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TEST : Deliver at all cost – Death Stranding mais avec du fun !

RINCEVENT [Rédacteur]
Créature 100% pur beurre a la plume parfois maladroite mais toujours sincère et dont la traversée des années 80/90 en compagnie de Sega et Dorothée n'est pas sans conséquences... On a la culture qu'on mérite !!

Deliver At All Costs a été testé sur Xbox Series X à partir d’une version commerciale. Screenshots issus de cette même version.

Si pour beaucoup Konami est synonyme de grands noms comme Silent Hill, Metal Gear ou Contra, il n’est pas rare non plus de voir la firme japonaise apposer son nom sur des productions plus confidentielles mais parfois tout aussi (voire plus) intéressantes. Retour donc en mai 2025, date de sortie de Deliver at all costs, premier jeu du studio Far Out Game.

Un bon scénario, c’est comme un bon colis : faut que ce soit bien ficelé

C’est vrai que sur le papier, Deliver at all costs n’est pas près de renverser la table. L’histoire se passe en 1959. On incarne Winston Green, employé d’une entreprise de livraison de colis et vivant sur l’île fictive de Sainte-Monique. Et en plus, il est roux… Si ça, ce n’est pas se tirer une balle dans le pied d’entrée de jeu 🙂 Mais croire qu’il ne s’agit que d’un jeu inspiré d’une mission secondaire quelconque de GTA serait une grave erreur !

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Winston Green est surtout un ancien ingénieur dont les démêlés avec AEC (commission de l’énergie atomique américaine) exigent qu’il se fasse discret. Malheureusement pour lui (et tant mieux pour nous), tout ne va pas se passer comme il souhaiterait. Sans en dévoiler l’intrigue, le scénario du jeu est surprenant aussi bien dans le fond que dans la forme. Se déroulant à la manière d’un polar, personnages mystérieux et révélations chocs inclus, l’histoire va prendre une tournure assez dingue et totalement inattendue.

La partie sonore achèvera de pleinement vous immerger dans cette ambiance typique du début des années 60, grâce à mélange coloré entre jazz et rockabilly.

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Et si les cut scenes mettent malheureusement en valeur les limites du parti pris graphique pour tout ce qui concerne la modélisation des personnages, leur mise en scène donne un côté bande dessinée finalement sympathique. Porté par un doublage vocal (en anglais sous-titré) qui pousse la caricature au maximum sans jamais tomber dans le grotesque, l’aspect narratif de Deliver at all costs a été suffisamment peaufiné pour maintenir notre attention tout au long de la douzaine d’heures sur lesquelles s’étend l’intrigue principale.

Mais aussi bien menée soit l’intrigue, tout le sel de cette première production du studio suédois Far Out Games se trouve de loin dans sa proposition de gameplay.

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Symphony of Destruction

Comme le montrent les images qui illustrent ce test, Deliver at all costs se présente comme un jeu d’action-aventure en vue 3D isométrique. Principalement axé sur la conduite de véhicules, vous aurez régulièrement l’occasion de vous promener à pied, notamment pour l’exploration des bâtiments.

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Et autant enfoncer tout de suite les portes ouvertes : Non, un jeu de conduite en monde ouvert avec des phases pédestres ne veut pas forcément dire un GTA-like !! Avis aux adorateurs de la saga de Rockstar, passez votre chemin, Deliver at all costs n’essaye pas un seul instant de s’en approcher (NDR : sauf pour ce qui est des dialogues sous-titrés pendant les phases de conduite Et c’est tant mieux !!

Et petite précision, contrairement à la référence incluse dans le titre de cet article et mise à part le point commun d’incarner un livreur, Deliver at all costs n’a aucune accointance avec le clivant Death Stranding. Et là encore, c’est tant mieux (carrément même !)

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Ici, tout le sel du gameplay se concentre d’une part sur la variété des missions. En effet rien de plus facile pour un jeu de livraison que de sombrer dans une succession de quêtes Fedex inintéressantes et sans enjeu. Mais contrairement aux cadors de l’open world qui inondent leur carte de multiples missions toutes plus nulles les unes que les autres, Deliver at all costs redouble d’efforts pour que la plus banale des livraisons ne se passe jamais comme prévu.

