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TEST : Resident Evil Requiem – Capcom franchit un nouveau palier terrifiant

Schmurz [Mascotte]
Nom : Schmurz - Origine : Vient de la planète GAMOVER - Taille : 1m40 - Poids : 40kg (80kg tout mouillé, car sa peau absorbe l'eau) - Age 30 ans gamoveriens (entre 30 et 34 années terrestres)

Resident Evil Requiem

a été testé sur PS5.

Resident Evil Requiem

Depuis ses débuts en 1996, la saga Resident Evil s’est imposée comme l’une des références du survival horror. Au fil des années, la série de Capcom a traversé plusieurs générations de consoles, marquant notamment les esprits sur Sega Saturn avec Resident Evil et Resident Evil 2, avant de poursuivre son évolution sur Dreamcast avec Resident Evil 2, Resident Evil 3 : Nemesis et surtout Resident Evil Code : Veronica, épisode particulièrement marquant pour les fans.

Avec Resident Evil Requiem, la franchise continue d’évoluer tout en conservant son ADN. Pour ce nouvel opus majeur, Capcom prend un risque intéressant : proposer deux protagonistes jouables avec des approches radicalement différentes. D’un côté Grace Ashcroft, analyste du FBI fragile et inexpérimentée. De l’autre, Leon Kennedy, vétéran emblématique de la série et véritable machine de guerre face aux zombies.

Ce choix aurait pu être dangereux. Si l’un des deux personnages avait été moins intéressant à jouer, l’équilibre du jeu aurait pu s’effondrer. Pourtant, Resident Evil Requiem réussit ce pari avec une étonnante maîtrise. Le titre parvient à alterner habilement entre tension pure et action nerveuse, créant une expérience étonnamment variée.

Au fil des neuf heures nécessaires pour boucler l’aventure principale, le jeu ne cesse de rappeler pourquoi Resident Evil reste l’une des licences les plus importantes du jeu vidéo.

Frissons dans les enceintes : l’ambiance sonore qui glace le sang

La dimension sonore de Resident Evil Requiem joue un rôle essentiel dans l’immersion. Chaque bruit de pas dans un couloir vide, chaque porte qui grince ou chaque grognement de zombie participe à créer une tension permanente. Les développeurs ont clairement travaillé le sound design pour que l’environnement lui-même devienne inquiétant.

La musique, quant à elle, intervient avec parcimonie. Plutôt que d’être omniprésente, elle surgit aux moments clés pour accentuer la pression. Les passages d’exploration restent souvent silencieux, laissant les bruitages prendre le dessus. Ce choix renforce l’impression d’isolement et de danger.

Le doublage des personnages contribue aussi beaucoup à l’atmosphère. Grace Ashcroft possède une voix tremblante qui reflète parfaitement son manque d’expérience. Ses réactions face aux horreurs qu’elle découvre paraissent naturelles et crédibles. À l’inverse, Leon Kennedy reste calme et parfois même sarcastique face au danger, renforçant le contraste entre les deux protagonistes.

Plein les yeux : une claque visuelle signée RE Engine

Dès les premières minutes, Resident Evil Requiem impressionne par sa qualité visuelle. Le moteur RE Engine, déjà utilisé dans plusieurs titres récents de Capcom, atteint ici un niveau de maîtrise remarquable.

Les environnements sont extrêmement détaillés. Les textures, les éclairages et les effets d’ombre donnent vie à chaque décor. Qu’il s’agisse de couloirs abandonnés, de bâtiments délabrés ou de zones urbaines ravagées, chaque lieu possède une identité visuelle forte.

Sur PlayStation 5, le jeu tourne avec une grande fluidité. Les transitions entre les zones sont rapides et les temps de chargement se font très discrets. Cette stabilité technique permet d’apprécier pleinement le travail artistique réalisé par les équipes de Capcom.

Il arrive même souvent de ralentir volontairement sa progression simplement pour observer les détails du décor. Un tableau renversé, une lumière qui traverse une fenêtre brisée, un zombie immobile dans un coin sombre… chaque élément contribue à renforcer l’atmosphère.

Zombies en mouvement : des animations impressionnantes

L’un des aspects les plus réussis de Resident Evil Requiem concerne les animations. Les personnages se déplacent avec une fluidité impressionnante et réagissent de manière crédible aux situations dangereuses.

Les gestes de Grace Ashcroft traduisent parfaitement sa peur. Sa main tremble lorsqu’elle vise, ses mouvements sont plus hésitants et sa posture reflète constamment son stress. Ce souci du détail renforce énormément l’immersion.

De son côté, Leon Kennedy affiche une gestuelle beaucoup plus assurée. Ses esquives, ses coups de mêlée et ses mouvements de combat rappellent son expérience accumulée au fil des précédents épisodes de la série.

