Sorti en 2025 quelques jours avant Noël, Avatar: de Feu et de Cendres signe une trajectoire moins dominante que les précédents volets de la saga portée par James Cameron. Avec une ouverture estimée à 89,1 millions de dollars, le long-métrage avait pourtant démarré sur des bases solides, confirmant l’attrait intact de la franchise lors de ses premiers jours d’exploitation.
Mais très vite, la dynamique s’est essoufflée. Le film atteint environ 404,3 millions de dollars aux États-Unis et 1,08 milliard à l’international, pour un total mondial de 1,48 milliard de dollars. Un score qui reste massif dans l’absolu, mais qui marque un changement symbolique important : pour la première fois, un film Avatar ne franchit pas le seuil des 2 milliards de dollars.
Ce recul s’inscrit dans une tendance déjà amorcée avec Avatar: La Voie de l’eau, qui, malgré un succès colossal, affichait déjà une baisse relative par rapport au premier film de 2009. Dans le cas de de Feu et de Cendres, plusieurs analystes pointent une forme de fatigue narrative et un effet de répétition dans la structure, moins porteur sur la durée en salles.
Autre élément notable, la sortie internationale du film semble s’être refermée rapidement sur certains marchés, avec une exploitation écourtée dans plusieurs territoires. Ce rythme plus court contribue à accentuer l’impression d’un cycle moins puissant qu’auparavant, même si le film reste l’un des plus gros succès de l’année.
Dans ce contexte, la franchise Avatar conserve un poids considérable dans l’industrie mondiale, mais de Feu et de Cendres agit comme un signal faible : celui d’un public toujours présent, mais peut-être moins captif face à un modèle de blockbuster qui doit désormais composer avec des attentes plus fragmentées.

