On va être honnête, malgré le fait que Kaku soit sorti il y a plus d’un an sur PC, jamais nous n’en avions entendu parler avant que notre rédac’chef ne nous en propose l’augure pour en faire un test sur Méga Force. Ce titre développé par le studio chinois Bingobell se veut pourtant du genre de l’aventure-exploration dans un monde enchanteur du plus bel effet, pile-poil le style de votre serviteur.
D’abord réticents, puis poussés par une curiosité toute vidéoludique, nous nous sommes donc lancés à la découverte de ce Kaku : Le Sceau Ancien, intrigant à bien des égards. Bien nous en a-t-il pris ?
PETIT KAKU NERVEUX
Nous rencontrons Kaku alors qu’il pourchasse sans relâche un petit cochon violet dans des contrées glacées. Lors de cette chasse, il tombe sur un vieil ermite du coin qui lui explique les rudiments pour survivre dans les environs.
Très vite le trio (Héros-Vieux-Cochon) formera une petite expédition qui les mènera aux Vestiges du Ciel où un Gardien de Pierre leur expliquera la situation, plus qu’alarmante. En effet les quatre pierres élémentaires ont été perdues et réparties dans quatre régions des Terres Sacrées. Sans ces artefacts magiques, l’équilibre n’est plus maintenu et le monde risque de s’effondrer à tout moment.
Kaku, en tant que guerrier vif et débrouillard, est désigné comme élu par le colosse rocailleux et se voit confier la mission de récolter les quatre breloques magiques. Le jeune homme accepte et sera secondé dans sa difficile tâche par « Porcinou », le cochon violet qui se révèle être un être magique aux pouvoirs fort pratiques. Le vieux lui restera en retrait pour pioncer tranquille… explorer les ruines et en apprendre plus sur le passé des lieux.
Nous voilà donc en compagnie de notre binôme à devoir explorer quatre contrées pour y retrouver quatre temples dans lesquels dénicher quatre pierres élémentaires. Rien de plus simple, non ?
L’aventure ne se veut pas linéaire et c’est donc à vous de choisir par quel biome vous désirez commencer. Ces derniers sont parmi les classiques : le désert, la forêt, la région des glaces et le volcan.
Chacune de ces régions proposera un petit scénario afin de nous guider sommairement au sein de ses multiples zones. Nous serons donc amenés à rencontrer quatre personnages qui seront nos « donneurs de missions » et avec lesquels nous partagerons une petite aventure aux multiples rebondissements.
Chaque région sera décomposée en plusieurs secteurs – trois ou quatre – et à chaque fois que notre périple nous emmènera plus loin à l’intérieur de celles-ci, la difficulté montera d’un cran (et même parfois de plusieurs). Les très nombreuses espèces animales – toutes belliqueuses – gagneront en points de vie et mettront nos compétences à mal. Mais ce ne seront pas les seules.
Car il est temps de présenter la principale peuplade du coin : les Ponpons. Peuple sauvage aux allures préhistoriques, ils possèdent de nombreux camps à travers toute la carte. La plupart du temps, ils fomentent des coups fumeux qui consistent principalement à taper sur tout ce qui bouge ou bien à se voler entre eux diverses babioles sans importance.
Mais quelques-uns d’entre eux se révèlent un peu plus… éveillés, dirons-nous, et sont capables de mettre en place des plans plus élaborés, dont l’obtention des pierres élémentaires n’est pas le moindre.
Pour contrer toutes ces menaces, nous serons armés de trois items d’attaques : une masse, un lance-pierre et un bouclier qui, en vérité, servira de gantelet pour assommer nos ennemis. Ces trois objets connaîtront beaucoup d’itérations aux caractéristiques différentes. On dénichera tout cela dans des coffres mais surtout en récompense de quête. À vous ensuite de voir quelles armes correspondent le plus à votre style (défensif, offensif, discrétion, gros bourrin, etc.).
Dans le même genre, Kaku débutera son parcours avec une tenue simple d’homme des cavernes, mais assez rapidement il aura accès à toute une garde-robe digne d’un Cro-Magnon à la pointe de la mode. Là encore, chacun de ces oripeaux disposera de ses propres avantages et inconvénients.
