Project Motor Racing a été testé sur PS5.
Merci à l’éditeur.
Project Motor Racing
Project Motor Racing débarque sur PC, PS5 et Xbox Series X|S avec la ferme intention de s’imposer dans le monde exigeant des simulations automobiles. Développé par Straight4 Studios, héritier de l’annulation de Project CARS 4, le jeu propose une physique travaillée, un roster riche de voitures et de circuits, et un mode multijoueur cross-platform.
Le nouvel opus imaginé par Giants Software revient avec une envie manifeste d’élargir son horizon, tout en conservant sa base de simulation agricole robuste. La licence poursuit tranquillement son chemin, épaulée cette fois par une distribution japonaise assurée par SEGA, un détail qui souligne l’importance croissante de la franchise à l’international.
Pourtant, si la structure est solide, le jeu peine à se dégager d’une impression de cadre trop rigide, manquant de personnalité et de souffle pour séduire pleinement.
Quand les moteurs rugissent… mais pas toujours
Le son est l’un des premiers éléments qui plonge le joueur dans l’univers de la course. Certains modèles, comme les LMDh ou les GT3, délivrent un vrombissement puissant et immersif, et le retour de force au volant restitue fidèlement le poids et les réactions des véhicules. Chaque changement de rapport ou contact avec un bord de piste se fait sentir dans les mains, renforçant l’immersion.
Mais tout n’est pas parfait : beaucoup de voitures ont des sons artificiels et certains impacts manquent de punch. Les collisions semblent parfois issues d’un bruitage de cuisine plutôt que d’une véritable confrontation de métal, et sur manette, le ressenti est encore plus limité. L’expérience sonore est correcte mais inégale, avec des moments de frissons gâchés par des détails maladroits.
Des circuits propres… mais sans âme
Graphiquement, le jeu offre un rendu propre et lisible, avec des modèles de voitures détaillés et des intérieurs fidèles. L’herbe est impressionnante, et la pluie influence la conduite, ajoutant une dimension réaliste à la simulation. Pourtant, les circuits manquent de personnalité : les décors sont souvent génériques et interchangeables, et les transitions jour-nuit peuvent être agressives pour les yeux.
Même avec une configuration PC solide ou une PS5, le framerate peut chuter lorsqu’il y a trop d’IA à l’écran, brisant l’immersion. Les circuits fictifs inspirés de vrais lieux, comme Lexington ou Derby, restent convaincants, mais l’ensemble manque d’âme. Le jeu est techniquement correct, mais peine à marquer par son esthétique et son atmosphère.
La physique à l’épreuve
La simulation des véhicules est ambitieuse mais parfois capricieuse. Certaines voitures, comme la Porsche 911 GT3 Cup ou les LMDh, exigent un pilotage précis et méthodique. Le contrôle de traction des hybrides est trop intrusif, et certaines réactions semblent artificielles ou trop limitées.
Sur volant, le ressenti est plus satisfaisant mais encore irrégulier : certains transferts de masse se font brusquement et les voitures peuvent sur- ou sous-virer de manière inattendue. Sur manette, la conduite devient approximative, frustrante sur les bolides puissants. Malgré tout, les réglages avancés du différentiel et de la puissance permettent de retrouver un peu de contrôle et de stabilité, donnant aux joueurs motivés les moyens de tirer le meilleur de leur véhicule.
Pilotage : entre challenge et frustration
La maniabilité varie fortement selon le véhicule. Les modèles d’entrée de gamme, comme le MX-5 Cup, offrent une expérience accessible et plaisante. Les GT3 et Hypercars demandent une attention constante, un rythme précis et des ajustements minutieux pour rester sur la piste.
Le retour de force sur volant restitue correctement les sensations, mais il manque de subtilité : certaines zones sont trop molles, d’autres trop abruptes. Sur manette, la connexion avec la piste se perd presque complètement. Les courses sont exigeantes, les batailles intenses, mais l’ensemble manque de fluidité et de naturel, donnant parfois l’impression de conduire dans un cadre rigide plutôt que de ressentir le circuit.
Une carrière et un contenu prometteurs… mais à polir
Le jeu propose un contenu riche : 70 véhicules, circuits variés, mode carrière, multijoueur classé et sponsoring dynamique. Le système de progression financière est réaliste, les courses offrent des défis, et la possibilité de mods et de contenu communautaire est un atout majeur pour la durée de vie.
Cependant, la structure manque de liant : les courses s’enchaînent mécaniquement, l’IA se comporte parfois de manière incohérente et les collisions manquent de réalisme. Les pénalités de limites de piste peuvent frustrer, et l’ensemble de la carrière donne une impression de progression fonctionnelle mais impersonnelle. La base est solide, mais il manque ce petit supplément d’âme qui transformerait le cadre en expérience véritablement immersive.