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Un colis à envoyer à un centre scientifique ? Facile ! sauf si ledit centre se trouve au sommet d’un volcan en éruption. Un paquet à livrer en urgence ? Facile ! Sauf que ledit paquet est aux mains de votre principal concurrent. Une statue à livrer pour décorer un jardin public ? Facile ! Sauf que vous voilà attaqué de toutes parts par un escadron de mouettes chieuses plus agressives les unes que les autres.

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Aucune mission ne se ressemble et la lassitude restera à la porte tout au long du jeu. De plus, le challenge basé sur le temps est bien présent. Aussi chacune des livraisons accomplies peut se rejouer individuellement afin de parfaire ses trajets, améliorer ses chronos et potentiellement débloquer de nouvelles options pour votre véhicule. Et vous allez surtout très rapidement découvrir que suivre la route n’est pas la meilleure option.

Car l’argument numéro un de ce Deliver at all costs est sans nul doute son moteur physique. Les sensations de conduite, totalement surréalistes mais à la prise en main immédiate, sont totalement incompatibles avec les tracés très sinueux et bondés de circulation. Mais il est tout à fait possible de couper un virage, même si cela vous oblige à passer à travers une maison, puisque tous les bâtiments (ou presque) sont destructibles !! Plus que des mots, les deux images ci-dessous vous en donnent un très bon aperçu.

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Bien sûr, considérer votre monture comme un boulet de destruction ne sera pas sans conséquences. Allez comprendre pourquoi, mais les piétons sont assez susceptibles quant au fait de leur rouler dessus et n’hésiteront pas à vous sortir de votre véhicule pour vous rouer de coups ou encore s’accrocher à votre pare-chocs arrière et se laisser trainer dans l’espoir de se faire repérer par les autorités locales. Des autorités, d’ailleurs, plutôt tolérantes mais très acharnées à remplir leur devoir une fois qu’elles rentrent dans la danse.

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Enfin un dernier petit mot sur le plan technique qui souffle le chaud et le moins chaud. Visuellement, Deliver at all costs tient plutôt bien la route et offre même son lot d’effets pyrotechniques et de fumées assez convaincants On regrettera quand même l’absence de météo dynamique ou d’un cycle jour/nuit qui siérait parfaitement à l’ambiance générale. De plus il n’est malheureusement pas possible de librement diriger la caméra. Seules deux positions vous seront proposées, entraînant quelques problèmes de lisibilité de l’action. Rien de rédhibitoire, mais on aimerait plus de confort de ce côté.

AVIS DE LA REDAC

Le bon p'tit jeu sympa !! Voilà qui qualifie le mieux ce Deliver at all costs. Perfectible sur bien des points, le jeu a suffisamment de charmes dans sa proposition pour accrocher le joueur tout au long de son périple. Un premier essai qui donne un bon aperçu de ce dont est capable le studio même avec des moyens limités. Et ce test est aussi mon dernier écrit au sein de la rédaction de Mégaforce. Ce fut un plaisir de partager avec vous pendant ces quelques années mes (més)aventures vidéoludiques Dans la perspective de se revoir et comme le dirait Valery Giscard D'Estaing : Au revoir !!

CONCLUSION DU SCHMURZ

Son
80
%
Graphisme
70
%
Animation
70
%
Maniabilité
65
%
Intérêt
85
%
Son
80
%
Graphisme
70
%
Animation
70
%
Maniabilité
65
%
Intérêt
85
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LES PLUS
  • On peut tout péter !!!!
  • Les effets pyrotechniques
  • Un scénario WTF mais bien ficelé
  • Les doublages d'excellente facture même si pas de VF
  • L'ambiance rétro
LES MOINS
  • Impossible de bouger la caméra librement
  • Les phases à pieds, sympas mais pas indispensables
  • la modélisations des personnages disons...particulière
74
%
CA PASSE BIEN

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