Test : THE LEGEND OF NAYUTA BOUNDLESS TRAILS
Tout commence le jour où Nayuta et Signa rentrent à Remnant island, leur foyer. Nayuta est le héros de notre histoire, puisque The Legend of Nayuta : Boundless of Trails porte son nom.
Son rêve, faire comme ses défunts parents, tenter d’aller au bout de la mer pour trouver le paradis perdu. Rapidement après son arrivée, ce paradis, il va le trouver, mais pas forcement là où il pensait.
En effet un énorme météore s’avérant être une ruine est tombé tout proche de son île. Curieux, les deux garçons vont visiter cette dite ruine et vont tomber sur une petite fée du nom de Noi, qui semble avoir bien des problèmes avec un puissant sorcier et son garde du corps.
Ce dernier a visiblement pour but de récupérer des artefacts sacrés du monde de Noi pour des fins qui lui sont propres. Le problème c’est qu’en faisant ça, il va dérégler ce paradis perdu.
Une seule solution, suivre l’amusante et attachante petite créature dans son monde et l’aider à arrêter les plans du vilain. Sauf qu’au fur et à mesure, le comportement de Signa va se mettre à changer…
THE LEGEND OF NAYUTA BOUNDLESS TRAILS, du 10 ans d’âge
De ce pitch classique mais très bien amené, en partie grâce à des doublages de qualités, de superbes illustrations représentant les personnages quand ils parlent, et des traits d’humours rendant tout ce petit monde sachant se rendre attachant, va s’ouvrir un Action RPG plateformer qui fait penser à Brave Fencer Musashi et Threads of Fate sur Ps1 (d’ailleurs Noi a des airs de ressemblance avec le personnage du jeu de Square).
Le jeu est donc un mélange d’action classique dans ses combats tout en étant énergique, couplé par un système de magies à distance capable de faire le ménage de pas mal d’ennemis, dont certains sont même résistant à toute autre forme d’attaques.
De plus, les tableaux jouant beaucoup sur l’aspect plateforme et sur des mécanismes à actionner avec, pour certaines, une limite de temps, rendent notre titre vraiment original. L’ensemble fonctionne bien malgré la taille assez réduite des environnements (PSP oblige).
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- L’astrolab, sorte de géant de fer capable de changer les saisons. Vous noterez l’icone de l’enveloppe. Les icones apparaissent lorsque des quêtes sont disponibles à la boite au lettre du village. Bien pratique non ?
Car oui Nayuta n’est pas une production nouvelle. Il s’agit d’un jeu PSP de 2012, et, dans sa structure, cela va se sentir, car les zones à parcourir sont assez réduites et le game design concernant le placement de certains monstres n’est pas toujours des plus lisible.
La lisibilité est également brouillée par moment par des couleurs d’environnements assez criardes qui gênent à la lecture. Néanmoins, le jeu parvient à offrir une vingtaine d’heures de quête principale solide et assez fraiche et environ 15 heures de plus, composées de défis plus relevés.
Des défis qui se débloquent dans les anciennes zones ayant évoluées à certains moments de l’aventure. Quelques quêtes fedex où on sert, pour changer, de coursier sont également là pour gonfler un peu la durée de vie tandis que d’autres viennent s’ajouter dans un New Game + déblocable en fin de jeu.
L’aspect « mécanismes à enclencher et plateformes à activer et à franchir avec des nouveaux accessoires », donnent du piment à l’ensemble et parvient à créer une approche réellement originale au titre.
Systèmes de jeux originaux et boss gigantesques
S’ajoutent à ce système de combat, qui embarque quelques évolutions dans son moveset au fil de l’aventure, un système de craft de nourriture servant au heal, des récoltes à échanger contre des items utiles ou des compétences pour vos personnages, ainsi que quelques options de menu permettant de compléter sa petite encyclopédie et pas mal de challenges annexes comme évoqués plus haut.
Si vous récupérez assez d’étoiles dans le carnet de bestiaire, votre maître d’arme vous apprendra quelques bottes secrètes d’épéiste supplémentaires et, si vous accomplissez certaines quêtes secondaire, votre petite fée obtiendra de nouveaux sorts qui sont pour certains bien puissants.
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- Si les combats sont classiques, les boss eux, sont impressionnants en plus d’offrir des phases assez ébouriffantes d’action.
Alors un conseil ne négligez pas les quêtes secondaires des personnages importants du scénario ni celles des marchands qui offrent un choix plus large d’équipements disponibles à l’achat. De plus ces quêtes s’amusent avec une particularité assez sympathique du système : le changement de saisons.