LA NATURE EST BELLE ET LIE KAKU AU RESTE DU MONDE
La bagarre donc. Ce sera l’un des aspects fondamentaux du jeu étant donné que tout ou presque viendra vers vous pour dégommer du Kaku. Les touches affectées au bourre-pif ne seront pas spécialement nombreuses : une pour frapper de son gourdin, une deuxième pour l’utilisation du gantelet (nommé ‘brassard’ dans le jeu, nous l’appellerons donc ainsi) et les gâchettes pour dégainer/tirer avec le lance-pierre.
On ajoute à cela tout un système d’esquive et de roulade, une touche de ‘concentration’ pour une ‘super-patate’ et la traditionnelle touche de saut, et voilà, on a fait le tour des possibilités de base de notre héros. Mais on est loin d’avoir tout dit…
Car au-delà de ses fonctions primaires, il s’en révèle bien d’autres. Tout d’abord tout un arbre de compétences qui garnira notre bonhomme de capacités fort utiles pour son parcours en territoire hostile (des combos dévastateurs, des super-attaques, des tirs chargés pour le lance-pierre, etc.).
Ensuite les super-pouvoirs, dont le plus notable transformera notre petit gars en héraut pourvu d’armes lumineuses faisant des ravages dans les rangs adverses. L’effet ne dure pas bien longtemps et met du temps à se recharger, c’est donc à utiliser avec parcimonie.
Maintenant expliquons les pouvoirs du Cochon volant, surnommé Porcinou. Lui aussi nous octroie quelques possibilités bien utiles, quatre pour être précis (oui tout le jeu tourne autour de ce chiffre…) : une bulle flottante nous permettant de marcher sur les eaux profondes (Kaku ne sait pas nager), la possibilité de se déguiser en Ponpon pour infiltrer les camps, un saut chargé fort pratique et enfin un portail magique pour rejoindre l’Autel des Étoiles (sur lequel on revient plus loin).
Bon cette fois on pense avoir fait le tour… ou à peu près. Il reste en vérité bien d’autres choses à expliquer mais faire l’inventaire de tout ce que propose Kaku : le Sceau Ancien serait vraiment très long et fastidieux. Contentons-nous de dire que l’autre aspect important du jeu, c’est ‘la récolte’.
Il vous faudra en effet ramasser un maximum de bois et de minerais divers – soit disponibles dans les environnements, soit en tuant des ennemis – pour pouvoir améliorer tout votre matériel, vos tenues et vos munitions. Toutes ces améliorations – ainsi que l’achat des capacités – ne seront possibles qu’auprès de colonnes présentes dans ce fameux autel des Étoiles, accessible via Porcinou.
En ce lieu unique se trouveront également des petites épreuves d’habileté ou de combat cachées derrière des mausolées. Une fois la réussite acquise, votre barre de vie ou d’endurance s’en trouvera augmentée. Pour ouvrir ces Tombeaux sacrés, il vous faudra auparavant acquérir des joyaux verts, disponibles eux sur des monuments éparpillés dans le monde et généralement bien gardés.
La monnaie du jeu elle-même prend forme en tant que minerai ‘de base’, qui servira à l’obtention de tout ce qu’il sera possible d’acheter (minerai de base + minerai spécifique).
Passons rapidement sur les tours de Cristal et leurs petites énigmes servant à les activer, ces constructions serviront de point de téléportation pour se rendre rapidement d’un point à un autre. Dans le même genre, il faudra retrouver des morceaux de la stèle divine détruite en mille morceaux. Ce faisant, vous obtiendrez de plus grands pouvoirs divins lors de vos transformations en héraut.
Chaque camp Ponpon aura à votre disposition (après avoir vidé ledit camp de ses occupants) une marmite et un atelier dans lesquels vous pourrez concocter quatre plats (oui, oui, quatre) servant à remplir les différentes jauges : vie, puissance, défense, endurance, ou fabriquer trois sortes de munitions (ah ! trois seulement ! Ah non, c’est parce qu’en fait les quatrièmes sortes de billes sont de simples cailloux qui n’ont pas besoin de préparation spéciale – et ils sont illimités au demeurant).
