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SEGA, Capcom et Bandai Namco révèlent leurs secrets de croissance

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Le 7 août 2025, l’événement « IP Business 2.0 Frontline » organisé par NewsPicks a réuni trois figures majeures de l’industrie : Haruhiro Tsujimoto (Capcom), Shuji Utsumi (Sega) et Nanao Udagawa (Bandai Namco Entertainment). Tous ont mis en avant la transformation profonde des « intellectual properties » japonaises, désormais pensées comme des piliers de croissance mondiale et non plus comme de simples licences locales.

Chez Capcom, le tournant s’est produit dès 2013 avec la montée en puissance du digital. En passant d’un modèle basé sur les linéaires des magasins à une stratégie de long terme, l’éditeur est parvenu à prolonger la durée de vie de ses jeux. Resident Evil 7, sorti en 2017, s’écoule encore à plus d’un million d’exemplaires par an, tandis que Monster Hunter: World atteint 28,5 millions de ventes en huit ans. Avec une présence dans 220 pays et territoires, Capcom a transformé son modèle économique en misant sur la récurrence.

Sega, longtemps centré sur le marché japonais, a opéré un repositionnement radical sous l’impulsion de Shuji Utsumi. Désormais tourné vers le multi-plateformes et les sorties mondiales simultanées, l’éditeur a vu ses ventes exploser à l’international. Le cas de Sonic the Hedgehog est emblématique : grâce à ses adaptations cinématographiques, la franchise a retrouvé une popularité mondiale, engrangeant plus d’un milliard d’euros au box-office. Une preuve que l’ouverture globale peut transformer un héros en perte de vitesse en véritable icône transgénérationnelle.

Enfin, Bandai Namco s’appuie depuis 2010 sur une stratégie « IP-centric » qui consiste à coordonner jeux, jouets, animation et divertissement autour d’un même univers. Cette approche a porté ses fruits avec Elden Ring, écoulé à 30 millions d’exemplaires, dont le succès a reposé sur un marketing adapté à chaque région : publicités immersives en Europe, campagnes dramatisées en Asie et ton humoristique aux États-Unis. Cette adaptation culturelle, couplée à la puissance de la marque, a fait du jeu un phénomène planétaire.

Au-delà des chiffres, ces trois géants montrent que l’avenir de l’industrie repose sur une exploitation intelligente et transmédiatique de l’IP. Capcom mise sur son moteur propriétaire RE Engine pour attirer les meilleurs talents, Sega investit dans l’IA et le transmedia, et Bandai Namco s’appuie sur la donnée pour piloter ses choix stratégiques. Si leurs approches diffèrent, une certitude émerge : l’IP est désormais le véritable moteur de l’expansion mondiale du jeu vidéo japonais.

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