Shotgun Cop Man a été testé sur Switch
DeadToast Entertainment : le retour du studio qui fait parler les bananes
Coucou mes petits renardeaux pixelisés, aujourd’hui, j’avoue que j’ai creusé un peu trop profond dans mon terrier et j’ai débouché sur les enfers la Switch en main. Alors vous savez bien que dans le monde du JV, Il y a des développeurs qui aiment raconter des histoires poignantes. D’autres qui aiment faire pleurer les joueurs avec des récits métaphysiques. Et puis il y a DeadToast Entertainment, qui préfère balancer des policiers chauves en Enfer avec un fusil à pompe comme moyen de locomotion.
Le studio suédois, mené par Victor Ågren, nous avait déjà offert le cultissime My Friend Pedro : un jeu où l’on tirait des balles au ralenti tout en discutant philosophie avec une banane psychotique. C’était bizarre, c’était génial, et ça a laissé une trace jaune fluo dans la mémoire des joueurs.
Avec Shotgun Cop Man, Victor remet ça : plus de banane, mais cette fois c’est un flic qui descend aux Enfers pour « arrêter Satan » qui veux coucher avec sa femme. Pas au sens métaphorique du terme, hein. Le gars veut littéralement arrêter Satan, menottes aux poignets si possible. Et ça, c’est un pitch qu’on n’apprend pas à l’école de game design.
Bienvenue en Enfer : faites vos bagages, n’oubliez pas votre shotgun
Shotgun Cop Man, c’est un peu comme si Doom, Celeste et un jeu Atari 2600 en surchauffe avaient fait un enfant sous amphétamines. Le concept ? Vous incarnez un flic envoyé dans les profondeurs de l’Enfer. Pourquoi ? Parce que c’est un jeu vidéo, bordel.
Mais attention : ici, on ne saute pas avec un bouton. Non. Ce serait trop simple. Vous vous déplacez à coups de shotgun dans les fesses. Chaque tir vous propulse dans une direction, façon trampoline meurtrier. Vous voulez grimper ? Tirez vers le bas. Avancer ? Tirez derrière vous. Vous orienter ? Le stick droit. Vous perdre ? Très probable.
Et le tout avec une DA qui sent bon les pixels gros comme des briques Lego, des démons aux tronches de smileys sous acide, et des décors qui changent à chaque monde : l’Enfer des fast-foods, des égouts, des laves bouillonnantes, tout y passe.
Le trailer donne le ton : un humour totalement absurde, des bruitages dignes d’un dessin animé malaisant, et une ambiance de fête foraine maudite. C’est à mourir de rire. Littéralement, vu que vous mourrez toutes les 8 secondes.
Un gameplay qui sent la poudre et la sueur
Côté gameplay, Shotgun Cop Man est une perle rare : un jeu de plateforme hyper exigeant, mais toujours juste. Chaque niveau est un puzzle en mouvement. Où tirer, quand tirer, comment ne pas finir empalé sur une scie, etc. Vous allez mourir. Beaucoup. Mais pas de panique : les checkpoints sont hyper généreux. Vous respawnez à peine trois pixels en arrière, prêt à retenter la cascade impossible qui vous a coûté la vie.
L’impression générale ? Un Super Meat Boy sous cocaïne, boosté à l’adrénaline pure, avec une logique d’apprentissage par l’échec. Et comme dans les grands classiques du die & retry, chaque mort vous rapproche de la solution. Vous allez suer. Vous allez jurer. Et vous allez relancer encore une fois, “juste pour voir”.
Ajoutez à ça des défis secondaires (ne pas se faire toucher, tuer tous les ennemis, finir le niveau sans toucher le sol plus de deux fois…) et vous obtenez un jeu aussi court qu’intense, pensé pour les speedrunners et les amateurs de skill pur.
Quelques flammes au tableau : répétitivité et stick maléfique
Tout n’est pas parfait dans ce petit enfer personnel. Au bout de quelques heures, un sentiment de répétitivité s’installe. Certes, les décors changent, les pièges évoluent, mais le cœur du gameplay reste le même : tirer pour se mouvoir, éviter les dangers, recommencer.
Autre souci : la prise en main du stick droit, qui gère l’orientation du tir. Sur le papier, c’est malin. En pratique, on a parfois l’impression de contrôler un drone en panne d’algorithme. Il faut quelques niveaux pour s’y faire, surtout si vos pouces sont gauches (ou gauchistes, ça dépend de votre manette).
Et enfin, la musique. Elle est sympa, oui. Rythmée, électronique, efficace. Mais soyons honnêtes : on voulait du METAL !!!. Du gros. Du gras. Du riff qui dégouline comme un solo de Slayer dans un volcan. Pas une BO qui fait penser à Hotline Miami en week-end à Ibiza. Un missed opportunity, comme dirait Satan entre deux cocktails de sang.





