L’actrice canadienne Catherine O’Hara est décédée à l’âge de 71 ans, a confirmé son agent à la BBC. Elle s’est éteinte vendredi à son domicile de Los Angeles, à la suite d’une brève maladie. Figure majeure de la comédie nord-américaine, elle laisse derrière elle une carrière longue de plus de cinq décennies, marquée par des rôles devenus cultes au cinéma comme à la télévision.
Révélée au grand public par le film Beetlejuice en 1988, où elle incarnait l’excentrique Delia Deetz, Catherine O’Hara a définitivement conquis le public mondial avec Maman, j’ai raté l’avion en 1990. Son cri devenu mythique appelant son fils oublié pendant les fêtes de Noël reste l’un des moments les plus mémorables de cette comédie familiale parmi les plus rentables de l’histoire. Son ancien partenaire à l’écran, Macaulay Culkin, lui a rendu hommage dans un message émouvant publié sur les réseaux sociaux, évoquant une relation marquante et un lien humain fort au-delà du tournage.
Avant Hollywood, la carrière de Catherine O’Hara s’est construite au Second City de Toronto, célèbre troupe d’improvisation qui a servi de tremplin à de nombreux talents nord-américains. Elle s’est ensuite imposée à la télévision canadienne grâce à l’émission satirique SCTV, aux côtés de figures comme Eugene Levy et John Candy. Plus tard, elle a multiplié les collaborations avec le réalisateur Christopher Guest, notamment dans Waiting for Guffman, Best in Show ou encore A Mighty Wind, confirmant son talent pour l’improvisation et la comédie de caractère.
Sa carrière a connu un second souffle spectaculaire avec la série Schitt’s Creek, diffusée entre 2015 et 2020. Son interprétation de Moira Rose lui a valu un Emmy Award, et a contribué au succès mondial de la série durant la période de confinement. Plus récemment, elle apparaissait encore dans The Last of Us et dans la comédie primée The Studio, preuve d’une longévité rare dans l’industrie.
Avec la disparition de Catherine O’Hara, le monde du cinéma et de la télévision perd une artiste complète, capable d’alterner satire, émotion et autodérision avec une aisance unique. Son héritage dépasse largement la comédie : il incarne une certaine idée du jeu d’acteur, libre, inventive et profondément humaine, qui continuera d’inspirer plusieurs générations de comédiens et de créateurs.

