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TEST : The 9th Charnel – Psychologiquement éfficace !

Knucky [Rédacteur en chef]
Enfant des pixels et de la 2D , les meilleurs années !!

Le 9th Charnel a été testé sur PS5.

The 9th Charnel

Le survival horror est un genre qui ne meurt jamais… mais qui tourne souvent en rond. Entre les héritiers de Resident Evil et les clones de silent hill, il devient rare de tomber sur un jeu qui comprend vraiment ce qui rend l’horreur mémorable : la tension mentale. The 9th Charnel fait partie de ces titres qui ne cherchent pas seulement à faire sursauter, il veut vous rendre mal à l’aise du début à la fin.

Et sur ce point, il réussit.

The 9th charnel

Dans la peau de Michael J. Jones 

L’histoire de The 9th Charnel place le joueur dans les chaussures de Michael J. Jones, un généticien envoyé avec son équipe pour enquêter sur une réserve naturelle aux mystères insoupçonnés. Ce qui débute comme une mission de recherche devient rapidement un cauchemar éveillé. Après un incident inexplicable, Michael se retrouve séparé de ses collègues, livré à lui-même dans une vallée isolée où la nature semble cacher quelque chose de profondément dérangeant.

L’écriture du scénario prend le temps d’établir une atmosphère lourde, presque étouffante, qui s’appuie autant sur l’environnement que sur les dialogues et les journaux audio retrouvés tout au long de l’aventure. Les inspirations sont claires : on pense à Silent Hill pour son ambiance oppressante, à The Evil Within pour certaines thématiques psychologiques.

The 9th Charnel 07

Le récit ne se contente pas d’effrayer ; il questionne aussi l’identité du protagoniste, ses choix et sa perception de la réalité. Chaque découverte pousse plus loin le voile d’incertitude, jusqu’à ce que la frontière entre cauchemar et lucidité devienne presque imperceptible.

Le jeu ne balance pas tout à la figure. Il laisse le joueur assembler les pièces. Et ça fonctionne.

Furtivité, survie et tension 

L’un des points les plus marquants de The 9th Charnel est sa mécanique de gameplay hybride. Le titre ne se contente pas d’être un simple jeu d’horreur narratif : il intègre des éléments de survie, de furtivité et de gestion de ressources.

The 9th Charnel 05

Dès les premières minutes, le jeu vous invite à explorer des environnements vastes mais sinueux avec ses forêts embrumées, ses installations abandonnées, et ses grottes imprévisibles. L’éclairage est minimal, les sons ambiants omniprésents, et chaque zone semble conçue pour rappeler au joueur qu’il est vulnérable.

La caméra à la première personne renforce cette immersion : on ne voit jamais loin, on entend systématiquement plus que ce qu’on voit, et même les simples bruits de pas deviennent des indices potentiels de danger. Cette approche fonctionne particulièrement bien pour maintenir une tension constante, même lorsque l’action se fait rare.

The 9th Charnel favorise largement la furtivité. Contrairement à certains survival horrors qui poussent vers l’affrontement direct, ici, l’option la plus sûre reste souvent l’évitement. Les ennemis bien qu’il s’agisse de créatures corrompues ou de fidèles d’un culte mystérieux, sont redoutables et imprévisibles. Les affrontements directs, lorsqu’ils surviennent, doivent être réfléchis : les ressources sont limitées, et l’erreur se paie cash.

The 9th Charnel 04

La gestion de l’inventaire joue donc un rôle stratégique. Chaque munition, chaque kit de soins et chaque élément de collecte peut faire la différence entre survivre et tout perdre. Ce souci de limitation de ressources n’est jamais frustrant, mais il est suffisamment présent pour renforcer la pression et l’immersion.

Un souffle bienvenu

Outre la survie et la furtivité, The 9th Charnel propose des puzzles intégrés à l’environnement, qui se fondent dans l’histoire du jeu plutôt que d’apparaître comme des obstacles artificiels. Certaines énigmes requièrent une attention aux détails, d’autres misent sur la logique environnementale ou l’analyse d’indices disséminés dans les notes et enregistrements.

The 9th Charnel 01

Ces moments de réflexion viennent casser le rythme effréné de l’angoisse pure pour offrir une petite pause, tout en renforçant le sentiment d’être impliqué dans l’enquête de Michael. Ils ajoutent de la profondeur à l’expérience, et contribuent à une progression moins linéaire qu’on ne pourrait le penser.

Une ambiance servie par l’inesthétique..

Sur le plan visuel, The 9th Charnel ne cherche pas à impressionner par une surenchère de polygones ou d’effets tape-à-l’œil. Au contraire, il n’est pas spécialement beau, mais c’est l’utilisation intelligente des ombres, des textures et de l’éclairage qui crée une atmosphère vraiment immersive.

The 9th Charnel 03

Les environnements, bien que parfois un peu similaires dans leur palette de couleurs (dominée par des tons terreux et grisâtres), restent variés et harmonieux. Les détails sonores, quant à eux, sont parmi les points forts du jeu : le vent, les craquements de bois, les murmures indistincts et la musique minimaliste contribuent à une sensation permanente de malaise.

P’tite comparaison avec le genre..

Dans l’univers des jeux d’horreur psychologique, The 9th Charnel s’inscrit dans une lignée de titres exigeants, où la peur ne naît pas seulement de l’apparition soudaine d’un monstre, mais bien d’une atmosphère globale qui pousse le joueur à douter de lui-même. Comparé à des références comme Silent Hill ou Alone in the dark, le jeu se distingue par son approche plus ouverte de l’exploration et sa volonté de mêler décision réfléchie et gameplay tactique.

The 9th Charnel n’est pas un jeu d’horreur spectaculaire. Il est pire que ça : il est dérangeant. Il installe une tension lente, constante, mentale. Ce n’est pas le jeu des jumpscares, c’est celui du malaise durable.

Les amateurs d’action pure passeront peut-être à côté. Les fans d’horreur psychologique, eux, tiennent une expérience marquante.

AVIS DE LA REDAC

The 9th Charnel est une réussite notable dans le registre du survival horror psychologique. Il n’invente pas totalement le genre, mais il le revisite avec une ambition narrative et une maîtrise de l’ambiance qui le placent parmi les titres les plus intéressants de ces dernières années. Sa capacité à mêler exploration, furtivité, énigmes et peur pure en fait une expérience cohérente et mémorable. Pour les fans du genre, c’est une mise en scène immersive qui mérite d’être vécue jusqu’à la dernière minute. Pour les joueurs plus occasionnels, l’atmosphère pesante et la tension permanente pourraient être un défi, mais c’est précisément ce qui fait la force du titre.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
92
%
Graphisme
78
%
Animation
80
%
Jouabilité
82
%
Intérêt
85
%
Son
92
%
Graphisme
78
%
Animation
80
%
Jouabilité
82
%
Intérêt
85
%
LES PLUS
  • Atmosphère immersive
  • Gameplay réfléchi
  • Histoire captivante
  • Ambiance sonore exceptionnelle
LES MOINS
  • Quelques longueurs scénaristique
  • Variété d’ennemis limitée
  • Direction artistique contrastée
83
%
OH QUE OUI !

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