Les zombies eux-mêmes bénéficient d’un traitement particulier. Certains continuent à reproduire des gestes de leur ancienne vie : murmurer, chanter ou effectuer des mouvements répétitifs. Cette approche donne aux ennemis une dimension à la fois étrange et dérangeante.

Deux héros, deux styles : une maniabilité à double visage

Le cœur de Resident Evil Requiem repose sur l’alternance entre ses deux protagonistes.

Lorsque l’on incarne Grace Ashcroft, le jeu redevient un véritable survival horror. Les munitions sont rares, les affrontements dangereux et chaque décision doit être réfléchie. Grace ne possède ni parade ni véritable attaque de mêlée efficace. Face à un zombie, la fuite ou la discrétion deviennent souvent les meilleures options.

Pour survivre, elle doit utiliser des ressources comme le Hemolytic Injector, un objet spécial capable d’éliminer un ennemi par surprise. Ce système oblige le joueur à observer attentivement son environnement et à adopter une approche prudente.

Avec Leon Kennedy, l’expérience change complètement. Le jeu se transforme alors en une aventure beaucoup plus orientée action. Leon dispose d’un arsenal plus important, peut parer les attaques ennemies et infliger de puissants coups de mêlée.

Au fil de la progression, il débloque même une boutique portable lui permettant d’acheter armes, munitions et améliorations. Ce système encourage à affronter les ennemis plutôt qu’à les éviter, créant un contraste intéressant avec les sections jouées avec Grace.

Les morts-vivants font leur grand retour

Les zombies de Resident Evil Requiem rappellent fortement ceux des premiers épisodes de la série. Leur lenteur apparente cache pourtant un danger constant.

Le jeu réintroduit également une mécanique inspirée des Crimson Heads du premier Resident Evil. Si l’on ne détruit pas correctement un zombie, celui-ci peut revenir plus tard sous une forme plus rapide et plus dangereuse appelée Blister Head.

Cette menace supplémentaire renforce la tension, en particulier lorsque l’on joue avec Grace Ashcroft. Un ennemi laissé derrière soi peut potentiellement devenir un problème bien plus grave quelques minutes plus tard.

Ce système pousse le joueur à réfléchir à chaque confrontation, rendant l’exploration encore plus stressante.

Une histoire solide entre horreur et action

Le scénario de Resident Evil Requiem trouve un équilibre intéressant entre réalisme et spectacle. Contrairement à certains épisodes plus extravagants de la série, l’histoire reste relativement crédible tout en conservant les moments spectaculaires qui font la réputation de la licence.

La performance de Grace Ashcroft est particulièrement remarquable. Son interprétation apporte une vraie dimension humaine au récit. Sa peur, ses hésitations et ses réactions rendent le personnage très attachant.

Leon Kennedy, de son côté, incarne toujours le héros expérimenté que les fans connaissent bien. Son attitude plus détendue face au danger offre parfois des moments plus légers qui contrastent avec l’horreur environnante.

Cette alternance entre tension dramatique et scènes d’action contribue à maintenir un rythme efficace tout au long de l’aventure.

AVIS DE LA REDAC

Avec Resident Evil Requiem, Capcom démontre une nouvelle fois sa maîtrise du survival horror moderne. Le jeu réussit le pari risqué d’alterner entre deux styles de gameplay très différents sans jamais casser le rythme de l’aventure. L’alternance entre l’horreur oppressante vécue par Grace Ashcroft et l’action maîtrisée de Leon Kennedy apporte une variété bienvenue à l’expérience. Ajoutez à cela une réalisation technique impressionnante et une ambiance sonore particulièrement réussie, et vous obtenez un épisode solide qui s’inscrit dignement dans l’histoire de la saga. Après avoir marqué les joueurs sur Sega Saturn et Dreamcast, la série Resident Evil prouve une fois de plus qu’elle sait évoluer avec son époque tout en restant fidèle à ses racines. Un titre à ne pas manquer pour les amateurs de frissons et d’action.

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
92
%
Graphisme
95
%
Animation
94
%
Maniabilité
93
%
Interet
96
%
Son
92
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Graphisme
95
%
Animation
94
%
Maniabilité
93
%
Interet
96
%
LES PLUS
  • Double gameplay avec deux personnages très différents
  • Ambiance sonore immersive
  • Graphismes impressionnants grâce au RE Engine
  • Animations extrêmement fluides
  • Zombies plus inquiétants que jamais
LES MOINS
  • Alternance entre les personnages parfois déroutante au début
  • Durée de vie d’environ neuf heures seulement
  • Certaines phases avec Grace peuvent frustrer les joueurs peu patients
94
%
MEGAHIT DE LA REDAC

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