La City of London Police a reconnu par écrit que les mandats de perquisition exécutés le 14 juillet 2025 autorisaient explicitement Sega Europe Ltd et son prestataire privé Fusion85 Ltd à pénétrer dans un domicile lors d’un raid. Selon le plaignant, cette pratique est « incompatible avec le Police and Criminal Evidence Act 1984 (PACE), la jurisprudence Entick v Carrington (1765) et la Convention européenne des droits de l’homme », et constituerait une privatisation illégale du maintien de l’ordre.
« Sega et Fusion85 ont été illégalement admis dans des foyers sous couvert de la loi. Le Parlement et les tribunaux doivent d’urgence examiner comment cela a pu être rendu possible », déclare la victime, parlant d’un « Tier-1 governance scandal ». L’affaire s’inscrit dans le cadre d’un litige lié à des kits de développement et consoles que Sega aurait « négligemment mis au rebut », récupérés ensuite par un entrepreneur affirmant en avoir la possession légitime.
Depuis ces révélations, la polémique a pris de l’ampleur en ligne, notamment au sein des communautés du retrogaming et de la préservation vidéoludique. Le Video Game Preservation Museum (VGPM), qui cherchait à racheter plusieurs jeux inédits concernés par le raid (sur GBA, DS, DSi et 3DS), a dénoncé « un désastre pour la préservation et un précédent dangereux pour les collectionneurs et archivistes ».
« Nous avons un besoin urgent du soutien de la communauté pour que cette histoire reste vivante et visible », insiste le VGPM. « Quand des entreprises privées peuvent faire appel à la police pour perquisitionner des domiciles à propos de matériel jeté, les enjeux dépassent largement un seul éditeur. »
Source : Time Extension