Une fois que vous terminez votre mission principale dans une des 4 régions de la carte, il vous sera possible de revenir dans ces régions et d’y changer de saison et donc, de climat et d’ambiances visuelles.
Ceci amenant, de fait, de nouveaux monstres, de nouveaux objets et de nouveaux challenges. Une façon intelligente finalement d’offrir plus de contenu, sans pour autant nous faire aller et venir à l’infini dans des lieux identiques.
Toujours dans la partie jouabilité et systèmes de jeu, l’une des particularités du titre réside aussi dans sa caméra, qui alterne entre la 3D fixe en vue de dessus et des passages en quasi vue de profil, orientés plateforme.
Enfin, le jeu se découpe en 7 chapitres vous faisant voyager dans les fameuses 4 grandes zones découpées en petits stages, chacun avec des ambiances spécifiques et une direction artistique globalement élégante malgré quelques lieux moins inspirés que d’autres.
Un hub central servira de lien avec le village de Remnant island, véritable comptoir d’aventurier, puisque c’est là qu’on va prendre nos quêtes, acheter nos items et faire notre cuisine.
Mention spéciale également pour les Boss qui sont grands, superbement animés et très modernes dans leur conception. Les phases sont variées et les pattern précis.
On y retrouve toute une gamme de mouvements uniques et ces derniers n’hésitent pas à jouer avec le décors pour vous donner du fil à retordre lors de leurs différentes phases ! Un bonheur pad en main.
Autre détail plaisant, l’équipement que vous achetez est visible sur vos personnages. Du coup c’est assez sympa de les voir changer de look bien que la modélisation 3D de ces derniers date un peu.
Ça reste encore vachement beau !
La direction artistique justement… parlons en. Oui la 3D est vieillotte c’est évident. Mais quel travail de texturing ! Le jeu est vraiment beau et coloré pour de la PSP et le rendu de ce remaster est bluffant par moment sur certains lieux.
L’astrolabe vous marquera la rétine à coup sur, avec ses airs de Gears final de Xenosaga 2. L’univers est chatoyant, réellement enchanteur et fonctionne globalement très bien. Comme dit plus haut, certains lieux ont un peu plus mal vieillit que d’autres, mais ça reste très mignon.
Ce Nayuta évoque vraiment des jeux tels que Grandia et bien sur Ys VI sorti quelques années plus tôt et saura plaire aux nostalgiques. En plus, pour embellir encore les environnements, viennent s’ajouter des fonds illustrés superbes, ainsi que des petits effets de lumières bien amenés dont Falcom a le secret.
Ainsi, forêts enchantées, cités mystiques, géants de pierres… Tout ceci rayonne de 1000 couleurs et l’ambiance de ce Legend of Nayuta est tout simplement délicieuse.
En plus, lorsque vous terminez d’explorer une zone, il vous est possible d’y retourner grâce à la mécanique des saisons, et cette dernière aura évolué dans son design et son apparence. Ce qui amène non seulement de la diversité visuelle, mais également des nouveaux lieux à explorer.
Une Bande sonore réussie
Nayuta dispose d’une ambiance sublimée par une Ost très réussie. Que dire une fois de plus de la composition des musiques des jeux Falcom si ce n’est que c’est souvent très bon.
Et bien ici non plus, on ne déroge pas à la règle. Les morceaux nous portent, pas mal de mélodies sont posées à des moments précis du jeu est savamment réfléchies et utilisées. Et si l’ost renforce grandement la narration, elle amène aussi la frénésie des combats et de l’exploration pour donner au jeu cette touche Falcom que les fans aiment tant.
A savoir un A-rpg qui a du rythme et sait se montrer nerveux et jouissif lorsqu’il s’agit de jouer et qui sait se poser et amener ses moments d’émotions lorsque le temps fait place à la narration. Les synthé cristallins, les violons mélancoliques ainsi que les rythmes frénétiques des guitares viendront enivrer et rendre unique cette aventure.
Seuls quelques thèmes plus classiques et parfois un peu « flon flon » viennent se greffer à certains moments et sonnent plus faiblement, mais dans l’ensemble on est sur un score de très bonne facture. Enfin, pour finir sur la partie sonore et avant de passer à la conclusion, le jeu dispose d’un doublage partiel de qualité et entièrement en japonais.
Hérité de la PSP, il est dommage que l’éditeur n’ai pas poussé la démarche à redoubler entièrement le jeu, du coup les personnages parlent à haute voix lors de 2-3 phrases et soudain, dans la même séquence, ils redeviennent muets, ce qui est assez étrange.








