Bonne nouvelle pour les passionnés d’archivage vidéoludique : le fameux DLC de Super Monkey Ball: Banana Splitz, longtemps considéré comme perdu, vient d’être retrouvé et préservé. Ce contenu additionnel, lié au personnage médiatique Yukie Kawamura, était à l’origine exclusif au marché japonais lors de la sortie du jeu sur PlayStation Vita en 2012. Fait surprenant, les données du DLC sont en réalité présentes dans toutes les versions du jeu, quelle que soit la région, mais restent inaccessibles sans une console modifiée via homebrew.
À l’époque, SEGA Japon avait mis en avant une fonctionnalité originale de Banana Splitz, exploitant la caméra de la PS Vita pour générer des niveaux à partir d’objets réels. Dans ce contexte expérimental, un code promotionnel distribuait au Japon des niveaux spéciaux intégrant l’image de Yukie Kawamura en arrière-plan, avec des éléments visuels servant directement de surface de jeu. Ce contenu avait entraîné une classification CERO C (15 ans et plus) au Japon, contrairement à la classification plus basse accordée aux autres épisodes de la série Super Monkey Ball.
Depuis plusieurs mois, des membres de la communauté, dont Jon Cartwright de Good Vibes Gaming, tentaient de retrouver ces niveaux afin de les sauvegarder pour la postérité. Leur objectif était clair : éviter qu’un pan atypique de l’histoire du jeu vidéo ne disparaisse définitivement, à une époque où de nombreux DLC et contenus numériques deviennent inaccessibles avec la fermeture de serveurs et la fin des boutiques en ligne.
Cette découverte relance le débat autour de la préservation du patrimoine numérique, en particulier pour les productions portables et les contenus téléchargeables anciens. Même controversé, ce DLC fait partie de l’histoire de Super Monkey Ball et illustre les expérimentations parfois étonnantes menées par SEGA au début des années 2010. À l’heure où le rétrogaming s’organise de plus en plus autour de l’archivage et de l’émulation, ce sauvetage rappelle que chaque fragment du passé vidéoludique, aussi marginal soit-il, mérite d’être documenté et conservé.
Source : Time Extension

