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TEST : R-Type Final 2 – Le retour du mythe à coups de Wave Cannon

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

R-Type Final 2 a été testé sur PS4.

R-Type Final 2

Depuis 1987, la saga R-Type traîne derrière elle une réputation aussi prestigieuse que terrifiante. Shoot’em up de l’extrême, école de la douleur pour joueurs acharnés, la série a bâti sa légende sur une difficulté implacable, un univers biomécanique dérangeant et une mécanique de jeu devenue culte : la Force et le Wave Cannon. Après des années de silence, R-Type Final 2 débarque avec une mission claire : faire revivre ce monument sans trahir son ADN. Une tâche délicate, presque suicidaire, tant les fans attendent au tournant. Alors, renaissance héroïque ou simple hommage nostalgique ? On a enfilé la combinaison spatiale et plongé tête la première dans l’hyperespace.

Quand le son fait vibrer le cockpit

Dès les premières secondes, R-Type Final 2 installe son ambiance avec une bande-son qui joue la carte du spectaculaire. Les musiques oscillent entre nappes électroniques angoissantes et rythmes plus martiaux lors des affrontements les plus intenses. L’objectif est clair : soutenir la tension permanente propre à la licence. Et sur ce point, le contrat est globalement rempli.

Chaque niveau possède une identité sonore propre, accompagnant les changements d’environnements et les pics d’action. Les boss, véritables monstres biomécaniques sortis d’un cauchemar spatial, bénéficient d’un habillage musical plus appuyé, accentuant l’impression d’affrontement titanesque. Les effets sonores, eux, font le job avec sérieux : tirs ennemis, explosions, activation du Wave Cannon, tout claque correctement dans les haut-parleurs.

On pourra cependant reprocher un certain manque de mémorabilité. Là où les anciens épisodes imprimaient durablement leurs thèmes dans la tête des joueurs, cet épisode mise davantage sur l’efficacité que sur l’iconicité. Le résultat reste solide, mais il manque ce petit frisson musical capable de transformer un bon passage en moment culte.

Pixel nostalgia meets 3D

Visuellement, R-Type Final 2 opte pour une direction artistique en 3D HD qui divise immédiatement. Les modèles des vaisseaux sont détaillés, les ennemis biomécaniques conservent cette esthétique étrange et organique qui fait partie de l’ADN de la série, et certains boss affichent un charisme visuel indéniable.

En revanche, les décors laissent parfois un goût amer. Les arrière-plans manquent de relief et de vie, donnant une impression de vide spatial un peu trop littérale. La palette de couleurs, parfois terne, n’aide pas toujours à créer une ambiance marquante. On sent clairement que le jeu aurait gagné à pousser davantage son identité graphique plutôt que de rester dans une sobriété presque trop sage.

Malgré cela, la lisibilité à l’écran reste correcte, ce qui est crucial pour un shoot’em up aussi exigeant. Les projectiles ennemis sont visibles, les patterns restent compréhensibles, et l’action ne sombre jamais dans le chaos visuel incontrôlable. Ce n’est pas une claque graphique, mais c’est fonctionnel et cohérent avec le rythme du jeu.

L’animation au service de l’action

Sur le plan de l’animation, R-Type Final 2 s’en sort honorablement. Les déplacements du vaisseau sont fluides, les explosions généreuses, et les transformations de certains ennemis en plein combat ajoutent une touche spectaculaire bienvenue. Les boss, véritables attractions foraines de l’horreur spatiale, bénéficient de séquences animées impressionnantes qui renforcent leur présence à l’écran.

Cependant, tout n’est pas parfait. Certaines animations manquent de punch, notamment lors des transitions entre phases de jeu. Le ressenti général donne parfois l’impression que le moteur graphique peine à insuffler une vraie sensation de vitesse. Dans une licence où chaque mouvement doit transmettre l’urgence et la pression, ce léger manque de nervosité se ressent.

Cela reste néanmoins propre, stable et cohérent. Rien de catastrophique, mais pas non plus de quoi décrocher la mâchoire.

