Anno 117 Pax Romana a été testé sur PS5.
Anno 117 Pax Romana
Voilà bientôt trente ans que la série des Anno est arrivée dans le monde du jeu vidéo, une bonne longévité pour une saga de city-builder. Cette fois-ci, Ubisoft nous fait encore plus remonter le temps pour nous faire vivre une aventure à l’époque de la Rome antique, période de l’histoire brillamment exploitée par la série des Caesar dont le dernier épisode date d’une vingtaine d’années. Que vaut ce Anno 117 Pax Romana? La réponse ci-dessous.
Au début du jeu vous devrez choisir entre le mode campagne qui dispose d’une trame narrative et le mode infini vous offrant une liberté d’action. Le mode campagne vous demande de choisir d’incarner l’un des deux gouverneurs disponibles, soit une femme ou un homme. Une fois ce choix fait, vous pourrez vous lancer dans l’aventure.
Le jeu vous fera parcourir deux provinces différentes, l’Italie, et l’Albion qui correspond à l’Angleterre. Le mode campagne, à travers son scénario, vous initiera petit à petit aux mécanismes du jeu à travers différents défis et diverses missions qui verront leur difficulté augmenter au fur et à mesure du jeu. Ces missions iront de la construction de bâtiments à la fourniture de ressources à l’empereur en passant par la conquête de nouveaux territoires. Cette façon d’articuler la découverte des mécanismes du jeu autour d’un scénario rend l’apprentissage intuitif et agréable.
Les habitués de la licence ne seront pas dépaysés
N’échappant pas à la tradition, Anno 117 s’articule toujours autour d’une carte contenant un archipel d’îles que vous devrez coloniser, chacune ayant des ressources et des contraintes qui lui sont propres. C’est avec vos navires que vous pourrez étendre votre empire et gérer les relations avec les autres gouverneurs. Le jeu s’articule autour de deux axes majeurs : la construction de votre cité comme dans Caesar et la diplomatie qui intègre elle-même une grande part de stratégie militaire, toutefois pas aussi poussée que dans Age of Empires.
S’inscrivant dans la tradition des city-builders, vous devrez construire des résidences pour accueillir vos citoyens. Ces derniers travailleront dans les différents ateliers et lieux de productions agricoles et minières qui vous serviront à produire des biens et des services pour votre population. Au fur et à mesure que vos citoyens verront le nombre de ressources à leur disposition augmenter, ces derniers évolueront vers des classes sociales supérieures et deviendront plus exigeants envers vous. En revanche, vous pourrez leur prélever plus d’impôts.
Chouchoutez vos citoyens pour les faire évoluer
Si au début vos habitants se contenteront de manger des coquillages, au cours du jeu, ils vous demanderont des ressources plus fines comme du vin, de l’huile d’olive et des vêtements. De même, leur besoin en services de divertissement, de santé, de sécurité ou de religion s’accroîtra. L’aspect religieux vous permet de choisir une divinité protectrice de votre île et ainsi, en fonction du dieu choisi, cela vous donnera des bonus par rapport à ce qu’il représente dans la mythologie.
Vos ressources ne serviront pas seulement à vos citoyens puisque vous partagerez la carte avec d’autres gouverneurs amis ou ennemis. Vous pourrez ainsi créer des routes commerciales afin de vendre les ressources que vous avez en surplus et d’acheter celles qui vous manquent. Cela vous évitera de devoir tout produire car rapidement vos îles deviendront trop petites pour fournir toutes les ressources nécessaires pour faire évoluer vos habitants vers les classes supérieures.
En plus de la gestion des marchandises, vous devrez également faire attention à la main-d’œuvre disponible et surveiller le ratio production, forces militaires, médicales et habitations. Chaque classe sociale peut exercer une liste précise de métiers, donc l’idéal n’est pas forcément de faire évoluer tous vos habitants vers les classes supérieures, sous peine de vous retrouver en pénurie de biens de première nécessité.
Lorsque vous manquez de certaines marchandises, vos citoyens quittent votre île et vous entrez alors dans un engrenage infernal où vos productions s’arrêtent, et où vous commencez à perdre de l’argent. De même, vous devrez faire attention à assurer une bonne présence des services publics sur votre territoire afin d’éviter les incendies, les maladies et autres émeutes populaires.
Le jeu vous demandera également de gérer les relations avec les autres gouverneurs à travers différentes missions de diplomatie ou à travers des missions militaires. Vous pourrez avoir le choix de régler les problèmes par la force en attaquant directement vos ennemis avec votre armée ou vous pourrez choisir la manière douce en leur faisant des cadeaux et ainsi les rallier à votre cause.
Globalement, nous pouvons dire que les possibilités offertes par le jeu sont multiples, rendant le tout très complet. Sans révolutionner le genre, Anno 117 Pax Romana a le mérite de nous permettre d’avoir ce genre de titre sur nos consoles actuelles.
Une maniabilité à la manette plus qu’efficace
Le jeu a été testé ici dans sa version PS5, donc avec une jouabilité à la manette. Bien que dans ce genre de titre rien n’égale jamais la souris et le clavier. Force est de constater qu’après une petite période d’adaptation le jeu se prend en main de manière très intuitive. La manette de la PS5 dispose de suffisamment de boutons pour rendre toutes les possibilités très accessibles. L’interface est claire et on sait rapidement où aller pour trouver ce que l’on cherche.
Graphiquement c’est plutôt joli sans non plus en mettre plein la vue. Vous aurez la possibilité de zoomer afin de voir votre ville plus en détail et ainsi profiter des différentes animations propres à chaque bâtiment. Le mode carte postale vous permettra de vous placer juste au-dessus des bâtiments avec une vue à l’horizontale et, alors, l’immersion sera totale. L’ambiance de la Rome antique est très bien retranscrite, nous offrant un dépaysement total.
Au niveau de la bande son, c’est un peu comme pour les graphismes. Elle ne révolutionne pas le genre mais les musiques de fond font largement l’affaire. Bien sûr, nous ne sommes pas sur des mélodies du niveau de Clair Obscur, mais les différentes compositions nous plongent tout de suite dans cette ambiance mi-antique, mi-méditerranéenne que l’on adore.





