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Sega accusé d’avoir utilisé la police pour récupérer des kits de développement

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

L’affaire fait grand bruit outre-Manche : une saisie menée par la police de Londres a permis à SEGA de mettre la main sur plusieurs kits de développement DS, DSi, 3DS, Wii et Wii U, ainsi que sur des cartouches prototypes de jeux jamais sortis. Parmi eux, figuraient notamment des versions de Sonic Chronicles: The Dark Brotherhood, Sonic Generations, Phantasy Star 0, Shinobi, ou encore une mystérieuse version Nintendo DS de Rhythm Thief & The Emperor’s Treasure, jamais commercialisée.

Tout a commencé quand un revendeur britannique, habitué à acheter du matériel issu de déstockages ou de recyclages, a acquis pour environ 10 000 £ un lot en provenance d’un déménagement des anciens bureaux de SEGA UK, à Brentford. Ce lot contenait à la fois du mobilier, mais aussi des consoles et supports de développement marqués comme propriété confidentielle de Nintendo. Pensant pouvoir les revendre comme n’importe quel autre produit électronique, le vendeur a vite attiré l’attention… et s’est retrouvé au cœur d’une descente de police le 14 juillet dernier, avec arrestation et saisie des machines.

Le problème ? L’intéressé affirme avoir acquis ces objets légalement et accuse désormais SEGA d’avoir « négligemment abandonné » ce matériel avant de manœuvrer pour le récupérer, en utilisant un mandat dont la légalité est aujourd’hui remise en question. Plus troublant encore, le document autorisant la perquisition mentionnerait directement des représentants de SEGA, un cas rarissime qui soulève des questions sur l’usage des pouvoirs judiciaires au profit d’une entreprise privée.

Alors que l’homme prépare plusieurs actions en justice et multiplie les avertissements publics, le silence de SEGA ne fait qu’attiser la polémique. Reste à savoir si les précieux prototypes et dev kits ont été conservés ou détruits. Une chose est sûre : si l’affaire se confirme, elle pourrait bien devenir l’un des scandales de préservation vidéoludique les plus retentissants de ces dernières années.

Source : Time Extension

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