Parmi la pléthore de choses à récupérer, on en terminera avec les pierres runiques qui serviront à orner vos tenues ou armes pour leur offrir là encore des bonus dont certains seront vraiment à ne pas négliger tant ils vous faciliteront grandement l’aventure.
PLEIN LA BESACE
Comme vous l’avez vu, le jeu propose bon nombre d’éléments de crafting à prendre en compte. Sans doute trop d’ailleurs. Et encore nous en avons passé sous silence (délibérément ou non). Tout cela sera pourtant indispensable pour atteindre les Temples renfermant les pierres élémentaires (les classiques Terre, Air, Eau, Feu).
Ces édifices seront composés d’épreuves bien sûres basées sur l’élément star du lieu. Il faudra parfois quelques essais pour réussir ces dernières mais dans l’ensemble elles ne sont pas bien ardues. Réflexes et dextérité sont tout de même fortement recommandés.
Comme de juste, à la fin de ces temples nous devrons combattre un boss. Ceux-ci seront par contre du genre costaud, possédant plusieurs barres de vie et de nombreuses attaques qui déglinguent. Inspirés par la vague des boss DarkSoulesque – dark soûlant pour notre part –, tous nos efforts précédents pour améliorer notre fier Kaku se paient au moment d’affronter ces gardiens gigantesques. Ténacité et patience (plus que maigres en ce qui nous concerne) sont mises à rude épreuve lors de ces combats…
Notre odyssée, bien que pas très difficile en dehors de ces affrontements dantesques, nous verra pourtant passer à trépas plus qu’à notre tour. Fort heureusement la plupart du temps on ne revient pas bien loin. Les raisons de nos morts successives seront principalement de deux sortes : trop d’adversaires nous encerclant et faisant disparaître notre barre de vie en un clin d’œil (ces fichues abeilles !!) ou les chutes de trop grandes hauteurs. On aura beau faire attention, on finira tôt ou tard par retomber dans ces pièges éculés.
ÉLÉMENTAIRE
Kaku : le Sceau ancien possède assurément un charme graphique indiscutable. Les décors sont variés, les couleurs chatoyantes, les ennemis divers et bien imaginés… D’un point de vue purement « visuel », c’est vraiment très bon. Après on accroche ou pas au style, mais en soi rien à redire de ce côté-là.
Pourtant le sentiment d’être devant un Zelda version Wish ne nous lâche pas tout le long de notre partie. Après ce n’est pas non plus complètement le cas car le titre possède suffisamment de personnalité propre pour se détacher de son modèle mais le ressenti reste tenace.
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- Erreur manifeste de level-design avec ce « mur invisible » en bord de carte, au lieu de délimiter la zone par une montagne rocheuse pourtant bien présente un peu plus loin… incompréhensible…
Techniquement ça tient la route mais il y aura fréquemment des ralentissements ainsi que les sempiternels soucis de caméra (léger ici faut l’avouer). Le plus gênant viendra du chargement du jeu au sortir du menu, qui pourra parfois prendre d’interminables secondes. Précisons qu’en une occasion il nous a fallu insister une bonne quinzaine de fois sur la touche de saut pour que Kaku parvienne à décoller du sol alors que rien ne le bloquait…
Pour tout ce qui tient du son et de la musique, ça fait le taf mais rien de mémorable non plus. Les personnages ne parlent pas même s’ils ont parfois des semblants de dialogues un peu ‘rudimentaires’ à base de « HhhhHHoOooon ?! » ou de « GgRaouga ! ». En tout cas pour nous, ça reste du chinois.
L’héritage de la conception PC est aussi bien présent, principalement dans les menus avec ce fichu système de sélection ‘avec une souris’, quasiment impraticable avec une manette. Naviguer sur la carte est un calvaire…
Autre défaut, qui là prête plus à sourire qu’à s’agacer : les textes non traduits. Alors le principal sera en français, ne vous inquiétez pas, mais il se peut que vous découvriez quelques phrases en anglais et plus fréquemment encore rien de moins qu’en… mandarin !









