Lors de la Paris Games Week, nous avons eu l’occasion de tester la démo de Resident Evil Requiem, grâce à la bienveillance de Capcom, que nous remercions chaleureusement. Voici notre retour sur cette première immersion dans ce nouvel opus attendu pour février 2026.
Une introduction qui met la pression
Dès les premières secondes, le ton est donné. On incarne Grace Ashcroft, analyste du FBI, qui se réveille attachée à une civière, une aiguille plantée dans le bras et la sensation immédiate que quelque chose ne va pas. L’environnement — un hôpital délabré, à moitié en ruines, baigné de lumières vacillantes — installe un sentiment d’angoisse constant.
Pour les amateurs de la vieille école, l’ambiance oppressante et les couloirs étroits rappellent les traditions des Resident Evil sur Sega Saturn, où les angles de caméra et la limitation des décors servaient déjà à créer la peur. La démo propose également une option de vue à la première personne ou à la troisième personne, permettant de choisir entre immersion totale et meilleure anticipation des ennemis.
Exploration et énigmes : le classique revisité
Les énigmes restent simples mais efficaces : chercher des clés, assembler des objets, ouvrir des portes verrouillées… Chaque découverte, chaque tiroir fouillé renforce la tension. L’exploration n’est jamais gratuite : la démo alterne moments calmes et pics d’adrénaline, un rythme qui rappelle celui des épisodes classiques, tout en étant modernisé pour offrir plus de fluidité et de liberté de mouvement.
Les rencontres effrayantes
La première confrontation marque les esprits. En ouvrant une porte, Grace découvre un homme mort, presque zombifié, et peu après, un monstre grotesque et terrifiant surgit. La démo met l’accent sur la vulnérabilité du joueur : pas d’armes surpuissantes, pas de combat simplifié, juste la peur, l’observation et la fuite intelligente.
La lumière devient un allié stratégique : les pièces éclairées offrent un répit temporaire, tandis que l’obscurité accentue le stress et la sensation d’être traqué. Cette approche renoue avec les fondamentaux de la saga : la peur vient autant de l’environnement que des ennemis.
Graphismes et ambiance : la force du RE Engine
Visuellement, Resident Evil Requiem impressionne. Le RE Engine permet des détails réalistes : textures, éclairages dynamiques et ambiance sonore immersive. Même si la technique a évolué, la tension et le sentiment de confinement qui faisaient le charme des versions Saturn et Dreamcast sont conservés, offrant une continuité appréciable pour les joueurs nostalgiques comme pour les modernes.
Conclusion : un opus prometteur
Même sur cette courte démo, Resident Evil Requiem montre une direction claire vers le survival-horror pur. La tension, les ennemis, l’utilisation stratégique de la lumière, l’exploration immersive et le choix de la vue (FPS ou 3P) rappellent les meilleurs épisodes de la saga, tout en modernisant l’expérience pour les joueurs d’aujourd’hui.
Il faudra encore voir comment le rythme est géré sur la durée et comment les énigmes et la narration se développent, mais le potentiel est là. Pour les fans de peur bien dosée et d’ambiance oppressante, ce nouvel opus s’annonce comme un rendez-vous incontournable de 2026.





