arriére facon Marty Mcfly dans les années 2000, alors grimpe sur ma cartouche, je t’embarque !
Tu te souviens, à cette époque, ouvrir une porte dans un jeu vidéo prenait plus de temps que d’en ouvrir une réelle avec trois gosses accrochés à vos jambes. Les angles de caméra étaient aussi rigides qu’un samouraï sous lexomil, les héros ne parlaient que par grognements, et les jeux nous faisaient suer à coup de sauvegardes manuelles planquées au fond de grottes gardées par des boss sur-caféinés.
C’est dans ce joyeux chaos que Capcom, le studio nippon responsable de nos nuits blanches sur Resident Evil et Street Fighter, nous a pondu un petit bijou : Onimusha : Warlords. C’était en 2001, sur PlayStation 2, et on s’en souvient encore comme de la première fois qu’on a compris qu’on était nuls en parades.
Un an plus tard, Onimusha 2: Samurai’s Destiny débarque comme un Ronin sous Red Bull. Plus d’ennemis, plus d’alliés, toujours plus de démons en mal de castagne. Et en 2025, Capcom nous sert un remaster réchauffé mais appétissant, disponible sur toutes les machines modernes (même ton frigo si t’insistes).
Un lore aussi épique qu’un manga oublié sur une étagère
Dans ce deuxième opus, tu incarnes Jubei Yagyu. Rien que le nom impose le respect. Le gars rentre chez lui et trouve son village transformé en plancha à démons par Nobunaga Oda, le seigneur de guerre zombie préféré des Japonais fans d’apocalypse féodale.
Pas content du tout (tu m’étonnes), Jubei part en road trip vengeur à travers un Japon qui a plus de portails dimensionnels que de temples bouddhistes. En chemin, il croise des compagnons de route dignes d’un spin-off des Avengers : un bandit classe, une ninja vénère, un moine bien trop baraqué et un gars avec une arbalète plus grande que lui.
Le gameplay mélange baston, puzzle et exploration avec des mécaniques d’affinité façon « Qui veut gagner un ami ? » Tu offres des objets à tes potes, et selon qu’ils t’aiment bien ou non, ils viennent t’aider. Simple, efficace, un brin manipulateur.
Public cible ? Si tu kiffes le Japon médiéval, les combats tendus, les loots louches et les monstres sortis d’un épisode de « Les dossiers de l’étrange », tu vas te régaler.
Le remaster : Beauté féodale ou lifting approximatif ?
Capcom a sorti les outils de retouche HD : les décors sont toujours aussi beaux (merci les pré-rendus), les modèles 3D ont été polis comme une armure de samouraï, et on a enfin droit à du 16:9 qui ne te colle pas deux barres noires dans les yeux.
Le sound design ? Toujours aussi bon. Les musiques te transportent direct en plein duel au coucher du soleil, et les bruitages d’épée qui sifflent dans l’air sont toujours aussi satisfaisants. En prime, les voix japonaises, enfin disponibles, apportent un vrai cachet cinématographique (ou du moins, une touche d’authenticité pour frimer devant les potes).
Mais… le gameplay, lui, est resté bien ancré dans son époque. Caméras fixes façon Resident Evil old-school (oui, tu vas encore râler), hitboxes capricieuses (non, tu ne l’as pas raté, c’est le jeu qui est injuste), et maniabilité un peu rigide.
C’est assumé, c’est rétro, et ça plaira aux puristes. Les autres ? Préparez-vous à jurer devant l’écran.
Durée de vie ? Une dizaine d’heures pour les plus pressés, beaucoup plus si tu veux tout débloquer, faire plaisir à tout le monde, et creuser chaque recoin.
En résumé : c’est beau (dans son genre), c’est intense (par moments), et c’est resté bloqué dans le passé (avec charme).



