La série d’animation ‘Maul’ est disponible sur la plateforme Disney+
LE RERERETOUR DE MAUL
« Il y a bien longtemps, dans une galaxie lointaine » bla bla bla… vous connaissez le topo. En cette même période, toute nouvelle sortie concernant l’univers de ‘La Guerre des Etoiles’ faisait la une des médias culturels. Une époque de toute évidence révolue. Désormais, c’est dans une relative indifférence que sortent séries et films de la autrefois plus grande licence cinématographique. ‘Mando & Grogu‘ sort en fin de mois en salle et c’est un total non-événement. Incroyable quand on y pense deux minutes… Star Wars est tombé tellement bas…
Bref.
Voici venir la nouvelle série d’animation des studios Lucasfilm se déroulant dans l’univers de Space-Opera créé par George Lucas. On y suit les mésaventures de Maul et elle a pour but de combler le trou narratif de son parcours entre la fin de ‘Clone Wars’ et son apparition dans ‘Rebels’.
En parallèle à cela, on découvre de nouveaux personnages, créés pour l’occasion : le policier Lawson, son partenaire droïde « Two-Boots » et son fils Rylee, de paisibles citoyens de la planète Janix qui se feront embarquer dans les intrigues du Seigneur de l’ombre. Mais ce n’est pas tout car c’est aussi avec la padawan Devon Izara et son maître Eeko-Dio Daki que nous ferons connaissance au cours des 10 épisodes constituant cette première saison.
Les deux groupuscules (Maul et ses derniers partisans d’un côté, les Jedis et les Lawson de l’autre) finiront par attirer l’attention de l’Empire sur leur planète jusque-là épargnée de son imposante présence. Mais dès les signaux d’alerte détectés, un croiseur interstellaire se pointe en orbite avec à son bord de quoi traquer quiconque est adepte de la Force. Qu’ils soient Jedi ou un ancien Sith déchu. Devant la menace, ils devront s’unir pour pouvoir espérer s’en sortir…
Le ton se veut sombre, inquisiteur, impérial (ha ha). On est loin – à des années-lumière même – d’un dessin animé sur les ewoks (et oui, il existe). Il y a des morts, des trahisons, des alliances contre-nature et des compromis difficiles.
Cette nature profonde peu encline à l’espoir n’empêche en rien une nouvelle étape dans l’évolution visuelle du studio qui l’air de rien à désormais de la bouteille depuis le ‘film’ d’ouverture de « The Clone Wars » en 2008. Le style tend une fois de plus vers le réalisme tout en sachant garder une forme presque d’expressionnisme dans certains arrière-plans : presque flou, sans détail, comme une peinture grossière et pataude… mais en vérité parfaitement maîtrisée.
COUPÉE EN DEUX…
Sur les 10 épisodes que dure cette première saison (c’est acté officiellement qu’il y en aura une deuxième), l’action commence véritablement à partir du sixième. Les cinq premiers mettent avec de trop grosses longueurs l’univers et les personnages. Cependant dès le début de l’épisode en question, le rythme va grimper en flèche et devenir tambour battant jusqu’au final assez dantesque il faut bien le dire, avec une guest-star qui en impose.
Petite parenthèse pour les fans du film Solo – et on sait qu’ils sont nombreux (ironie) – on revoit au cours du récit le dénommé Dryden Vos de la faction criminelle dite de « L’Aube Écarlate », interprété par Paul Bettany dans le film qui a crashé Star Wars au cinéma. Reliant de fait cette série animée au caméo de Maul à la fin de ce métrage de bien meilleure qualité que ce qu’on veut bien en dire.
Un mot sur la jeune Jedi Devon qui de fait va clairement devenir un personnage miroir à Ahsoka Tano. La Twi’Lek à la peau rose débute doucement son parcours sur le côté obscur de la Force et c’est amené de manière plutôt fine, ou du moins de manière logique et sensée, pas comme les revirements quasiment à la seconde que l’on a pu voir dans d’autres œuvres Star Wars de ces dernières années (Oui, The Acolyte, c’est à toi que l’on pense… à regret !).
Et même si le personnage original provient d’un autre temps et d’une toute autre histoire, on prend les paris que la jeune apprentie du seigneur Noir pourrait bien devenir la Dark Talon de ce nouveau canon starwarsien…
Seul l’avenir nous le dira…