Pilotage d’élite ou paquebot spatial ?

La maniabilité est sans doute l’un des points les plus sensibles pour les vétérans de la saga. R-Type Final 2 conserve les mécaniques historiques : gestion de la Force, charge du Wave Cannon, positionnement millimétré et anticipation constante des patterns ennemis.

Dans les faits, le gameplay reste fidèle à l’esprit R-Type, mais le ressenti du vaisseau est plus lourd que dans les anciens opus. Le déplacement manque parfois de nervosité, donnant l’impression de piloter un croiseur intergalactique plutôt qu’un chasseur spatial ultra-réactif. Il est possible d’augmenter la vitesse du vaisseau, mais cette option devient rapidement indispensable pour retrouver un minimum de confort de jeu.

Le système de difficulté adaptative est une bonne idée sur le papier. Les nouveaux joueurs bénéficient d’une courbe d’apprentissage plus douce, tandis que les experts peuvent se frotter à des modes plus corsés orientés score attack. Malgré cela, le jeu conserve cette philosophie « dead and retry » chère à la série, avec des niveaux exigeants qui demandent patience, mémorisation et sang-froid.

La variété des vaisseaux disponibles apporte un vrai plus. Chacun possède ses caractéristiques propres, encourageant l’expérimentation et l’adaptation au style de jeu de chacun. La personnalisation esthétique, bien que superficielle, ajoute une touche sympathique sans dénaturer l’expérience.

Hyper difficulté, plaisir hardcore

C’est ici que R-Type Final 2 révèle sa véritable nature. Le jeu ne cherche pas à séduire le grand public. Il s’adresse avant tout aux amateurs de shoot’em up exigeants, ceux qui aiment apprendre par l’échec et recommencer jusqu’à la victoire parfaite.

La campagne, relativement courte, est pensée pour être rejouée encore et encore. La chasse au score, le déblocage de nouveaux vaisseaux et la maîtrise des niveaux constituent le cœur de l’expérience. Chaque run devient un défi personnel, chaque amélioration un petit pas vers la perfection.

Cependant, le manque de variété dans les environnements et une certaine rigidité dans le rythme peuvent freiner l’enthousiasme sur le long terme. On prend plaisir à progresser, mais on ressent parfois un manque de folie et de surprise, là où les anciens épisodes osaient davantage.

Malgré cela, la tension permanente, les affrontements mémorables contre les boss et la satisfaction immense ressentie après avoir franchi un niveau difficile rappellent pourquoi R-Type reste une référence du genre.

AVIS DE LA REDAC

R-Type Final 2 réussit l’essentiel : faire revivre une licence mythique sans la dénaturer. Le gameplay reste fidèle, la difficulté toujours redoutable, et l’univers conserve cette identité biomécanique si particulière. Pourtant, ce retour laisse un léger goût d’inachevé. Techniquement propre mais visuellement sage, musicalement efficace mais peu marquant, ce nouvel épisode donne parfois l’impression de jouer la sécurité là où on attendait une renaissance flamboyante. Il reste néanmoins un excellent terrain de jeu pour les fans hardcore et les amateurs de shoot’em up à l’ancienne. Ce n’est pas le messie du genre, mais c’est un retour respectable, solide, et suffisamment exigeant pour rappeler que R-Type, même après toutes ces années, n’a rien perdu de sa cruauté légendaire

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
78
%
Graphisme
72
%
Animation
75
%
Maniabilité
70
%
Interet
80
%
Son
78
%
Graphisme
72
%
Animation
75
%
Maniabilité
70
%
Interet
80
%
LES PLUS
  • Gameplay fidèle à l’esprit R-Type
  • Boss spectaculaires et mémorables
  • Difficulté relevée pour les puristes
  • Variété de vaisseaux jouables
  • Système de score stimulant
LES MOINS
  • Direction artistique parfois fade
  • Décors manquant de vie
  • Sensation de lourdeur du vaisseau
  • Bande-son efficace mais peu marquante
  • Manque de prise de risque global
75
%
CA PASSE BIEN

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