Le Fonds d’investissement public d’Arabie saoudite (PIF) traverse une zone de turbulence, à en croire un rapport du New York Times. L’institution, moteur des investissements géants voulus par le prince héritier, verrait ses liquidités disponibles pour de nouveaux projets fondre à grande vitesse. Les chantiers phares peinent à avancer, et plusieurs investissements phares font face à de sérieuses difficultés.
Parmi les projets en souffrance figurent un complexe de ski, une compagnie de croisières, une chaîne de cafés et une entreprise de véhicules électriques qui n’a, à ce jour, pas livré le moindre modèle. Le quotidien américain rapporte que le PIF réorganise actuellement sa structure interne, et que le prince aurait démis de ses fonctions le responsable d’au moins l’un de ces programmes. Le fonds chercherait également à réorienter une partie de ses capitaux vers des secteurs plus liquides, comme les actions cotées.
Dans ce contexte, l’actualité du PIF dans le jeu vidéo attire l’attention. Le fonds, accompagné d’autres investisseurs, a racheté en septembre l’éditeur Electronic Arts pour 55 milliards de dollars, avec l’intention de retirer l’entreprise de la Bourse. Cette acquisition colossale, qui ferait entrer l’un des plus grands noms du jeu vidéo dans l’escarcelle saoudienne, doit encore obtenir le feu vert des autorités de régulation ainsi que celui des actionnaires d’EA.
La transaction est attendue pour le premier trimestre 2027, étape cruciale pour un PIF en pleine recomposition stratégique. La manière dont le fonds rééquilibrera son portefeuille pourrait influencer durablement la dynamique du secteur technologique et du divertissement, alors que Riyad cherche toujours à diversifier son économie au-delà du pétrole.

